• # Bah c'est hyper-simple pourtant !

    Posté par . En réponse au journal J'aimerais qu'on m'explique. Évalué à 10.

    Glazman est un pro à la pointe des nouvelles technologies, comme le montre l'inégalable css de son blog. Néanmoins, de ses péripéties il a retenu que les standards ouverts, c'est bien.

    En gros corporate de première, il n'a rien compris au libre et voit le LL comme essayant une attaque frontale, philosophie contre philosophie des LL contre le LV (logiciel verouillé) alors que les fanatiques incorruptibles comme RMS sont loin d'être la majorité des développeurs du libre et servent surtout de pionniers (surtout avant) et de phare pour qu'on ne perde pas de vue l'essence du LL, mais même Linus Torvalds, pourtant une pointure des premières heures, refuse la GPLv3 et préfère un certains pragmatisme en général pour le noyau. Les distributions avec le vent en poupe comme Ubuntu savent aussi pousser la philosophie du LL sans tout perdre.

    Bref, le LL loin d'effectuer une charge frontale, est extrêmement insidieux, grignotant et érodant les positions fortes de MS par exemple avec Framasoft qui insinue les LL au c1⁄2ur de Windows, petit à petit, sapant la base d'utilisateurs zombies de MS, ou le lobby libre, qui impose contre vents et marée le LL dans la tête des gouvernements européens et de Bruxelles, ou contre les brevets logiciels…

    Rebref, le logiciel verouillé fonctionne sur un conflit d'intérêt fondamentale entre les producteurs d'informations (parce que l'informatique, ne l'oublions pas, c'est de l'information : ça ne peut fonctionner comme dans un traditionnel marché libéral-capitaliste) qui veulent la retenir, c'est leur valeur-ajoutée, et les utilisateurs qui veulent se l'approprier, c'est-à-dire pouvoir l'utiliser comme ils le veulent ou ne pas être à la mercie d'une mise-à-jour de license forcée, de données emprisonnées ou purement et simplement rendues illisibles, d'absence de concurrences avec tout ce que cela comporte comme problèmes, alors, le principe de réalité fait son travail de sape, il insinue la vérité par capillarité, ramollit les places fortes et finalement gagne du terrain…

    Alors je sais, quand on regarde Microsoft, en face on se dit qu'il est imbattable pour les raisons suivantes :

    Infiniment riche, MS est loin devant les autre en terme de bénéfice. Peut-on rivaliser avec trois bouts de ficelles ?
    Infiniment dotés de cerveaux, parmi les employés de MS, on trouve des codeurs de talent, la crème du mercatilisme, un génie commercial : Big Billou.
    Infiniment influent, MS a l'oreille des puissants, peut infléchir leurs politiques.
    Infiniment propagandiste, MS est celui qui 1⁄2uvre contre les fléau comme le SIDA, démocratise l'informatique et rend possible la révolution de l'intelligence, bref 1⁄2uvre aux lendemains qui chantent, son soft power, quoique très souvent usurpé, le mythe fédéralise autour de lui.
    Infiniment omniprésent, que ce soit dans les pays riches, au Tiers-Monde ou ailleurs, chacun reçoit son évangile et ses produits déclinés. Même les pays qui lui semblent ou semblaient opposés comme la France méfiante quoiqu'en disent leurs discours utilisent et sont relativement séduit par MS.
    Infiniment rationnel, MS, c'est les sciences du marchés elles-même qui la garantissent. Tous doit croire que MS est la seule voie naturelle.
    Infiniment gratifié de complaisance, quand on explique ses mensonges, ce que MS cache ou essaye de vite faire oublier, on ne croit pas, on s'en fout, voire on rétorque que c'est les détracteurs les menteurs.
    Infiniment vigilant, MS, c'est une énorme machine muée par un sentiment de forteresse assiégée, constamment sur se gardes, ne se faisant jamais prendre de vitesse longtemps.

    Alors ? Alors, c'est impossible dit-on : le libre combien de barbus en T-shirt? Ce n'est qu'une bande d'illuminés…

    Et bien j'en conclut le contraire : à la vue de tous ces signes, MS c'est l'URSS version corporate, et un jour, alors que personne, même pas MS ne s'y attendait, l'impensable se produira : le bouzin tombera sous son propre poids, sous ses propres incohérences, par le principe de réalité…