"Et à raison. Sur quoi peut se baser le concept de "fraternité", par exemple, s'il n'y a pas quelque chose qui rend "frères et soeurs", genre une filiation (humaine, au travers des générations ou d'une tradition, divine, au travers d'une religion) ?"
Ce genre de valeur sont justement interne et en rien "externe". Pas besoin de Dieu pour comprendre la fraternité. La notion de bien et de mal sont énormément débattu en philosophie qui s'oppose très souvent au dogme religion. La philo qui se veut très logique et très mathématique à l'opposé du mysticisme religieux.
Cela me rappelle ma prof de philo en Terminal. Elle nous demandait la définition de la "supersition". On lui répond "Une déformation du sentiment religieux". Elle répond "non, la religion est une superstition". Elle en a choqué plus d'un.
"Une morale humaniste alors ? C'est à dire, humaniste ? en quoi peut-on dire que tuer un individu est bien ou mal ? Peut-on dire qu'il vaut mieux tuer un individu innocent si cela permet d'en sauver des milliers / d'expier une faute collective ? un simple calcul numérique ? une tradition ? une "promesse" ? mais que se passe-t-il si les milliers d'autres qui se déchargent sur le bouc émissaire innocent sont des salauds, coupables de crimes innommables ?"
La plus part de ses cas sont facilement régler par le principe de généralisation. Le reste, c'est quand même des cas très théoriques...
"Alors, pour "faire le bien" (c'est à dire ?), sur quoi se fonder ? La réponse, bordel, c'est tout simplement qu'on n'en sait globalement foutrement rien du tout, et qu'on a tous des idées différentes là-dessus."
C'est en tout cas l'un des principaux sujets de la philo. On est d'accord sur ce sujet. Mais je trouve la réponse religieuse pire que tout. Elle a permis toutes les horreurs possible et imaginable.
Tu va me répondre que tous ces actes de ces personnes endoctrinés n'ont rien à voir avec la religion d'origine. C'est pourtant un de ses effets collatérals.
Un principe aussi simple que la généralisation permet de se rendre compte que convertir à coup d'épée est immoral. Cela laisse la place au doute.
Au contraire des actions faitent au nom de Dieu. Dieu est un absolu que l'on ne doit pas remettre en cause. Le raccourci "si tu n'est pas avec lui, tu es contre-lui" est très vite franchi.
[^] # Re: Réponse d'un catholique convaincu
Posté par Nicolas Boulay (site web personnel) . En réponse au journal [HS] Pour un athéisme de combat. Évalué à 2.
Ce genre de valeur sont justement interne et en rien "externe". Pas besoin de Dieu pour comprendre la fraternité. La notion de bien et de mal sont énormément débattu en philosophie qui s'oppose très souvent au dogme religion. La philo qui se veut très logique et très mathématique à l'opposé du mysticisme religieux.
Cela me rappelle ma prof de philo en Terminal. Elle nous demandait la définition de la "supersition". On lui répond "Une déformation du sentiment religieux". Elle répond "non, la religion est une superstition". Elle en a choqué plus d'un.
"Une morale humaniste alors ? C'est à dire, humaniste ? en quoi peut-on dire que tuer un individu est bien ou mal ? Peut-on dire qu'il vaut mieux tuer un individu innocent si cela permet d'en sauver des milliers / d'expier une faute collective ? un simple calcul numérique ? une tradition ? une "promesse" ? mais que se passe-t-il si les milliers d'autres qui se déchargent sur le bouc émissaire innocent sont des salauds, coupables de crimes innommables ?"
La plus part de ses cas sont facilement régler par le principe de généralisation. Le reste, c'est quand même des cas très théoriques...
"Alors, pour "faire le bien" (c'est à dire ?), sur quoi se fonder ? La réponse, bordel, c'est tout simplement qu'on n'en sait globalement foutrement rien du tout, et qu'on a tous des idées différentes là-dessus."
C'est en tout cas l'un des principaux sujets de la philo. On est d'accord sur ce sujet. Mais je trouve la réponse religieuse pire que tout. Elle a permis toutes les horreurs possible et imaginable.
Tu va me répondre que tous ces actes de ces personnes endoctrinés n'ont rien à voir avec la religion d'origine. C'est pourtant un de ses effets collatérals.
Un principe aussi simple que la généralisation permet de se rendre compte que convertir à coup d'épée est immoral. Cela laisse la place au doute.
Au contraire des actions faitent au nom de Dieu. Dieu est un absolu que l'on ne doit pas remettre en cause. Le raccourci "si tu n'est pas avec lui, tu es contre-lui" est très vite franchi.
"La première sécurité est la liberté"