Alors ?
— Pourquoi utiliser un mot moins connu, issu du domaine philosophique, dans une acception spécifique, pour nommer une chose déjà connue, sous un mot courant et non polysémique, du domaine scientifique ?
→ c'est le premier effet buzzword
— Pourquoi utiliser ce mot à toutes les sauces, mal à propos, dans tous les projets, sans le réaliser1 ? [1 : mettre en 1⁄2uvre]
→ c'est le second effet buzzword
Voilà, c'est juste ma réaction épidermique face à l'utilisation du terme et de la chose ontologie dans les SMA. Il faut peut-être avoir vu le phénomène buzzword envahir son domaine pour comprendre. On parle souvent des buzzwords, du loto « Foutaises ! », mais j'ai l'impression qu'il s'agit en général de l'utilisation de buzzwords par des personnes extérieures au domaine : les marketteux, les dissaïdors les utilisent mais les vrais hommes se parlent entre eux avec de vrais mots. Ou peut-être est-ce tout simplement qu'il n'y a pas de vrais hommes pour parler vrai, peut-être que les publications et conférences ne sont qu'une vaste fumisterie mercatique pour justifier des subventions et un statut social…
Deux choses.
[mavie] J'ai découvert le mot ontologie en premier parce qu'un copain faisait un stage chez Bézivain à l'époque où je commençais à synthétiser pas mal d'intuition sur les SMA, la structure mathématique du monde, les femmes, toussa.
J'ai compris que mes idées pourraient s'appliquer à ça, et que c'était un peu ça que je cherchai sans savoir ce que c'était.
Plus tard, j'ai découvert le mot taxinomie.
Voilà pourquoi mon nick est Ontologia au lieu de Taxinomia ;-)))
[/mavie]
Une taxinomie et ontologie, informatiquement ça revient au même. Exact.
Sauf qu'éthymologiquement, l'ontologie en tant que Science est la Science de l'être. Science qui pour le moment est principalement pollué de philosophie et (donc) n'est pas (encore) une science.
Il va falloir la dépolluer cette science, parce que travailler sur la taxinomie ça suffit pas.
Quand tu essaie de travailler à une taxinomie du monde qui nous entoure, des possibilités de le représenter (la taxinomie) etc... Tu en vient à forcément de poser des question beauoup plus fondamentale, tu ne peux pas y échapper.
Genre (en vrac et non exhaustif) :
- Quid de l'influence du théorème d'imcomplétude de Godël sur la "structure du monde" (buzzword, oui je sais) ?
- La physique quantique, ça interragit comment avec ce qu'on observe ? Parce ce genre de chose peut obliger de changer la taxinomie du tout au tout, ce sont quand même les axiomes du monde qui nous entoure... Est-ce
que c'est représentable en SMA ?
- (en lien avec la 1èere question) Quid des structures mathématiques, des axiomatiques choisi, Est-ce que Alain Connes a raison quand il affirme que pour lui la réalité mathématique fondamentale préexiste à la physique ?
- C'est pareil, dans un SMA récursif, on modélise des niveaux (molécule, cellule, organe), mais est-ce que chaque niveau est un monde clot qui n'intérragit qu'avec les agents de son niveau, autrement dit quid de l'influence d'agent de niveau inférieur (ou d'agent d'autre sous systèmes) sur la dynamique du système ?
Personnelement, j'appelle un chat un chat et j'ai horreur d'utilier un mot joli pour me la péter, c'est pas scientifique. Peut être qu'il y a beaucoup de chercheur qui le font, mais c'est pas mon problème, et il ne méritent que l'ignorance.
Poser le problème uniquement en terme de taxinomie est une façon beaucoup trop superficielle et donc non stable de poser la problématique et cela risque de mener dans une voie de garage, comme la recherche sur les ontologie actuelles qui sont perclues de platonicisme, d'occidentalisme et de pas mal de Holisme.
Le débat entre individualisme méthodologique et déterminisme est un autre problème connexe absolument fondamental car la métadynamique des systèmes sous tend la taxinomie.
Bref, la taxinomie est un problème parmi d'autre, et n'est qu'une partie de l'ontologie en tant que science.
Philosophiquement, ça se tient. De là à le réaliser, il y a un gouffre.
Avoir des idées, des théories, de haut niveau pour expliquer, comprendre, modéliser ce que l'on fait est une bonne chose mais, lors de la réalisation, de l'expérimentation, l'approche bottom-up est souvent la seule, ou la meilleure.
On a trop souvent utilisé une approche top-bottom et on en revient.
Cela dit, je pense, après avoir rejeté cette dernière que l'intégration des deux est le plus efficasse, au minimum dans la problématisation.
Ne m'en parle pas. Les SMA sont un domaine où l'émergence est apparente mais la compréhension de son importance n'y est pas généralisée.
Il faut dire que la compréhension de l'émergence elle-même n'est pas entièrement réalisée.
J'ai remarqué oui ;-)
Je pense que c'est du au poids de notre culture.
L'introduction du terme ontologie peut se résumer à « table n'a pas le même sens en menuiserie qu'en bases de données, il faudra faire gaffe quand on aura des agents qui communiqueront »…
Pas exactement, car dans une "bonne" ontologie, tu as encodé toute la systémique derrière.
Donc tu as plutôt Atome->Molécule-> Biochimie->...->Humain->société-> Outil matériel->support Outil->table (bon c'est nul, je sais)
et
Atome->Molécule-> Biochimie->...->Humain->société-> système économique -> capitalisme -> entreprise -> ... -> ensemble d'information -> structuration de l'information -> ... -> théorie des bases de données -> table
Tout concept est associé à un contexte, toujours.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker
[^] # Re: Typologie Systèmes multi-agent
Posté par Ontologia (site web personnel) . En réponse au journal L'intelligence collective : des fourmis dans votre Linux. Évalué à 2.
— Pourquoi utiliser un mot moins connu, issu du domaine philosophique, dans une acception spécifique, pour nommer une chose déjà connue, sous un mot courant et non polysémique, du domaine scientifique ?
→ c'est le premier effet buzzword
— Pourquoi utiliser ce mot à toutes les sauces, mal à propos, dans tous les projets, sans le réaliser1 ? [1 : mettre en 1⁄2uvre]
→ c'est le second effet buzzword
Voilà, c'est juste ma réaction épidermique face à l'utilisation du terme et de la chose ontologie dans les SMA. Il faut peut-être avoir vu le phénomène buzzword envahir son domaine pour comprendre. On parle souvent des buzzwords, du loto « Foutaises ! », mais j'ai l'impression qu'il s'agit en général de l'utilisation de buzzwords par des personnes extérieures au domaine : les marketteux, les dissaïdors les utilisent mais les vrais hommes se parlent entre eux avec de vrais mots. Ou peut-être est-ce tout simplement qu'il n'y a pas de vrais hommes pour parler vrai, peut-être que les publications et conférences ne sont qu'une vaste fumisterie mercatique pour justifier des subventions et un statut social…
Deux choses.
[mavie] J'ai découvert le mot ontologie en premier parce qu'un copain faisait un stage chez Bézivain à l'époque où je commençais à synthétiser pas mal d'intuition sur les SMA, la structure mathématique du monde, les femmes, toussa.
J'ai compris que mes idées pourraient s'appliquer à ça, et que c'était un peu ça que je cherchai sans savoir ce que c'était.
Plus tard, j'ai découvert le mot taxinomie.
Voilà pourquoi mon nick est Ontologia au lieu de Taxinomia ;-)))
[/mavie]
Une taxinomie et ontologie, informatiquement ça revient au même. Exact.
Sauf qu'éthymologiquement, l'ontologie en tant que Science est la Science de l'être. Science qui pour le moment est principalement pollué de philosophie et (donc) n'est pas (encore) une science.
Il va falloir la dépolluer cette science, parce que travailler sur la taxinomie ça suffit pas.
Quand tu essaie de travailler à une taxinomie du monde qui nous entoure, des possibilités de le représenter (la taxinomie) etc... Tu en vient à forcément de poser des question beauoup plus fondamentale, tu ne peux pas y échapper.
Genre (en vrac et non exhaustif) :
- Quid de l'influence du théorème d'imcomplétude de Godël sur la "structure du monde" (buzzword, oui je sais) ?
- La physique quantique, ça interragit comment avec ce qu'on observe ? Parce ce genre de chose peut obliger de changer la taxinomie du tout au tout, ce sont quand même les axiomes du monde qui nous entoure... Est-ce
que c'est représentable en SMA ?
- (en lien avec la 1èere question) Quid des structures mathématiques, des axiomatiques choisi, Est-ce que Alain Connes a raison quand il affirme que pour lui la réalité mathématique fondamentale préexiste à la physique ?
- C'est pareil, dans un SMA récursif, on modélise des niveaux (molécule, cellule, organe), mais est-ce que chaque niveau est un monde clot qui n'intérragit qu'avec les agents de son niveau, autrement dit quid de l'influence d'agent de niveau inférieur (ou d'agent d'autre sous systèmes) sur la dynamique du système ?
Personnelement, j'appelle un chat un chat et j'ai horreur d'utilier un mot joli pour me la péter, c'est pas scientifique. Peut être qu'il y a beaucoup de chercheur qui le font, mais c'est pas mon problème, et il ne méritent que l'ignorance.
Poser le problème uniquement en terme de taxinomie est une façon beaucoup trop superficielle et donc non stable de poser la problématique et cela risque de mener dans une voie de garage, comme la recherche sur les ontologie actuelles qui sont perclues de platonicisme, d'occidentalisme et de pas mal de Holisme.
Le débat entre individualisme méthodologique et déterminisme est un autre problème connexe absolument fondamental car la métadynamique des systèmes sous tend la taxinomie.
Bref, la taxinomie est un problème parmi d'autre, et n'est qu'une partie de l'ontologie en tant que science.
Philosophiquement, ça se tient. De là à le réaliser, il y a un gouffre.
Avoir des idées, des théories, de haut niveau pour expliquer, comprendre, modéliser ce que l'on fait est une bonne chose mais, lors de la réalisation, de l'expérimentation, l'approche bottom-up est souvent la seule, ou la meilleure.
On a trop souvent utilisé une approche top-bottom et on en revient.
Cela dit, je pense, après avoir rejeté cette dernière que l'intégration des deux est le plus efficasse, au minimum dans la problématisation.
Ne m'en parle pas. Les SMA sont un domaine où l'émergence est apparente mais la compréhension de son importance n'y est pas généralisée.
Il faut dire que la compréhension de l'émergence elle-même n'est pas entièrement réalisée.
J'ai remarqué oui ;-)
Je pense que c'est du au poids de notre culture.
L'introduction du terme ontologie peut se résumer à « table n'a pas le même sens en menuiserie qu'en bases de données, il faudra faire gaffe quand on aura des agents qui communiqueront »…
Pas exactement, car dans une "bonne" ontologie, tu as encodé toute la systémique derrière.
Donc tu as plutôt Atome->Molécule-> Biochimie->...->Humain->société-> Outil matériel->support Outil->table (bon c'est nul, je sais)
et
Atome->Molécule-> Biochimie->...->Humain->société-> système économique -> capitalisme -> entreprise -> ... -> ensemble d'information -> structuration de l'information -> ... -> théorie des bases de données -> table
Tout concept est associé à un contexte, toujours.
« Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker