• [^] # Re: Je veux pas dire, mais...

    Posté par . En réponse au journal Y a t il du racisme dans les BONNES entreprises d'informatique ?. Évalué à 2.

    [discrimination positive]
    « Dans on cas on dis 'on aime pas X'
    dans l'autre on dis 'on prefere Y à X' - bref facon polis de dire 'on aime pas X' »

    Pas d'accord. Aux États-Unis par exemple, il y en a encore plein pour se plaindre que certains {hispaniques|noirs|asiatiques|indiens|...} prennent la place de personnes plus qualifiées qu'eux, à cause de la discrimination positive. Je suis persuadé que c'est au moins en partie vrai : il y a certainement des gens compétents et blancs qui parfois méritent plus une bourse d'étude qu'un autre élève qui l'obtient grâce à son origine ethnique, ou un poste dans une boite, etc. Mais le fait est que dans ce pays, la discrimination (négative cette fois) était tellement forte, les limites tellement marquées, qu'il était devenu nécessaire de forcer le mélange un minimum. Parfois, le simple fait d'avoir une culture un peu différente fait apparaître aux yeux de l'employeur un manque de compétence qui n'est qu'apparent.

    Maintenant, la question qui se pose aux EU (mais j'ai l'impression qu'elle est récurrente, et qu'elle a existé dès la mise en place de la discrimination positive !) c'est « maintenant qu'on a un peu brassé la population, est-ce que c'est encore utile ? »

    En aucun cas il ne s'agit de dire « on n'aime pas X ». Il s'agit plutôt de dire « X appartient à une ethnie/culture/etc. qui est très favorisée, notamment parce qu'elle s'est imposée par la force au départ. On va essayer de rétablir un certain équilibre et de changer les idées reçues ». Après, pour savoir si ça a été bénéfique, je pense qu'il va encore falloir attendre un brin. D'ici peut-être vingt ans, nous verrons si l'intégration des diverses ethnies a été favorisée aux États-Unis.

    Je ne suis pas certain que la discrimination positive soit nécessaire en France, mais je suis assez d'accord avec certains discours qui disent que le racisme en France est non seulement réel, mais persistant, dans le sens que par exemple des immigrés de pays de l'Est (Hongrie - coucou Nicolas -, Pologne, etc.) de la deuxième génération arrivent plutôt bien à s'intégrer (notons que la majorité est - oui, vous êtes observateurs, bravo ! - blanche), alors que certains, en France depuis au moins trois générations, se font encore et toujours contrôler une fois par jour, ont des diplômes et/ou des compétences mais énormément de difficultés à trouver un job, etc.