• [^] # Re: shopping humanitaire

    Posté par . En réponse au journal Echange / occasion informatique. Évalué à 3.

    Je note le conseil de lecture. Je note aussi que les critiques disponibles sur Internet sont très contrastées, il est notamment copieusement accusé d'écrire à charge uniquement. Pour ma part, puisque je ne l'ai pas encore lu, je ne peux pas en dire grand-chose, mais tout de même plusieurs choses m'intriguent :
    - l'auteur aurait-il confondu commerce équitable et Max Havelaar ? Si c'est le cas, c'est une lourde erreur. Personnellement, j'achète des produits issus du commerce équitable non Max Havelaar sur la base de la confiance que j'accorde aux personnes qui me disent qu'elles-mêmes ou leurs collègues vont sur place et constatent que ces pratiques améliorent effectivement les conditions de vie des travailleurs, par exemple des produits de la marque Rapunzel ou des vêtements.
    - l'auteur distingue-t-il entre les différentes marques qui apposent le label Max Havelaar sur leurs produits ? Il y a de grandes différences entre celles qui se limitent au minimum nécessaire (marques de distributeurs...) et celles qui vont plus loin et s'en expliquent (Solidar'Monde, etc).
    - l'auteur prend-il en compte la parole des marques elles-mêmes ? Sur la question du transport, par exemple : ils sont tout à fait conscients du problème et n'y peuvent pas grand-chose pour le moment. Ce n'est pas pour autant qu'il faut jeter le café avec l'eau du bateau.

    De même, la question de la vente dans les supermarchés ou les boutiques grand public (La Redoute, etc) n'est pas si simple. Certes c'est très bien de faire des boutiques où les altermondialistes du quartier viennent tous les trois se tenir compagnie, et du reste j'en fréquente, mais vu le volume de production concerné, si on veut écouler les produits, il va bien falloir s'adresser à un grand nombre de clients d'une façon ou d'une autre - c'est une des premières revendications des producteurs concernés eux-mêmes. Les boutiques en ligne sont une piste, mais elles ne suffisent pas.