La classification à l'extrême droite d'Hitler, par extension du nazisme et du fascisme est un des forfaits du politiquement correct. Nazi vient de Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, et Mussolini était directeur de l'Aventi et était aussi un type d'extrême gauche, ce qui lui valu d'être expulsé du Parti Socialiste italien [1].
En fait, ce qui distingue vraiment le nazisme et le fascisme du soviétisme, c'est le nationalisme qui est exacerbé chez les deux premiers et qui est dissimulé chez le troisième. Effectivement, l'URSS fût notoirement antisémite, avec les fameux pogroms [2], au moins sous Staline, avait une sérieuse tendance à prendre ses voisins pour des sous-êtres, comme les polonais par exemple, etc. Lénine lui-même reconnut que le seul sentiment pouvant rivaliser avec celui d'appartenance à une classe, c'est le nationalisme (citation de mémoire). Mais cela n'était pas conforme, à l'Internationale. Aussi le racisme russe ne prit pas autant d'importance que celui de l'Allemagne.
Mais évidemment, politiquement, il est plus correct de dire à ses copains gauchistes, que non, non, non ! les nazis n'ont rien à voir avec nous, ce n'est pas juste une sanglante querelle de chapelle, comme les guerres de religions entre protestants et catholiques…
Ensuite, le contexte est pour ma thèse, justement. Car trouve-moi lors de l'après-guerre, des membres de l'intelligenstia aussi en vue que Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, le Président François Mitterand ou le Premier Ministre Pierre Mauroy, mais qui loue Franco ou Pinochet, plutôt que Staline ou Mao. Pourtant, ils savaient, ils ne pouvaient pas ne pas savoir, ils refusaient de savoir comme l'illustra leur attitude à l'égard de Raymond Aron, qui avait compris, lui, ou de L'Archipel du goulag de Soljenitsyne en 1973…
La diversité n'empêche pas la pensée unique. La pensée unique n'a pas la même intensité ni les même modalité partout où elle s'applique. Par exemple, Royal, Hollande, Jospin ou Fabius, qui n'y crois que peu ou prou maintenant, se sont heurté à l'inertie de l'emprise de la pensée unique sur le peuple de gauche : Mitterand ne l'avait fait qu'après coup avec la fameuse conversion du socialisme à la réalité (sic !), Jospin avant avec «Mon projet n'est pas un projet socialiste.», et les autres tentent de faire plus ou moins semblant à l'approche de 2007, voire dès le référendum, pour Fabius.
Finalement, ils disent à peu près la même chose en public, pour preuve, Olivier Besancenot, qui semble diamétralement opposé aux ténors du PS, ne fait que douter que Fabius mènera réellement une politique anti-libérale, critiquer Hollande lors d'un débat télévisuel parce qu'il ne va pas assez loin, tout en laissant croire que si ce n'était pas le cas, une union de la gauche ne les aurait pas dérangé. Affirmation à peu de risques, puisqu'il sait bien qu'ils ne serotn jamais aussi extrêmes que lui…
Quant à la droite, oui, elle souffre de la pensée unique. Le thème de la droite décomplexée, ce serpent de mer, en est la meilleure preuve.
Mais pour Sarkozy courtisant l'électorat du FN, c'est tout simplement parce que Sarkozy est un pragmatique, et qu'il a compris comment profiter de la citation de Pierre Mauroy et pourquoi, entre autre, le FN a un relatif succès. Donc il reprend le problème trouve une solution qu'il juge adapté entre d'une part la régularisation automatique des sans-papiers auquel 90% des journalites, partie de l'intelligentsia, sont favorables, selon un sondage pour Marianne en 2001 et d'autre part le rideau de fer pour Jean-marie Le Pen [3]…
Au final, Sarkozy produit un peu le même effet à droite qu'à gauche à mes yeux, comme il n'a pas réellement de convictions idéologiques, il prend la mi-distance entre les nationalistes et les anti-nationalistes. Il ne s'est pas encore sorti de la pensée unique qui classe les gens entre ceux de gauche et les fachisants. Il ne fait que louvoyer.
Pour moi, ce qui serait vraiment en rupture, ce serait une proposition du style : on crée une plateforme d'immigration chargée de mettre en relation les migrants par exemple à l'amabassade de France du pays d'origine ou autre en cas de besoin, avec des particuliers ou des associations ou autre chose encore. Si tout se passe bien, on rentre le migrant dans l'intégralité des structures françaises, sinon, renvoie à la plateforme ou dans son pays s'il a changé d'avis.
D'abord les migrants seront tous de fait un minimum insérés dans le tissu social français, et non principalement dans des structures étatiques.
En court-cicuitant le processus de décision, on rend la naturalisation comme processus humain, de rencontre de destin et autres, et non plus une variable politique dans un processus très technocratique.
De plus, le total de migrants correspondra exactement à ce que la population souhaite ou accepte de voir immigrer. Dès lors, l'immigration clandestine n'aurait aucune excuse et pourrait donc être réprimée sans état d'âme. Comme la plateforme s'occuperait du transports des migrants, on sécuriserait la majeure voire la totalité de la partie dangerueuse du voyage, sujet aux trafics de mafieux.
Quant à forcer la générosité des autres, c'est anti-social, contrairement aux apparence, s'il y en a qui sotn manifestement égoïstes, qui ont tout pour accueillir des migrants
Bien sûr, il ya beaucoup de détails à règler, par exemple l'instauration d'un éventuel droit d'accompagnement à la migration qui serait retiré ou suspendu si on trouve que les cotoyens concernés en abusent, par exemple en surexploitant les migrants ou en ne s'en occupant pas mais en en faisant venir à la chaine. Il faudrait aussi discuter les modalités de payement : je verrais bien les parents adoptifs payer les frais d'immigration, ou alors le patron en manque de main-d'1⁄2uvre, en forfait ? Complété par des dons ? Partiellement sous-traitée à des entreprises pour faire jouer la concurrence ? Je serais même pour que l'État ne fixe qu'un cadre garde-fou, et qu'il y est plusieurs plateforme en émulation. Il y a beaucoup à peaufiner, mais c'est sur le principe. Je voudrais qu'on applique une subsidiarité stricte : l'écelon le plus bas s'occupe de tout ou à défaut, délègue à l'échelon supérieur. Le vote démocratique n'est qu'un pis-aller pour pallier les dérives d'un jacobinisme à la française…
J'en ai assez de cette gauche qui pense que les autres sont trop cons ou trop mauvais pour aider au bonheur de tous. Et qui finit par se sentir parfois autorisée à prendre ma fac en otage, à annuler des votes à bulletins secrets pour les remplacer par des votes anti-démocratiques à main-levée, sans compter le Besancenot, suffisament en vogue pour faire 5% à la présidentielle, qui est un révolutionnaire trotskiste et qu'on trouve tellement plus sympa qu'une Marine Le Pen. Assez de toute cette distortion entre les deux extrêmes pourtant si proches (nombre d'ouvriers votent FN, désormais)…
Finalement, la gauche, c'est un peu dans l'esprit d'une affiche de propagande que j'avais vu à Tolbiac «Quel acquis social ne l'est pas devenu par la lutte ?»ou de la ta signature, 龍 神 :
"On obtient plus de chose en étant poli et armé qu'en étant juste poli" Al Capone
[^] # Re: Cas d'école de politiquement correct...
Posté par moramarth . En réponse au journal L'humanité selon Sarkozy.... Évalué à 3.
En fait, ce qui distingue vraiment le nazisme et le fascisme du soviétisme, c'est le nationalisme qui est exacerbé chez les deux premiers et qui est dissimulé chez le troisième. Effectivement, l'URSS fût notoirement antisémite, avec les fameux pogroms [2], au moins sous Staline, avait une sérieuse tendance à prendre ses voisins pour des sous-êtres, comme les polonais par exemple, etc. Lénine lui-même reconnut que le seul sentiment pouvant rivaliser avec celui d'appartenance à une classe, c'est le nationalisme (citation de mémoire). Mais cela n'était pas conforme, à l'Internationale. Aussi le racisme russe ne prit pas autant d'importance que celui de l'Allemagne.
Mais évidemment, politiquement, il est plus correct de dire à ses copains gauchistes, que non, non, non ! les nazis n'ont rien à voir avec nous, ce n'est pas juste une sanglante querelle de chapelle, comme les guerres de religions entre protestants et catholiques…
Ensuite, le contexte est pour ma thèse, justement. Car trouve-moi lors de l'après-guerre, des membres de l'intelligenstia aussi en vue que Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, le Président François Mitterand ou le Premier Ministre Pierre Mauroy, mais qui loue Franco ou Pinochet, plutôt que Staline ou Mao. Pourtant, ils savaient, ils ne pouvaient pas ne pas savoir, ils refusaient de savoir comme l'illustra leur attitude à l'égard de Raymond Aron, qui avait compris, lui, ou de L'Archipel du goulag de Soljenitsyne en 1973…
La diversité n'empêche pas la pensée unique. La pensée unique n'a pas la même intensité ni les même modalité partout où elle s'applique. Par exemple, Royal, Hollande, Jospin ou Fabius, qui n'y crois que peu ou prou maintenant, se sont heurté à l'inertie de l'emprise de la pensée unique sur le peuple de gauche : Mitterand ne l'avait fait qu'après coup avec la fameuse conversion du socialisme à la réalité (sic !), Jospin avant avec «Mon projet n'est pas un projet socialiste.», et les autres tentent de faire plus ou moins semblant à l'approche de 2007, voire dès le référendum, pour Fabius.
Finalement, ils disent à peu près la même chose en public, pour preuve, Olivier Besancenot, qui semble diamétralement opposé aux ténors du PS, ne fait que douter que Fabius mènera réellement une politique anti-libérale, critiquer Hollande lors d'un débat télévisuel parce qu'il ne va pas assez loin, tout en laissant croire que si ce n'était pas le cas, une union de la gauche ne les aurait pas dérangé. Affirmation à peu de risques, puisqu'il sait bien qu'ils ne serotn jamais aussi extrêmes que lui…
Quant à la droite, oui, elle souffre de la pensée unique. Le thème de la droite décomplexée, ce serpent de mer, en est la meilleure preuve.
Mais pour Sarkozy courtisant l'électorat du FN, c'est tout simplement parce que Sarkozy est un pragmatique, et qu'il a compris comment profiter de la citation de Pierre Mauroy et pourquoi, entre autre, le FN a un relatif succès. Donc il reprend le problème trouve une solution qu'il juge adapté entre d'une part la régularisation automatique des sans-papiers auquel 90% des journalites, partie de l'intelligentsia, sont favorables, selon un sondage pour Marianne en 2001 et d'autre part le rideau de fer pour Jean-marie Le Pen [3]…
Au final, Sarkozy produit un peu le même effet à droite qu'à gauche à mes yeux, comme il n'a pas réellement de convictions idéologiques, il prend la mi-distance entre les nationalistes et les anti-nationalistes. Il ne s'est pas encore sorti de la pensée unique qui classe les gens entre ceux de gauche et les fachisants. Il ne fait que louvoyer.
Pour moi, ce qui serait vraiment en rupture, ce serait une proposition du style : on crée une plateforme d'immigration chargée de mettre en relation les migrants par exemple à l'amabassade de France du pays d'origine ou autre en cas de besoin, avec des particuliers ou des associations ou autre chose encore. Si tout se passe bien, on rentre le migrant dans l'intégralité des structures françaises, sinon, renvoie à la plateforme ou dans son pays s'il a changé d'avis.
D'abord les migrants seront tous de fait un minimum insérés dans le tissu social français, et non principalement dans des structures étatiques.
En court-cicuitant le processus de décision, on rend la naturalisation comme processus humain, de rencontre de destin et autres, et non plus une variable politique dans un processus très technocratique.
De plus, le total de migrants correspondra exactement à ce que la population souhaite ou accepte de voir immigrer. Dès lors, l'immigration clandestine n'aurait aucune excuse et pourrait donc être réprimée sans état d'âme. Comme la plateforme s'occuperait du transports des migrants, on sécuriserait la majeure voire la totalité de la partie dangerueuse du voyage, sujet aux trafics de mafieux.
Quant à forcer la générosité des autres, c'est anti-social, contrairement aux apparence, s'il y en a qui sotn manifestement égoïstes, qui ont tout pour accueillir des migrants
Bien sûr, il ya beaucoup de détails à règler, par exemple l'instauration d'un éventuel droit d'accompagnement à la migration qui serait retiré ou suspendu si on trouve que les cotoyens concernés en abusent, par exemple en surexploitant les migrants ou en ne s'en occupant pas mais en en faisant venir à la chaine. Il faudrait aussi discuter les modalités de payement : je verrais bien les parents adoptifs payer les frais d'immigration, ou alors le patron en manque de main-d'1⁄2uvre, en forfait ? Complété par des dons ? Partiellement sous-traitée à des entreprises pour faire jouer la concurrence ? Je serais même pour que l'État ne fixe qu'un cadre garde-fou, et qu'il y est plusieurs plateforme en émulation. Il y a beaucoup à peaufiner, mais c'est sur le principe. Je voudrais qu'on applique une subsidiarité stricte : l'écelon le plus bas s'occupe de tout ou à défaut, délègue à l'échelon supérieur. Le vote démocratique n'est qu'un pis-aller pour pallier les dérives d'un jacobinisme à la française…
J'en ai assez de cette gauche qui pense que les autres sont trop cons ou trop mauvais pour aider au bonheur de tous. Et qui finit par se sentir parfois autorisée à prendre ma fac en otage, à annuler des votes à bulletins secrets pour les remplacer par des votes anti-démocratiques à main-levée, sans compter le Besancenot, suffisament en vogue pour faire 5% à la présidentielle, qui est un révolutionnaire trotskiste et qu'on trouve tellement plus sympa qu'une Marine Le Pen. Assez de toute cette distortion entre les deux extrêmes pourtant si proches (nombre d'ouvriers votent FN, désormais)…
Finalement, la gauche, c'est un peu dans l'esprit d'une affiche de propagande que j'avais vu à Tolbiac «Quel acquis social ne l'est pas devenu par la lutte ?»ou de la ta signature, 龍 神 :
[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Mussolini#Des_origines_modestes surtout à la fin du chapitre.
[2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Pogrom
[3] http://www.frontnational.com/doc_id_immigration.php#programm(...)
Et voilà ce que l'autre résumé avec un prétentieux «Ce qu'il a voulu dire c'est que…»
Bon allez, bonne nuit. Je n'en peux plus…