Je pense avoir bien compris tes arguments, et je les trouvent pertinents.
Néanmoins, je voudrais te faire les remarques suivantes :
1) Il y a la question de la stabilité de l'API. Même en contribuant beaucoup à un framework, les dev KDE ne seront jamais maîtres de l'API.
Il y a la question de la compatibilité binaire qui a été soulevée (tu dis que ça marche aussi avec gnome, mais je ne suis pas assez au courant pour débattre). Ceci dit, une api mouvante est une bonne raison d'encapsuler : Phonon étant destiné à tes tâches simples, il est à priori possible de s'adapter aux changements du backend sans changer l'API de Phonon.
Conséquence directe, quand l'API d'un framework change, ce n'est pas toutes les applis qui doivent s'adapter, mais seulement Phonon.
C'est un gros plus pour les développeurs qui utilisent juste le son pour lire un ogg qui insulte l'utilisateur quand il clique n'importe où.
2) Quoique tu en dises, il est plus simple de prendre en main une bibliothèque qui a une petite API plutôt qu'une bibliothèque qui a une API qui permet de faire le café.
3) Tu as parlé des applis qui voudraient plus de fonctionnalités et donc Phonon serait insuffisant. On ne parles pas ici de AmaroK ou Kaffeine, mais plutôt des applis genre K3B : il y a peu de chances que les utilisateurs demandent à K3B de faire autre chose que lire un son quand la gravure a réussi ou échouer (ou alors, je retourne avec mon fvwm et mes xterms).
4) Last, but not least, je suis d'accord sur le fait que l'unicité d'un framework est multimédia est une bonne chose, mais c'est infaisable en pratique. C'est là-dessus que se base une bonne partie de ton raisonnement, et il assez cohérent si on accepte cette assertion. Mais tu trouvera toujours un utilisateur qui voudra celui que tu n'as pas choisi, pour une raison X ou Y, recevable ou non, mais dont il ne démordra pas. D'où la très grande utilité de Phonon, même pour l'utilisateur : si j'ai envie d'utiliser Xine, je le dis à Phonon, et je n'ai pas à le dire à chaque appli.
[^] # Re: Phonon
Posté par Jean-Philippe Garcia Ballester . En réponse au journal Vous voulez krasher ? (KDE4 inside). Évalué à 10.
Néanmoins, je voudrais te faire les remarques suivantes :
1) Il y a la question de la stabilité de l'API. Même en contribuant beaucoup à un framework, les dev KDE ne seront jamais maîtres de l'API.
Il y a la question de la compatibilité binaire qui a été soulevée (tu dis que ça marche aussi avec gnome, mais je ne suis pas assez au courant pour débattre). Ceci dit, une api mouvante est une bonne raison d'encapsuler : Phonon étant destiné à tes tâches simples, il est à priori possible de s'adapter aux changements du backend sans changer l'API de Phonon.
Conséquence directe, quand l'API d'un framework change, ce n'est pas toutes les applis qui doivent s'adapter, mais seulement Phonon.
C'est un gros plus pour les développeurs qui utilisent juste le son pour lire un ogg qui insulte l'utilisateur quand il clique n'importe où.
2) Quoique tu en dises, il est plus simple de prendre en main une bibliothèque qui a une petite API plutôt qu'une bibliothèque qui a une API qui permet de faire le café.
3) Tu as parlé des applis qui voudraient plus de fonctionnalités et donc Phonon serait insuffisant. On ne parles pas ici de AmaroK ou Kaffeine, mais plutôt des applis genre K3B : il y a peu de chances que les utilisateurs demandent à K3B de faire autre chose que lire un son quand la gravure a réussi ou échouer (ou alors, je retourne avec mon fvwm et mes xterms).
4) Last, but not least, je suis d'accord sur le fait que l'unicité d'un framework est multimédia est une bonne chose, mais c'est infaisable en pratique. C'est là-dessus que se base une bonne partie de ton raisonnement, et il assez cohérent si on accepte cette assertion. Mais tu trouvera toujours un utilisateur qui voudra celui que tu n'as pas choisi, pour une raison X ou Y, recevable ou non, mais dont il ne démordra pas. D'où la très grande utilité de Phonon, même pour l'utilisateur : si j'ai envie d'utiliser Xine, je le dis à Phonon, et je n'ai pas à le dire à chaque appli.
mes 2 centimes dans ce dialogue de sourds.