• [^] # Re: Les Gnomistes m'emmerdent

    Posté par . En réponse au journal Vous voulez krasher ? (KDE4 inside). Évalué à 5.

    Le point, tu l'as coupé ; il se trouvait dans le paragraphe d'après :

    A partir du moment où une certaine masse critique de logiciels libres sera utilisée sur les systèmes propriétaires, le comportement du système en lui-même sera beaucoup moins visible (évidemment ce n'est que mon avis).

    En résumé :
    La méthode la plus rapide pour imposer Linux à la place de windows est d'abord de le faire dans les entreprises, qui se chargeront de former leurs employés.
    Si on "inonde" un SE proprio avec du logiciel libre de bonne qualité, on redonne à l'utilisateur la bonne manie de ne pas s'arrêter aux logiciels fournis par défaut (lecture DVD, retouche d'image, système d'exploitation ;-) ).
    J'espère donc (naïvement ?) que grâce à une certaine dynamique (et une certaine éducation ?) on arrivera à rendre l'utilisateur critique concernant le choix de ses logiciels.
    Il existe actuellement des logiciels qui sont critiques, qu'il s'agisse de logiciels pro ou ludiques. Au niveau des jeux vidéo, il est impératif de proposer un framework de développement presque aussi attractif que celui proposé par MS (et portable).

    L'argumentation complète se trouve en-dessous :-)



    Bon, voyons le côté pessimiste des choses : tant que dans les boites les gens n'auront pas de formation aux environnements de travail sous Linux, on ne peut effectivement pas espérer récupérer en masse les utilisateurs actuels des micro-ordinateurs. Le meilleur moyen de fournir en masse ce genre de formation me semble évidemment être la formation sur le lieu de travail. Pourquoi Word, Photoshop, etc., ont été si populaires au départ chez le particulier ? Entre autres parce que ce sont les logiciels utilisés quotidiennement au boulot par tout un tas de catégories de travailleurs.

    Le côté plus optimiste selon moi : comme je le dis plus haut, si le comportement des applications, au look des fenêtres près, est le même que ce soit sous Linux ou sous Windows, alors la transition me semble bien plus simple. Dire que MS ou Apple "gagnent" des clients lorsqu'on porte sur leur plate-forme des applications libres, cela me semble très erroné. A partir du moment où tu introduis la notion de choix - par exemple, montrer à quelqu'un qu'il existe plusieurs alternatives pour éviter d'avoir à charger 4 logiciels de messagerie instantanée en utilisant gaim, ou adiumX, ou bien en montrant que firefox propose tout un tas de choses plutôt cool que IE n'a pas, idem pour Thunderbird Vs Outlook, etc., on réinstaure le besoin de rechercher une certaine qualité dans les logiciels utilisés, on réapprend à l'utilisateur que les logiciels d'un ordinateur, c'est comme un appareil électroménager : il ne faut pas nécessairement prendre le moins cher/le plus accessible (parce qu'il a été préinstallé par exemple)/...

    Au final, j'espère (et là je sais que je suis sans doute un peu trop optimiste) qu'à force d'avoir le choix, il semble naturel à l'utilisateur final de se demander si Windows est bien le SE qui lui convient. S'il répond oui à cette question, alors il aura fait le choix en tout conscience. De plus, on peut dire ce qu'on veut, mais pour le moment, pour certaines grosses applications critiques pour les boites, il n'existe aucune alternative sous Linux. Windows s'impose car il est la seule alternative viable. Idem pour les jeux.

    Alors oui, les jeux sous linux, il faudrait les développer, en mettre plein d'autres, etc. Mais comme ils représentent une part non-négligeable des raisons qu'ont les constructeurs à pousser toujours plus loin la puissance des micro-processeurs et des cartes graphiques, il serait plutôt bienvenu que d'une manière ou d'une autre, les jeux arrivent sous Linux. Ca passe selon moi par la présence d'outils équivalents à ceux proposés par DirectX (et non, SDL n'est pour le moment pas tout à fait suffisante). Ils n'ont pas besoin d'être aussi performants que ceux de MS (après tout, MS aura toujours un train d'avance, vu qu'ils connaissent tout de l'API windows, et qu'ils ont des contrats avec les constructeurs de matériel), mais assez pour que les boites qui font du logiciel de type jeu vidéo puissent développer pour une plate-forme telle que Linux. Personnellement, si les jeux arrivaient sous Linux un an après la version Windows (cas de Never Winter Nights, par exemple), ça ne me dérangerait pas (un jeu, s'il est bon, le reste malgré le retard technologique).