Les jeunes chercheurs s'expatrient pour trouver un travail, que l'inertie culturelle, structurelle et politique ne leur permet pas d'obtenir ou de créer en France.
Mouais. Bof. Sont-ce les seuls facteurs possible pour expliquer l'immobilisme ? Il y en a au moins un, non négligeable, qui n'est pas cité, c'est l'argent : avec toute la bonne volonté du monde, et même la meilleure idée, si on n'a pas les moyens d'embaucher, on ne peut pas embaucher. Lapalissade.
Pour les autres, l'expérience professionnelle que constitue le doctorat, soulignée par une directive européenne et la loi sur la recherche, n'est prise en compte ni dans les fonctions publiques ni dans le secteur privé.
Ce qui (re)pose la question, doit-on être rémunéré (dans le cadre d'un contrat de travail) pour ce que l'on est, ou pour ce que l'on fait et apporte à la relation contractuelle ?
Dans une logique de résultat, on se fiche des compétences, on veut du résultat. Dans une logique de moyens, on fait l'inverse.
Dans le vrai monde, c'est un mix des deux, et il est tout de même assez cocasse de voir des gens râler sous prétexte que la réalité (constituée de milliers de cas particuliers) ne se plie pas à la loi.
Non, M. Fillon ! L'expatriation des jeunes chercheurs et l'exil fiscal de Johnny Hallyday ne relèvent pas de la même logique.
Et bien... peut être pas de la même, mais de deux logiques qui peuvent être mises en parallèles : dans les deux cas, un individu s'expatrie afin de trouver un lieu où il pourra tirer un plus grand bénéfice financier de son capital, que ce dernier monétaire (imposition plus légère) ou intellectuel (plus d'emplois, mieux payé).
Enfin, là où voulait peut être en venir Fillon, l'éternel argument des anti ISF (qui n'est pas aberrant) : peut être qu'en laissant tomber l'ISF, qui ne rapporte pas grand chose, et qui mobilise peut être des moyens qui le rend non rentable, on inciterait davantage des grandes fortunes à rester en France, et par voie indirecte redynamiser l'économie à leur échelle, où elles se trouvent. Bref, arrêter de toujours tout rapporter à l'Etat centralisateur.
# Ca se discute, pourvu qu'on veuille bien en discuter...
Posté par romain . En réponse au journal Chanteur en paradis fiscal et jeunes chercheurs en quête d'emploi. Évalué à -1.
Mouais. Bof. Sont-ce les seuls facteurs possible pour expliquer l'immobilisme ? Il y en a au moins un, non négligeable, qui n'est pas cité, c'est l'argent : avec toute la bonne volonté du monde, et même la meilleure idée, si on n'a pas les moyens d'embaucher, on ne peut pas embaucher. Lapalissade.
Ce qui (re)pose la question, doit-on être rémunéré (dans le cadre d'un contrat de travail) pour ce que l'on est, ou pour ce que l'on fait et apporte à la relation contractuelle ?
Dans une logique de résultat, on se fiche des compétences, on veut du résultat. Dans une logique de moyens, on fait l'inverse.
Dans le vrai monde, c'est un mix des deux, et il est tout de même assez cocasse de voir des gens râler sous prétexte que la réalité (constituée de milliers de cas particuliers) ne se plie pas à la loi.
Et bien... peut être pas de la même, mais de deux logiques qui peuvent être mises en parallèles : dans les deux cas, un individu s'expatrie afin de trouver un lieu où il pourra tirer un plus grand bénéfice financier de son capital, que ce dernier monétaire (imposition plus légère) ou intellectuel (plus d'emplois, mieux payé).
Enfin, là où voulait peut être en venir Fillon, l'éternel argument des anti ISF (qui n'est pas aberrant) : peut être qu'en laissant tomber l'ISF, qui ne rapporte pas grand chose, et qui mobilise peut être des moyens qui le rend non rentable, on inciterait davantage des grandes fortunes à rester en France, et par voie indirecte redynamiser l'économie à leur échelle, où elles se trouvent. Bref, arrêter de toujours tout rapporter à l'Etat centralisateur.