• # intégrisme Vs pragmatisme

    Posté par . En réponse au journal iPod et DRM. Évalué à 10.

    Ta problématique est la problématique de fond qui régit le petit monde de l'open-source depuis sa divulgation au pecum vulgare.

    Dois-je rester entièrement libre (et refuser les driver binaires et l'utilisation des ipod proprios) ou dois-je être un peu plus pragmatique et autoriser des "dépassements de tampons" lorsqu'ils ne me semblent pas graves et permettent de mieux diffuser le libre.

    Parce que le point d'appuis de cette discution sans fin est : "mais en faisant cela on attire de nouveaux utilisateurs au libre."

    Je n'ai pas de réponse à cette question. Lors d'une rencontre avec des professionnels de l'informatique, sur le sujet de libre, je sortais ma diatribe intégriste (avec les utilisateurs je suis moins intégriste) et un chef d'entreprise me disais " Votre libre, c'est bien, mais qu'est ce que je dis à mes clients ?" Il attendait une réponse pragmatique pour me mettre le nez dans mon caca d'intégro-libriste. je lui ai répondu, "vous dites ce que vous voulez à vos clients, ce qui est certain c'est que lorsque l'éditeur ne supportera pas/plus ce que vous utilisez, que direz vous à vos clients ?"

    C'est la même question qu'avec msn. Faut-il fournir une passerelle msn ? Je n'ai pas de réponse. Les gens font ce qu'ils veulent, mais il faut savoir que tout écart à la philosophie du libre se paie, automatiquement. La fermeture des drivers video qui étaient libres en est une preuve évidente. L'arrêt du support pour des cartes anciennes (sans donner un driver libre) en est ancore une autre.
    L'intégration du non-libre dans le libre est toujours à sens unique, c'est toujours le libre qui rame pour intégrer le non-libre, ce qui aurait tendance à laisser entendre qu'a long terme c'est un mauvais calcul.Il y aura toujours de plus en plus de non-libre à intégrer.

    Maintenant concernant le ipod dans ce cas précis, laisse faire, tu ne pourras pas convaincre ceux qui le font (probablement parce qu'ils en ont un) de la porté philosophique de leur acte. Ils sont libres de le faire.

    Ils sont libre de vouloir être enfermés.