Je suis un fervent adepte de la liberté totale sur Internet. Je suis convaincu que le système est capable de s'auto-réguler pour limiter les dérives.
C'est peut être trompeur. Internet nous satisfait parce qu'on arrive à se creuser chacun notre petit nid. Internet n'a pas de limite geographique. Si je ne suis pas content, je forke. En allant voir ailleurs je vais nous éviter des conflits à tous.
Le problème est que ce confort nous préserve d'une vision globale. Chacun va aimer son internet, ses requètes Google, ce qu'il en voit. Mais personne ne sait ce qu'il en est de l'état de santé du réseau, de ce qu'on lui cache. D'une certaine manière, Internet nous aveugle.
Or, le réveil à la réalité, dans un monde physique où les gens sont obligés de se marcher sur les pieds est souvent brutal. L'attentat le montre. Sur Internet, autorégulation et liberté ne diminuent pas nos problèmes en réalité, elles nous les occultent. Elles repoussent les limites de l'intolérable.
L'aspect du réseau qui me semble le plus important serait la pédagogie et l'apprentissage. Internet se prête bien à l'expérimentation et au doute, notamment en supprimant ce que je pourrais appeller des "hiérarchies autorisées".
[^] # Re: pas que les dictatures
Posté par cornofulgur . En réponse à la dépêche Internet est bien utile. Évalué à 3.
C'est peut être trompeur. Internet nous satisfait parce qu'on arrive à se creuser chacun notre petit nid. Internet n'a pas de limite geographique. Si je ne suis pas content, je forke. En allant voir ailleurs je vais nous éviter des conflits à tous.
Le problème est que ce confort nous préserve d'une vision globale. Chacun va aimer son internet, ses requètes Google, ce qu'il en voit. Mais personne ne sait ce qu'il en est de l'état de santé du réseau, de ce qu'on lui cache. D'une certaine manière, Internet nous aveugle.
Or, le réveil à la réalité, dans un monde physique où les gens sont obligés de se marcher sur les pieds est souvent brutal. L'attentat le montre. Sur Internet, autorégulation et liberté ne diminuent pas nos problèmes en réalité, elles nous les occultent. Elles repoussent les limites de l'intolérable.
L'aspect du réseau qui me semble le plus important serait la pédagogie et l'apprentissage. Internet se prête bien à l'expérimentation et au doute, notamment en supprimant ce que je pourrais appeller des "hiérarchies autorisées".