Et alors ? L'allemagne Nazie à aussi construit des autoroutes qui ont grandement aidé l'économie du pays (question de nationalisme, le pays doit être grand et tout)
Ahah, oui c'est vrai hitler assurait grave, les autoroutes, la coccinelle, toussa.
Ok, j'ai déjà entendu cette blague dans Groland (mais chez Groland, c'est vraiment drole).
Maintenant tu notera que je ne disait pas : c'est mauvais parce que hitler l'a fait et que tout ce qu'hitler fait est mal. Je pointait e fait que ce parti pris avait été central, inhérent au processus idéologique nazi conernant le fameux « corps du peuple », et précisément en ceci qu'il fondait l'exclusion et simultanément, les grandes valeurs, l'idéal du corps pur, et du völkish. L'exact pendant sanitaire du Triumph des Willens de Leni Riefenstahl.
Le nazisme est un exemple pratique parce que simple et connu de tous (enfin, visiblement tous ne connaissent pas le régime sanitaire nazi), mais on pourrai aussi bien parler de l'histoire grandes mesures ou institutions d'hygiène de masse, comme la fondation des hopitaux psychiatriques (sous Pinel et Esquirol) ou des prisons modernes, l'instauration d'un nouveau régime disciplinaire qui sera désormais celui de l'armée moderne (sous Fréderic II), etc., bref, de toutes les instutions qui, depuis 200 ans, se sont donné pour mission de dresser les corps ou les esprits, d'assainir les masses. Les historiens et sociologues ont montrés une remarquable constance structurelle, dans ces diverses formes d'institutions, comme dans les diverses grandes campagnes hygiénistes.
T'essaie de prouver quoi exactement ? qu'à partir d'un exemple : allemagne nazie -> interdiction du tabac on peux généraliser interdiction du tabac -> société totalitaire ?
Tu aurais du lire les textes en liens. Je généralise beaucoup plus !
Je demande : sur quel fondement de légitimité, dans quel cadre conceptuel/idéologique, et dans quel interet, le pouvoir excerce-t-il un contrôle sur ce qu'on fait de notre corps, au sens biologique. Quelle idéologie sert cette volonté étatique du corps pur, ce besoin d'imposer l'hygiène, aux citoyens, par la force (la loi) ?
Car il s'agit bien de ça dans les multiples campagnes antitabac successives: que le pouvoir s'occupe de mon corps et de celui de chaque fumeur. Cette loi ci fait soit-disant exception parce qu'elle prétent défendre la santé des autres (argument duement repris dans les commentaires de ce journal) mais faute du moindre étayage scientifique (aucune preuve que la fumée dans les bars et restaus tue massivement les nons-fumeurs, ou que la solution proposée résolve quoique ce soit), on voit nettement qu'il n'y a pas de raisons de la distinguer des précédentes: elle n'est qu'idéologie, morale, gestion des moeurs.
D'autant plus qu'en cherchant bien tu peux trouver à la pelle des points communs comme des différences.
Je ne parle pas de ressemblances de forme mais de conjectures structurales. Et je ne parle pas de l'ensemble du régime nazi, je parle de la façon dont le politique et la gestion des corps des citoyens se mèlent et se confondent.
Et bien tu vois, mes restau j'aimerai bien les choisirs sur d'autres critères que "fumeurs/non fumeurs", et d'ailleurs je le fais pas. Pareil pour les bars.
En somme, tu reconnais que la fumée de cigarette, qui t'incommode tant, est finalement un critère secondaire pour choisir un bar ?
Mais tu voudrait tout de même imposer, à ceux pour qui c'est essentiel, de n'avoir plus de choix (« non fumeurs, tous comme moi, je ne tolérerai plus d'exception, pas de différences ») ? tu voulais un débat sur la liberté, au fait ?
Mais je ne veut pas débatre sur la liberté, j'aimerai qu'on parle de l'aspect politique.
un peu rude, le pas, à croire que t'avais déja une argumentation choc toute faite.
Absolument pas. Mais il se trouve que j'ai travaillé (et lu) sur la question des institutions soignantes, du pouvoir médical et sur leur histoire. Que, par ailleur, j'ai cherché des infos lorsque j'ai entendu des élus assertir « le tabac dans les cafés tue / est mauvais / c'est mal /... ». Je ne vois pas en quoi le débat serait meilleur lorsque les participants sont ignorants et ininformés.
[^] # Re: Ireland
Posté par herodiade . En réponse au journal Interdiction de fumer dans les lieux publics des début 2007 ?. Évalué à -1.
Ahah, oui c'est vrai hitler assurait grave, les autoroutes, la coccinelle, toussa.
Ok, j'ai déjà entendu cette blague dans Groland (mais chez Groland, c'est vraiment drole).
Maintenant tu notera que je ne disait pas : c'est mauvais parce que hitler l'a fait et que tout ce qu'hitler fait est mal. Je pointait e fait que ce parti pris avait été central, inhérent au processus idéologique nazi conernant le fameux « corps du peuple », et précisément en ceci qu'il fondait l'exclusion et simultanément, les grandes valeurs, l'idéal du corps pur, et du völkish. L'exact pendant sanitaire du Triumph des Willens de Leni Riefenstahl.
Le nazisme est un exemple pratique parce que simple et connu de tous (enfin, visiblement tous ne connaissent pas le régime sanitaire nazi), mais on pourrai aussi bien parler de l'histoire grandes mesures ou institutions d'hygiène de masse, comme la fondation des hopitaux psychiatriques (sous Pinel et Esquirol) ou des prisons modernes, l'instauration d'un nouveau régime disciplinaire qui sera désormais celui de l'armée moderne (sous Fréderic II), etc., bref, de toutes les instutions qui, depuis 200 ans, se sont donné pour mission de dresser les corps ou les esprits, d'assainir les masses. Les historiens et sociologues ont montrés une remarquable constance structurelle, dans ces diverses formes d'institutions, comme dans les diverses grandes campagnes hygiénistes.
T'essaie de prouver quoi exactement ? qu'à partir d'un exemple : allemagne nazie -> interdiction du tabac on peux généraliser interdiction du tabac -> société totalitaire ?
Tu aurais du lire les textes en liens. Je généralise beaucoup plus !
Je demande : sur quel fondement de légitimité, dans quel cadre conceptuel/idéologique, et dans quel interet, le pouvoir excerce-t-il un contrôle sur ce qu'on fait de notre corps, au sens biologique. Quelle idéologie sert cette volonté étatique du corps pur, ce besoin d'imposer l'hygiène, aux citoyens, par la force (la loi) ?
Car il s'agit bien de ça dans les multiples campagnes antitabac successives: que le pouvoir s'occupe de mon corps et de celui de chaque fumeur. Cette loi ci fait soit-disant exception parce qu'elle prétent défendre la santé des autres (argument duement repris dans les commentaires de ce journal) mais faute du moindre étayage scientifique (aucune preuve que la fumée dans les bars et restaus tue massivement les nons-fumeurs, ou que la solution proposée résolve quoique ce soit), on voit nettement qu'il n'y a pas de raisons de la distinguer des précédentes: elle n'est qu'idéologie, morale, gestion des moeurs.
D'autant plus qu'en cherchant bien tu peux trouver à la pelle des points communs comme des différences.
Je ne parle pas de ressemblances de forme mais de conjectures structurales. Et je ne parle pas de l'ensemble du régime nazi, je parle de la façon dont le politique et la gestion des corps des citoyens se mèlent et se confondent.
Et bien tu vois, mes restau j'aimerai bien les choisirs sur d'autres critères que "fumeurs/non fumeurs", et d'ailleurs je le fais pas. Pareil pour les bars.
En somme, tu reconnais que la fumée de cigarette, qui t'incommode tant, est finalement un critère secondaire pour choisir un bar ?
Mais tu voudrait tout de même imposer, à ceux pour qui c'est essentiel, de n'avoir plus de choix (« non fumeurs, tous comme moi, je ne tolérerai plus d'exception, pas de différences ») ? tu voulais un débat sur la liberté, au fait ?
Mais je ne veut pas débatre sur la liberté, j'aimerai qu'on parle de l'aspect politique.
un peu rude, le pas, à croire que t'avais déja une argumentation choc toute faite.
Absolument pas. Mais il se trouve que j'ai travaillé (et lu) sur la question des institutions soignantes, du pouvoir médical et sur leur histoire. Que, par ailleur, j'ai cherché des infos lorsque j'ai entendu des élus assertir « le tabac dans les cafés tue / est mauvais / c'est mal /... ». Je ne vois pas en quoi le débat serait meilleur lorsque les participants sont ignorants et ininformés.