Eh oui, mais si le modèle syndical persiste, c'est parce qu'on le laisse persister. On a sciemment laisser se créer une SNCF à 2 vitesses, avec d'un côté des conducteurs non grévistes bien payés (quoique moins bien payés que leurs collègues des compagnies étrangères privées, même débutants...) et de l'autre des conducteurs mal payés qui se réfugient dans la grève et le soutien à des syndicats dits durs qu'on laisse effectivement cogérer la situation, tout simplement parce qu'au gouvernement (et ça vaut aussi pour avant 2002), la SNCF, on s'en fiche. C'est un dossier ennuyeux qu'on laisse gérer par les dirigeants comme si c'était une boîte privée.
Alors, y a 2 solutions :
1° Ou bien, on se dit que oui, la SNCF a des raisons d'être publique et dans ce cas, on lui fixe des objectifs clairs de service public en lui donnant les moyens pour faire son travail, en particulier pour les missions non rentables type banlieue.
2° Ou bien, on acte que puisque la SNCF est gérée depuis des années comme une (mauvaise) boîte privée, y a plus aucune raison qu'elle soit un monopole public et on privatise. Quitte à se prendre une bonne grosse grève comme celle des mineurs anglais qui avait duré UN AN : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_britanni(...)
Les 2 sont à mon avis largement préférables à la situation actuelle où on laisse la SNCF en pilotage automatique entre la direction et les syndicats et où le service est déplorable là où c'est pas rentable, que ce soit à cause des grèves qui ne durent jamais assez longtemps pour régler les problèmes de fond ou causer autre chose que de l'exaspération chez les voyageurs, ou bien à cause de problèmes techniques liés à l'inadéquation des moyens face aux objectifs.
[^] # Re: Contradiction ?
Posté par qdm . En réponse au journal Greve un soir de Noël...?. Évalué à 2.
Alors, y a 2 solutions :
1° Ou bien, on se dit que oui, la SNCF a des raisons d'être publique et dans ce cas, on lui fixe des objectifs clairs de service public en lui donnant les moyens pour faire son travail, en particulier pour les missions non rentables type banlieue.
2° Ou bien, on acte que puisque la SNCF est gérée depuis des années comme une (mauvaise) boîte privée, y a plus aucune raison qu'elle soit un monopole public et on privatise. Quitte à se prendre une bonne grosse grève comme celle des mineurs anglais qui avait duré UN AN : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_britanni(...)
Les 2 sont à mon avis largement préférables à la situation actuelle où on laisse la SNCF en pilotage automatique entre la direction et les syndicats et où le service est déplorable là où c'est pas rentable, que ce soit à cause des grèves qui ne durent jamais assez longtemps pour régler les problèmes de fond ou causer autre chose que de l'exaspération chez les voyageurs, ou bien à cause de problèmes techniques liés à l'inadéquation des moyens face aux objectifs.