L'info est très simple : au lieu d'être des journalistes qui essaient de déjouer les manipulations des puissants en donnant les infos compromettantes, en posant les questions qui les dérangent.
Au lieu de ça, on a droit à un Laurent Fabius convenant à l'avance des questions et des thèmes qui seront abordés, on a droit à Étienne Mougeotte qui fait son lobbying auprès du ministre François Léotard pour donner des coups de canifs dans le cahier des charges de service public, on a droit à des Michel Field qui critique les journalistes-porte-micro interviewant le Président sans intérêt puis devenant lui même un porte-micro, et surtout :
On a droit à une vaste opération d'étouffement de la petite vidéo qu'on avait oublié d'éteindre devant l'indiscrétion (on est sur un plateau bourré de journalistes quand même), avec propagande de journalistes se justifiant entre confrères quand le scandale enfle dans la presse, sauf sur Arte où un journaliste reconnait qu'il y a un fort corporatisme, tout le monde se tient.
Le fait que les images d'une séquence déjà publié dans la presse ne soient pas diffusables à cause de ce corporatisme est scandaleux : si même ça ne passe pas, qu'est-ce qui nous parvient pas d'autre non plus ? Où est le quatrième (contre-)pouvoir ?
Si c'était réellement insignifiant auprès des téléspectateurs comme essaient de le faire croire des journalistes, arte aurait pu diffuser la séquence dans Brut, comme prévu, et tout le monde s'en serait foutu. Son président, Mr Clèment n'aurait jamais fait pression pour censurer ce truc insignifiant et Canal n'aurait jamais déballé toute la machinerie de copinage et d'influence qu'on a vu à l'1⁄2uvre jusque sur Karl Zéro qui finissait par avouer «Il y a le Canal de 1984 et le Canal d'aujourd'hui : un gros holding». La déontologie s'est perdue dans les affaires.
Claire Chazal disait dans son entrevue avec Pierre Carles que non, il n'y avait pas de censure (contrairement à d'autre entrevues) parce qu'il y a une concurrence entre les journalistes. Précisément : ils ont donc tout intérêt à former un cartel pour éliminer cette fatiguante concurrence.
Au passage d'autre preuve de copinage sont montrès comme la faveur du Parc des Princes pour PPDA obtenu grâce à la Mairie de Paris (Jacques Chirac le maire de l'époque lui-même ?) contre le responsable du Parc.
Bref, c'est le peuple qui passe à la trappe dans le jeu des puissants avec une telle ambiance.
[^] # Re: mouarf
Posté par moramarth . En réponse au journal Pas vu à la télé. Évalué à 5.
Au lieu de ça, on a droit à un Laurent Fabius convenant à l'avance des questions et des thèmes qui seront abordés, on a droit à Étienne Mougeotte qui fait son lobbying auprès du ministre François Léotard pour donner des coups de canifs dans le cahier des charges de service public, on a droit à des Michel Field qui critique les journalistes-porte-micro interviewant le Président sans intérêt puis devenant lui même un porte-micro, et surtout :
On a droit à une vaste opération d'étouffement de la petite vidéo qu'on avait oublié d'éteindre devant l'indiscrétion (on est sur un plateau bourré de journalistes quand même), avec propagande de journalistes se justifiant entre confrères quand le scandale enfle dans la presse, sauf sur Arte où un journaliste reconnait qu'il y a un fort corporatisme, tout le monde se tient.
Le fait que les images d'une séquence déjà publié dans la presse ne soient pas diffusables à cause de ce corporatisme est scandaleux : si même ça ne passe pas, qu'est-ce qui nous parvient pas d'autre non plus ? Où est le quatrième (contre-)pouvoir ?
Si c'était réellement insignifiant auprès des téléspectateurs comme essaient de le faire croire des journalistes, arte aurait pu diffuser la séquence dans Brut, comme prévu, et tout le monde s'en serait foutu. Son président, Mr Clèment n'aurait jamais fait pression pour censurer ce truc insignifiant et Canal n'aurait jamais déballé toute la machinerie de copinage et d'influence qu'on a vu à l'1⁄2uvre jusque sur Karl Zéro qui finissait par avouer «Il y a le Canal de 1984 et le Canal d'aujourd'hui : un gros holding». La déontologie s'est perdue dans les affaires.
Claire Chazal disait dans son entrevue avec Pierre Carles que non, il n'y avait pas de censure (contrairement à d'autre entrevues) parce qu'il y a une concurrence entre les journalistes. Précisément : ils ont donc tout intérêt à former un cartel pour éliminer cette fatiguante concurrence.
Au passage d'autre preuve de copinage sont montrès comme la faveur du Parc des Princes pour PPDA obtenu grâce à la Mairie de Paris (Jacques Chirac le maire de l'époque lui-même ?) contre le responsable du Parc.
Bref, c'est le peuple qui passe à la trappe dans le jeu des puissants avec une telle ambiance.