• [^] # Re: Typologie Systèmes multi-agent

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal L'intelligence collective : des fourmis dans votre Linux. Évalué à 3.

    Réfléchir sur la cognition en termes de SMA est effectivement très intéressant, mais on peut se perdre dans la glose…
    Le travail du chercheur consiste justement à bien faire attention à ne pas gloser, mais de comprendre comment la métadynamique permet de faire émerger des comportement intelligent.

    L'exemple des fourmis est un exemple : chercher de la nourriture est un comportement intelligent qui émerge au niveau du SMA.
    Les phéromones (je prend le cas des fourmis en mode phéromones seules) associé à la mémorisation de la position de la fourmillière constituent une mémoire associative à court terme que les agents utilisent pour choisir parmi les meilleurs portion d'espace dans l'espace solution du problème posé (ramener de la nourriture).

    J'ai tendance à conceptualiser le problème de la manière suivante : on a un problème, on a un espace solution, et un espace des actions possibles. Le but est que l'agent fasse coïncider l'espace des actions qu'il effectue avec l'espace solution.


    Ce qu'il y a de gênant avec le terme ontologie, c'est son côté buzzword. Surtout du fait qu'en IA, l'on utilise le sens anglais du terme (gcide, sens n°2 : arrangement de catégories, concepts et objets ; en bref, une taxonomie).
    Il y a quelques années (les modes passent), le terme d'ontologie a été mis en avant pour tout et n'importe quoi. Il y a eu (il y a peut-être encore) des tentatives pour faire des ontologies globales, génériques (cf. KQML). Ce qui est en contradiction avec la réalité des langues…


    Puis-je me permettre de penser que dans ton intervention et la façon de pensée qui y transparait émerge une espèce de dualisme platonicien, voire un espèce d'Holisme ;-)

    Oui les ontologies, même globale sont des taxinomie. Et alors ?

    Je pense pour ma part que tous processus intelligent est un processus émergent, qu'il émerge donc de la structure des données, en l'occurence les ontologies.

    Que l'on fasse donc des graphes reliant entre eux des champs lexicaux, des synonymes, des dérivations morphologiques, etc... que ce soit fait sous l'angle de plusieurs langue, qui traduiront des façons de penser différentes (en arabe le mot laïcité et athéïsme est le même, par exemple), tout cela ne change rien. Ce qui est important c'est d'avoir un graphe de concepts qui se structurent entre eux. L'important c'est que ça "cadre " l'espace solution d'un problème traité par une IA ou une VA.
    Le reste c'est du buzzWord.

    De ce je lis et entend du monde de la recherche, peu de chercheurs comprennent l'importance de l'émergence, mais ça commence à venir, surtout chez les jeunes (Chavalarias, Oudeyer,...).

    Pour dissiper le buzzWord, un beau projet serait de faire une ontologie multinlingue (c'est un peu le proget WordNet) rassemblant pour chaque mot:
    - Synonymes
    - Antonymes
    - dérivations morphologiques (ou radical lié)
    - Champ lexical
    - nature grammaticale

    Avec ça on structure un ensemble d'enseble d'attracteurs dans lequel pas mal de SMA peuvent opérer.

    « Il n’y a pas de choix démocratiques contre les Traités européens » - Jean-Claude Junker