• [^] # Re: Deuxième essai

    Posté par . En réponse au journal Google vs. la presse belge, Google fait appel !. Évalué à 9.

    O RLY ?

    Google récupère juste le contenu (numérique mais on s'en fout ici) des pages des sites des journaux, sans contacter les journaux en question pour leur demander s'ils donnent bien l'autorisation de faire ce que Google en fait.

    or, premieres conditions d'utilisations de site que j'ai cherchées (je ne généralise évidement pas) :

    http://www.liberation.fr/services/service_nous/index.FR.php?(...)

    "Tout autre usage est soumis à autorisation préalable et expresse."

    ça, là, c'est du français ou tu vas me sortir la réponse habituelle des Google et autres eBay "mais euh ouin ouin t'es pas fou on va pas contacter tous les journaux de la planète pour leur demander si on peut collaborer avec eux ? t'es pas fou tu ne te rends pas compte du boulot !"

    ben si. ce sont les conditions d'utilisation du (site du) journal. l'excuse technique comme quoi ce n'est pas automatisable est ce qu'elle est, une excuse parfaitement bidon qui ne change rien à ces conditions d'utilisation. je m'étonne de la réaction de pas mal de lecteurs ici qui prêchent le respect de la GPL quand des industriels la violent et à côté défendent les actions et la position illégales de Google. "dans Linux il y a trop de fichiers sous GPL mais pas tous, alors au final on n'en tient pas compte, ça va plus vite, on ne va pas trier non plus hein", ça ne choque pas ?

    accessoirement, regarde le nombre d'employés de Google, je ne pense pas que l'excuse "on est une petite startup de 3 personnes, laissez nous vivre^Winnover" tienne encore. il est facile de faire 3 stats, en tirer un top 2000 ou 5000 des revues et journaux mondiaux actifs sur le web et de les contacter directement. si, si, les tas de commerciaux et autres vendeurs de adwords et support du service publicitaire savent tenir un téléphone, ce sont des êtres humains.

    (pour les autres, les trop petits, Google peut s'en passer en filtrant ses requêtes ou les résultats, c'est just du whitelist : publier ce qu'on a eu l'autorisation de traiter. ce n'est quand même pas dur à imaginer. Google peut même proposer du opt-in pour ceux qui veulent ensuite, les indépendants et autres sites non-commerciaux)

    donc pourquoi ils n'ont pas contacté les journaux alors que ces conditions - ou au moins les problèmes reliés - sont de notoriété publique ? pourquoi ?

    tu ne vas pas me faire croire qu'ils n'ont aucun avocat ou conseiller juridique chez Google, qu'ils viennent tous du Kansas et ne savent pas foutre l'europe sur une carte. ils l'ont fait en parfaite connaissance de cause.

    (oh, moi je sais. leur but est d'atteindre une masse critique suffisante pour devenir incontournable et qu'aucun éditeur de contenu ne fasse son fier à leur refuser son contenu, comme les Beattles ou Metallica pour iTunes. le point est qu'ils font ça comme des prédateurs, des voleurs, avec la même éthique que le Microsoft des grandes années. "Do no evil" ? mon cul)

    ah, tiens, en passant, tu sais que Google a ses propres conditions d'utilisation ?

    http://www.google.com/terms_of_service.html

    No Automated Querying

    You may not send automated queries of any sort to Google's system without express permission in advance from Google.


    OH BEN MERDE ALORS, ILS NE VEULENT PAS QU'ON LEUR FASSE CE QU'ILS FONT A AUTRUI ?!?

    j'aime (ou j'aimais) bien Google, mais il faut reconnaitre quand ils s'assoient sur le droit, quand ils prennent le gauche, et c'est la même situation que pour Google Print (ou Google Books) : on traite tout le contenu disponible sans distinction parce que c'est chiant de trier et de se compliquer la vie pour rien alors qu'on veut TOUT piller^Windexer et reléguer les propriétaires de contenus et autres ayant-droit au rôle de simple rentier, et on dit après coup aux éditeurs (même gros et pesant des centaines de millions, sans parler des emplois en danger) "dites-nous si ca vous gène, hein".

    une réponse du type "c'est aux éditeurs de nous contacter" est inacceptable et l'excuse d'un manque de ressources ne peut pas s'appliquer à des monstres comme Google (ou eBay pour la contrefaçon) qui pèsent maintenant plusieurs milliards.

    ah, pour finir, cet opt-out qui est proposé, c'est la même philosophie que réclament ou pratiquent les publicitaires de tout poil et autres spammeurs "on ne vous mail qu'une fois" "on ne se connait pas mais moi je m'en fous, j'ai ma soupe à vendre, pour vous désinscrire c'est ici". merci, mais non merci