Tu n'as pas compris ma question. L'affectif ne permet, par définition, pas un jugement objectif.
Le comportement de mes proches peuvent me donner des signes, m'incliner à les croire, à avoir confiance, et indépendamment de cela, je peux éprouver pour eux une philia.
Mais tout cela est _subjectif_. Si c'était objectif, un observateur extérieur pourrait arriver aux mêmes conclusions que moi, sur l'amour réel ou feint de mes proches.
Or, qu'est-ce qui te permet de voir ces comportements lorsqu'ils ont lieu dans mon intime conscience ? Qu'est-ce qui te permet d'expérimenter (non pas observer) ce que j'expérimente, moi, dans mon intimité, ce que je ressens, et ce que j'en "déduis" ?
Au mieux, tu peux en avoir une expérience tout aussi subjective, quoique différente (parce que de ton point de vue).
La logique en oeuvre ici n'a rien d'objectif, et n'a pas grand chose à voir avec la logique rationnelle telle qu'on la trouve/utilise en science.
L'athéisme part peut être (?) d'un bon sentiment, mais est simpliste en cela qu'il prétend ramener l'affectif et la conscience au rang de paramètres rationnels et logiques (une mode qui ne me semble pas étrangère à celle de la théorie de l'homo economicus : rationaliser l'humain pour quelque chose qui lui est étranger).
Alors certes, on peut dire qu'hypothétiquement, plus tard, on montrera que la conscience humaine et tout ce qui s'y rattache n'est strictement qu'un process biologique, mais ça ne changera pas grand chose au problème. Qu'on montre que ce process est déterministe et prévisible, et la question n'a même plus d'objet (avec beaucoup d'autres). Mais en attendant...
Donc la comparaison avec une entité immatérielle est non pertinente.
Je peux transférer la question avec un parent mort, que je n'ai pas connu, mais qui lui, m'a connu : pour moi, aujourd'hui, il est immatériel. Et pourtant, au minimum, il a bien existé et la question se pose.
[^] # Re: Eh oui
Posté par romain . En réponse au journal [HS] Pour un athéisme de combat. Évalué à 2.
Le comportement de mes proches peuvent me donner des signes, m'incliner à les croire, à avoir confiance, et indépendamment de cela, je peux éprouver pour eux une philia.
Mais tout cela est _subjectif_. Si c'était objectif, un observateur extérieur pourrait arriver aux mêmes conclusions que moi, sur l'amour réel ou feint de mes proches.
Or, qu'est-ce qui te permet de voir ces comportements lorsqu'ils ont lieu dans mon intime conscience ? Qu'est-ce qui te permet d'expérimenter (non pas observer) ce que j'expérimente, moi, dans mon intimité, ce que je ressens, et ce que j'en "déduis" ?
Au mieux, tu peux en avoir une expérience tout aussi subjective, quoique différente (parce que de ton point de vue).
La logique en oeuvre ici n'a rien d'objectif, et n'a pas grand chose à voir avec la logique rationnelle telle qu'on la trouve/utilise en science.
L'athéisme part peut être (?) d'un bon sentiment, mais est simpliste en cela qu'il prétend ramener l'affectif et la conscience au rang de paramètres rationnels et logiques (une mode qui ne me semble pas étrangère à celle de la théorie de l'homo economicus : rationaliser l'humain pour quelque chose qui lui est étranger).
Alors certes, on peut dire qu'hypothétiquement, plus tard, on montrera que la conscience humaine et tout ce qui s'y rattache n'est strictement qu'un process biologique, mais ça ne changera pas grand chose au problème. Qu'on montre que ce process est déterministe et prévisible, et la question n'a même plus d'objet (avec beaucoup d'autres). Mais en attendant...
Je peux transférer la question avec un parent mort, que je n'ai pas connu, mais qui lui, m'a connu : pour moi, aujourd'hui, il est immatériel. Et pourtant, au minimum, il a bien existé et la question se pose.