> c'est parce que dans ce dernier cas il ne s'agit plus d'une publication strictu
> sensu, et que ça n'est pas proscrit par la loi.
Je vois très mal ce que ça change : même si elle est réservée à tes utilisateurs ça reste une publication. C'est au moins une représentation et une copie. Les deux sont interdits, que ce soit uniquement à tout le public ou à une liste spécifique. Ceci dit je me vois mal te reprocher d'accorder plus de foi à un juriste qu'à moi, informaticien, sur ce point là, donc je vais m'arrêter là dessus.
> Le problème c'est que le RSS est [...] destiné à [...] publication externe
> [...] et que l'utilisation [...] est une indication de la volonté de l'auteur.
Je ne vois pas en quoi je fais une publication quand je met des dizaines de RSS dans mon aggrégateur perso sur mon poste de travail.
Je suis convaincu que c'est réellement principalement cette utilisation qu'ont en tête la plupart des auteurs, et pas une aggrégation par un tiers pour republication au lecteur final.
Du coup non, ça n'implique aucune volonté de l'auteur pour republier.
> Si je fabrique des stickers autocollant et que je les distribue, puis-je
> décemment me plaindre que les gens vont les coller ?
Non, pas plus que l'auteur ne pourra se plaindre si tu lis son RSS (ce qui est le but poursuivi par l'auteur).
Par contre si tu collectes les stickers et que tu montes une expo avec (donc que tu fais une représentation/publication de ces stickers), je t'assure que potentiellement tu peux avoir des problèmes.
La différences entre nous deux c'est que tu sembles considérer qu'un RSS a vocation initiale à être publié (ce qui légitimerait tout à fait ton usage). Or selon moi il a vocation principale à simplement être lu (au moins dans le cas des bloggueurs). Rien d'autre, selon moi, n'est autorisé implicitement.
> quelqu'un qui ne veut pas qu'on affiche son contenu ailleurs que chez lui peut
> TOUT SIMPLEMENT ne pas publier de fil RSS
Certes, mais dans ce cas là il empêche aussi plein d'utilisation que potentiellement/probablement il souhaite autoriser, et je pense là à tous les utilisateurs qui lisent directement les RSS dans leur aggrégateur, sans passer par une republication intermédiaire.
En dis tu autant des livres (s'ils sortent on peut les copier et les distribuer), des musiques, de ton journal quotidien, des films ?
La publication n'implique aucune autorisation. Tu ne peux associer un refus d'autorisation *pour ce que tu veux en faire* et un arrêt total de la publication initiale. Ce ne serait pas juste.
> quand les aggrégateurs ne respectent pas la volonté des auteurs, c'est en
> général parce que ces derniers n'ont pas de moyen technique pour l'exprimer.
Il est vrai que quand la licence et les conditions sont absentes c'est probablement souvent par oubli, méconnaissance ou ignorance de la question plus que par interdiction totale de tout usage.
Encourager et inciter à spécifier explicitement les licence est une très bonne chose, nous sommes tout à fait d'accord là dessus.
Par contre le problème ici ne vient AMHA ni des auteurs, ni du format, ni des aggrégateurs. Il vient que toi (enfin plus généralement les intermédiaires, je ne connais pas suffisament *ta* situation) considèrent souvent (volontairement, par méconnaissance ou par ignorance) que si rien n'est explicité, il peuvent s'autoriser à faire ce qu'ils veulent. C'est une erreur (au moins en France) et ce n'est pas justifiable.
[^] # Re: Du DRM dans les RSS ?
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse au journal Du RSS et de sa bonne utilisation.... Évalué à 4.
> sensu, et que ça n'est pas proscrit par la loi.
Je vois très mal ce que ça change : même si elle est réservée à tes utilisateurs ça reste une publication. C'est au moins une représentation et une copie. Les deux sont interdits, que ce soit uniquement à tout le public ou à une liste spécifique. Ceci dit je me vois mal te reprocher d'accorder plus de foi à un juriste qu'à moi, informaticien, sur ce point là, donc je vais m'arrêter là dessus.
> Le problème c'est que le RSS est [...] destiné à [...] publication externe
> [...] et que l'utilisation [...] est une indication de la volonté de l'auteur.
Je ne vois pas en quoi je fais une publication quand je met des dizaines de RSS dans mon aggrégateur perso sur mon poste de travail.
Je suis convaincu que c'est réellement principalement cette utilisation qu'ont en tête la plupart des auteurs, et pas une aggrégation par un tiers pour republication au lecteur final.
Du coup non, ça n'implique aucune volonté de l'auteur pour republier.
> Si je fabrique des stickers autocollant et que je les distribue, puis-je
> décemment me plaindre que les gens vont les coller ?
Non, pas plus que l'auteur ne pourra se plaindre si tu lis son RSS (ce qui est le but poursuivi par l'auteur).
Par contre si tu collectes les stickers et que tu montes une expo avec (donc que tu fais une représentation/publication de ces stickers), je t'assure que potentiellement tu peux avoir des problèmes.
La différences entre nous deux c'est que tu sembles considérer qu'un RSS a vocation initiale à être publié (ce qui légitimerait tout à fait ton usage). Or selon moi il a vocation principale à simplement être lu (au moins dans le cas des bloggueurs). Rien d'autre, selon moi, n'est autorisé implicitement.
> quelqu'un qui ne veut pas qu'on affiche son contenu ailleurs que chez lui peut
> TOUT SIMPLEMENT ne pas publier de fil RSS
Certes, mais dans ce cas là il empêche aussi plein d'utilisation que potentiellement/probablement il souhaite autoriser, et je pense là à tous les utilisateurs qui lisent directement les RSS dans leur aggrégateur, sans passer par une republication intermédiaire.
En dis tu autant des livres (s'ils sortent on peut les copier et les distribuer), des musiques, de ton journal quotidien, des films ?
La publication n'implique aucune autorisation. Tu ne peux associer un refus d'autorisation *pour ce que tu veux en faire* et un arrêt total de la publication initiale. Ce ne serait pas juste.
> quand les aggrégateurs ne respectent pas la volonté des auteurs, c'est en
> général parce que ces derniers n'ont pas de moyen technique pour l'exprimer.
Il est vrai que quand la licence et les conditions sont absentes c'est probablement souvent par oubli, méconnaissance ou ignorance de la question plus que par interdiction totale de tout usage.
Encourager et inciter à spécifier explicitement les licence est une très bonne chose, nous sommes tout à fait d'accord là dessus.
Par contre le problème ici ne vient AMHA ni des auteurs, ni du format, ni des aggrégateurs. Il vient que toi (enfin plus généralement les intermédiaires, je ne connais pas suffisament *ta* situation) considèrent souvent (volontairement, par méconnaissance ou par ignorance) que si rien n'est explicité, il peuvent s'autoriser à faire ce qu'ils veulent. C'est une erreur (au moins en France) et ce n'est pas justifiable.