Maintenant je n'ai jamais rencontrer de fumeur (moi y compris) refuser d'éteindre la cigarette, même quand il n'y pas d'interdiction.
Par contre je connais plus de non fumeur qui n'ose pas demander à un inconnu, et qui reparte frustré...
Tranches de vie (la mienne) : il y a quelques années, je prenais très souvent le train de (grande) banlieue, et plus spécifiquement la partie francilienne de la ligne Paris-Reims.
Sur cette ligne, et aux horaires que je pratiquais (le vendredi soir, étudiant, tout ça), je tombais très régulièrement sur une bande de fumeurs militants chiatiques. Toujours les mêmes, certes, mais ils étaient suffisament nombreux (plus d'une dizaine) pour compenser les statistiques de bien des gens qui m'ont prétendu "n'en connaître aucun".
Pour restituer l'ambiance générale du wagon : prenez le nombre de places assises prévues dans le train, multipliez-le par trois et faites rentrer tout ce petit monde dedans, après une longue semaine de boulot, à 7/8h du soir. En bref : il fait chaud, ça pue, ça colle de partout. Bonheur.
Là-dessus, tu rajoutes le groupe sus-cité, habitué des lieux (donc dans les premiers à rentrer dans le train, donc assis - eux), en train de cloper comme des pompiers et d'enfumer sans aucun complexe un wagon déjà plus guère vivable. Rajoutes, pour la mesure, les rires gras, les blagues sexistes et tout le toutim. Je précise, pour éviter tout raccourci abusif, qu'il ne s'agissait nullement de "jeunes", à quelque sens du terme que ce soit : l'age moyen que j'aurais donné à ces braves gens tournait entre 35 et 45 ans. Je précise également qu'il s'agissait d'individus des deux sexes, suivant une proportion approximative de 50% chaque.
La première fois, j'ai envisagé de leur faire remarquer leur manque d'égards pour leurs compagnons de voyage. Par "chance", un autre usager a eu l'initiative et a - poliment - demandé s'il était possible d'éviter de fumer dans de telles conditions de promiscuité forcée : il s'est fait litérallement huer, et à du subir silencieusement les charges de ces messieurs-dames au moins pendant les 20 minutes de trajet que j'ai partagé avec ce beau monde.
J'ai revu très souvent ce groupe de joyeux fumeurs decomplexés et heureux de vivre, et j'ai assisté plus d'une fois au lynchage en règle d'un importun empêcheur de fumer en rond. J'ai déjà vu des fumeurs se comporter comme d'absolus connards, mais jamais je n'en ai vu d'aussi peu irrespectueux que ceux-là. Fin de mon témoignage à deux balles.
[^] # Re: Pas les bars???
Posté par Larry Cow . En réponse au journal Interdiction de fumer dans les lieux publics des début 2007 ?. Évalué à 10.
Par contre je connais plus de non fumeur qui n'ose pas demander à un inconnu, et qui reparte frustré...
Tranches de vie (la mienne) : il y a quelques années, je prenais très souvent le train de (grande) banlieue, et plus spécifiquement la partie francilienne de la ligne Paris-Reims.
Sur cette ligne, et aux horaires que je pratiquais (le vendredi soir, étudiant, tout ça), je tombais très régulièrement sur une bande de fumeurs militants chiatiques. Toujours les mêmes, certes, mais ils étaient suffisament nombreux (plus d'une dizaine) pour compenser les statistiques de bien des gens qui m'ont prétendu "n'en connaître aucun".
Pour restituer l'ambiance générale du wagon : prenez le nombre de places assises prévues dans le train, multipliez-le par trois et faites rentrer tout ce petit monde dedans, après une longue semaine de boulot, à 7/8h du soir. En bref : il fait chaud, ça pue, ça colle de partout. Bonheur.
Là-dessus, tu rajoutes le groupe sus-cité, habitué des lieux (donc dans les premiers à rentrer dans le train, donc assis - eux), en train de cloper comme des pompiers et d'enfumer sans aucun complexe un wagon déjà plus guère vivable. Rajoutes, pour la mesure, les rires gras, les blagues sexistes et tout le toutim. Je précise, pour éviter tout raccourci abusif, qu'il ne s'agissait nullement de "jeunes", à quelque sens du terme que ce soit : l'age moyen que j'aurais donné à ces braves gens tournait entre 35 et 45 ans. Je précise également qu'il s'agissait d'individus des deux sexes, suivant une proportion approximative de 50% chaque.
La première fois, j'ai envisagé de leur faire remarquer leur manque d'égards pour leurs compagnons de voyage. Par "chance", un autre usager a eu l'initiative et a - poliment - demandé s'il était possible d'éviter de fumer dans de telles conditions de promiscuité forcée : il s'est fait litérallement huer, et à du subir silencieusement les charges de ces messieurs-dames au moins pendant les 20 minutes de trajet que j'ai partagé avec ce beau monde.
J'ai revu très souvent ce groupe de joyeux fumeurs decomplexés et heureux de vivre, et j'ai assisté plus d'une fois au lynchage en règle d'un importun empêcheur de fumer en rond. J'ai déjà vu des fumeurs se comporter comme d'absolus connards, mais jamais je n'en ai vu d'aussi peu irrespectueux que ceux-là. Fin de mon témoignage à deux balles.