• [^] # Re: Ca se discute, pourvu qu'on veuille bien en discuter...

    Posté par . En réponse au journal Chanteur en paradis fiscal et jeunes chercheurs en quête d'emploi. Évalué à 2.

    Je suis parfaitement d'accord et je ne dis pas le contraire. Ce que je dis c'est pourquoi la Sorbonne serait à privilégier par rapport à la fac du Mans ? Je ne parle pas ici des étudiants. Dans les cartons, ce qui se dessine, c'est d'avoir des "bonnes" fac et des moins bonnes pour justifier une subvention différente. Le problème est que la fac du Mans n'a aucune chance face à la Sorbonne car c'est la "Sorbonne", point. C'est cela que je récuse.


    Reste à voir si ce sera effectivement la Sorbonne si le Mans est plus performante.

    Il y a eu ce genre de "prime au mérite" cette année en Allemagne, et certaines des universités les plus connues n'ont pas fait partie des lauréats. Et la réflexion du journaliste avait justement été "c'est un peu comme si la Sorbonne n'était pas retenue"...

    Ensuite, on est d'accord, l'Allemagne n'est pas la France.

    Attention, on n'est pas dans un entretien d'embauche là ! La méthode doit être scientifique. Ce que tu propose là est invraisemblable.

    Faut voir... Certains concours (les petites Mines par exemple) ont un entretient avec une note en sortie qui compte comme un autre oral.
    Inversement, il faudra me montrer l'aspect "scientifique" de l'oral de français que l'on passe en première...

    Autre exemple, l'école centrale de Nantes n'avait pas spécialement bonne réputation lorsque c'était une ENSI. Tout a changé le jour ou elle est devenu école centrale, avec les mêmes prof !

    Oui enfin cela n'a pas été aussi instantané. Sa quote était déjà en hausse avant, et elle est restée 2-3 ans comme "école centrale en probation".
    Maintenant cela a été assez cours, mais ce n'est pas le seul domaine ou l'on voit une part d'irrationnel.

    Oui, enfin, on leur fait généralement signer une lettre de démission alors qu'on pourrait les virer ! Soignons honnéte, leur faire signer une lettre de démission arrange surtout l'école.

    Pas pour les personnes qui étaient dans ma classe : les seuls papiers administratifs qu'ils ont eu concernaient leur équivalence, ce qui étrangement les intéressait plus que de redoubler leur première année en DEUG.

    Tu ne connais rien de mon parcours...

    D'ou le "presque" et le smiley...
    Mais tes propos me rapellent ceux d'un certain ministre de l'EN, dont l'aversion datait de son échec au concours de Polytechnique.

    Et toi, un DESS, c'est une formation à bac + 5, si ce n'est pas long.

    Je la refais :
    L'une des particulatité est qu'il sanctionne le programme d'une formation longue, sur plusieurs années, pas d'un niveau BAC+5.
    Ce n'est pas le BAC+5 qui compte. Le DESS est une formation en un an, que tu peut faire après un BAC+4 (ce n'est plus tout à fait vrai avec le LMD, mais vu que tu parles de DESS...)

    Tu crois que le programme n'est pas global depuis le début.

    Oui. Ou en tout cas, cela n'a rien de comparable avec ce qui se fait en école d'ingénieurs.

    A la fac, les programmes ont aussi une certaine cohérence, il y a clairement des manques, en partie malheureusement à cause du manque de moyen.

    Le fait que tu puisses faire un même DESS en provenant de différentes maitrises et/ou universités est un sacré grain de sable dans cette relative cohérence, tout de même.

    Rien ne justifie qu'une petite école d'ingénieur délivre le diplome d'ingénieur et non les "bons" DESS. Je connais des IUP qui sont de bien meilleur ingénieur que des vrais.

    Sauf si le facteur déterminant n'est pas seulement le niveau intellectuel en sortie mais le respect d'un "cahier des charges" pédagogique. Les petites écoles d'ingénieurs le respecte, les UT comme Compiègne également, les IUP ne le font pas, pas plus que les DESS.
    C'est le même principe qui fait que les classes préparatoires ne décervent pas de DEUG, ou qoue les écoles d'ingénieurs ne peuvent délivrer de Doctorat.

    Cela dépends des classements. Comme tu l'as dis, il y en a plein.

    Oui, mais ceux qui parlent de "Groupes A, B ou C" se limitent en général aux écoles d'ingénieurs.
    On vois l'ENS apparaitre dans les classements en fonction du niveau d'entrée, mais pas dans ceux reposant sur le diplôme en sortie, justement parce que celui des ENS n'est pas comparable.

    Oui, ce qui en pratique signifie qu'a bac + 2, il était très fort scolairement pour réussir des examens. Attention, je ne dis pas que ce sont des manchots, ils ont toutes les chances de bien s'en sortir ensuite à des postes clefs.

    Je connais un X qui ne fout rien par exemple et un collègue qui a un DUT lambda et qui abat 10 fois plus de boulot que lui. A qui ai-je le plus de respect ?

    Si cela peut te rassurer, même dans les écoles d'ingénieurs, une bonne partie des X sont considérés comme des "cas sociaux". Il y en a de très bons, mais il faut croire que l'année militaire fait des dégats. ;)

    Il faut arréter de donner trop d'importance aux études et à l'endroit ou on les a faites. C'est cela que j'aime dans le monde du libre, la méritocratie ou l'opinion que l'on se fait sur une personne est faites sur ce qu'elle a fait en pratique.

    Oui enfin on change complètement de sujet là.
    Encore que non : le problème de l'université c'est qu'elle refuse catégoriquement la méritocracie avant l'entrée en master...