Lorsqu'on veut se donner les moyens on se les donne et on les a !
C'est gentiment naïf tant que ça reste des mots. Qu'est-ce qu'on fait quand on est aculé, qu'on n'a pas les moyens de se donner les moyens, mais qu'on le veut quand même dur comme fer ?
C'est bien facile de considérer que le gars qui décide, au dessus, ne fait preuve _que_ de mauvaise volonté. C'est un peu plus productif de se pencher aussi sur le même problème que le sien, et suivre _aussi_ son raisonnement avant de l'enfoncer.
Le but n'est pas telle ou telle idéologie. Le but, c'est que ça marche, que la recherche en France soit dans un meilleur état, avec plus de moyens, non ? L'Etat est la seule solution ? La recherche n'a pas a se réformer aussi ? Les postulants n'ont pas à proposer une alternative ?
Le fait est qu'aujourd'hui la recherche sert de variable d'ajustement au budget de l'état.
Je ne dis pas le contraire. Mais l'Etat doit bien trancher à un moment donné, et décider que tel ou tel secteur sert de variable d'ajustement. Ça n'est jamais drôle, et ça ne fait jamais des heureux, ça se saurait sinon.
Quelle autre variable d'ajustement utiliser sinon ? l'éducation ? la justice ? la santé ? la défense ? l'agriculture ? les transports ? les télécoms ? l'énergie ?
La situation budgétaire de la France est _catastrophique_ et sauf réduction titanesque de la dette extérieure, ce n'est pas parti pour s'arranger ; ça n'a rien d'étonnant que ce soit difficile pour plusieurs secteurs d'avoir les fonds nécessaires pour un fonctionnement décent.
Celà a aussi une conséquence directe sur le soutien des industrie française à la recherche. Meme les entreprises qui auraient les moyens de faire de la recherche fondamentale dans l' espoir d'en tirer des bénefices à 30 ans ne le font pas.
Oui, mais pas seulement parce que l'Etat ne veut pas s'investir plus pour l'instant. Aussi parce les objectifs des entreprises ne sont plus forcément indexés sur leur rôle ou sur le long terme, selon la composition de leur actionnariat.
Il y a une différence majeure
Je n'ai pas dit le contraire. Si on compare, c'est pour voir les différences, non ?
on est face à quelqu'un qui à réussis et qui s'éxile car il refuse des payer les impot qui permettrons à d'autre de réussir.
L'impôt n'est pas la seule contribution possible à la santé financière d'un pays. "Nos emplettes sont nos emplois", quelqu'un ? En outre, pourquoi ne pas demander directement à Johnny d'investir dans la recherche, hé ?
Je ne nie absolument pas l'importance du rôle de l'Etat comme organisateur et donneur d'ordre pour des éléments d'intérêt général, par contre, il ne me semble ni nécessaire, ni sain, qu'il soit seul dans ce rôle.
Dans le second cas on est façe à des gens pour qui après avoir travailler 3 ans pour le compte du pays se font prier de partir car il n'y a pas les moyens des garder.
Comparativement à d'autres secteurs. Ok.
Mais, question naïve peut être, avoir un diplôme ou une expérience professionnelle donne-t-il droit (dans le sens "obligation à fournir de la part des employeurs potentiels, nécessité de l'obtention") à avoir un emploi en rapport, nécessairement ?
Pour appuyer dans ce sens si tu regarde les recrutement dans la recherche publique il y a plus de recrutement de directeur de recherche que comme chercheur. Bref on recrute des encadrants pour exploiter diriger des précaires.
Ca n'a rien de spécifique au public malheureusement.
Dans le privé, plus particulièrement dans l'informatique... si on veut rester technicien/ingénieur sans évoluer vers de la gestion, autant aller tout de suite à l'étranger. Ca ressemble de plus en plus à l'évolution de la filière textile. Ca n'est pas forcément irréversible, mais c'est la nette tendance en ce moment (et sauf à avoir des rentrées d'argent significatives, ce n'est vraiment, vraiment pas évident de lutter contre).
L'avantage du public par rapport au privé à cet égard, c'est que son inertie lui permet davantage de préserver sa structure de ces fluctuations ; seulement si ça dure, ça finit forcément par bouger.
(side note rapport au moinssage ; c'est bien gentil de moinsser, ce serait plus intelligent de _discuter_ - et non anathémer ; j'apporte une discussion, qui n'est pas inutile puisqu'elle engendre des réponses pertinentes ; mais bon... je suis sans doute au mauvais endroit)
[^] # Re: Ca se discute, pourvu qu'on veuille bien en discuter...
Posté par romain . En réponse au journal Chanteur en paradis fiscal et jeunes chercheurs en quête d'emploi. Évalué à 3.
C'est bien facile de considérer que le gars qui décide, au dessus, ne fait preuve _que_ de mauvaise volonté. C'est un peu plus productif de se pencher aussi sur le même problème que le sien, et suivre _aussi_ son raisonnement avant de l'enfoncer.
Le but n'est pas telle ou telle idéologie. Le but, c'est que ça marche, que la recherche en France soit dans un meilleur état, avec plus de moyens, non ? L'Etat est la seule solution ? La recherche n'a pas a se réformer aussi ? Les postulants n'ont pas à proposer une alternative ?
Je ne dis pas le contraire. Mais l'Etat doit bien trancher à un moment donné, et décider que tel ou tel secteur sert de variable d'ajustement. Ça n'est jamais drôle, et ça ne fait jamais des heureux, ça se saurait sinon.
Quelle autre variable d'ajustement utiliser sinon ? l'éducation ? la justice ? la santé ? la défense ? l'agriculture ? les transports ? les télécoms ? l'énergie ?
La situation budgétaire de la France est _catastrophique_ et sauf réduction titanesque de la dette extérieure, ce n'est pas parti pour s'arranger ; ça n'a rien d'étonnant que ce soit difficile pour plusieurs secteurs d'avoir les fonds nécessaires pour un fonctionnement décent.
Oui, mais pas seulement parce que l'Etat ne veut pas s'investir plus pour l'instant. Aussi parce les objectifs des entreprises ne sont plus forcément indexés sur leur rôle ou sur le long terme, selon la composition de leur actionnariat.
Je n'ai pas dit le contraire. Si on compare, c'est pour voir les différences, non ?
L'impôt n'est pas la seule contribution possible à la santé financière d'un pays. "Nos emplettes sont nos emplois", quelqu'un ? En outre, pourquoi ne pas demander directement à Johnny d'investir dans la recherche, hé ?
Je ne nie absolument pas l'importance du rôle de l'Etat comme organisateur et donneur d'ordre pour des éléments d'intérêt général, par contre, il ne me semble ni nécessaire, ni sain, qu'il soit seul dans ce rôle.
Comparativement à d'autres secteurs. Ok.
Mais, question naïve peut être, avoir un diplôme ou une expérience professionnelle donne-t-il droit (dans le sens "obligation à fournir de la part des employeurs potentiels, nécessité de l'obtention") à avoir un emploi en rapport, nécessairement ?
Ca n'a rien de spécifique au public malheureusement.
Dans le privé, plus particulièrement dans l'informatique... si on veut rester technicien/ingénieur sans évoluer vers de la gestion, autant aller tout de suite à l'étranger. Ca ressemble de plus en plus à l'évolution de la filière textile. Ca n'est pas forcément irréversible, mais c'est la nette tendance en ce moment (et sauf à avoir des rentrées d'argent significatives, ce n'est vraiment, vraiment pas évident de lutter contre).
L'avantage du public par rapport au privé à cet égard, c'est que son inertie lui permet davantage de préserver sa structure de ces fluctuations ; seulement si ça dure, ça finit forcément par bouger.
(side note rapport au moinssage ; c'est bien gentil de moinsser, ce serait plus intelligent de _discuter_ - et non anathémer ; j'apporte une discussion, qui n'est pas inutile puisqu'elle engendre des réponses pertinentes ; mais bon... je suis sans doute au mauvais endroit)