• [^] # Re: space

    Posté par . En réponse au journal Stardust@home. Évalué à 2.

    Bon, voilà pour moi les raisons qui ont poussées la NASA à utiliser la communauté des geeks mais aussi des employés qui s’ennuis au bureau.

    D’abord, comment on procède en analyse d’image pour ce type de problèmes :
    1 : tu fais un filtre qui dégrossie le problème (on ne retient que les zones ou il y a un peu de contraste plutôt dense ou tu repère des formes rondes, ce qui est très chaud) et on récupère des petites images à analyser parmi la masse de grosse images de départ.
    2 : tu prends toute les zones qui ont de l’intérêt et tu en fais analyser une petite partie par des spécialistes (il faut avoir une partie quand même statistiquement viable, aux vues du problème, quelques centaines d’impacts certains et quelques milliers de non-impacts doivent être validés pour avoir des chances d’avoir une analyse de confiance).
    3 : tu mouline les imagettes sélectionnées pour obtenir un tat de variables comme le contraste moyen, la luminosité moyenne. On peut aussi faire une analyse de tous les points positionnés dans un espace vectoriel et on donne une importance à chacun (on dit qu’on réduit les dimensions du problème. L’ACP peut être une bonne solution : http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_en_composantes_principa(...) ). Bon, voilà maintenant on a moins d’une centaine de variables plutôt significatives pour chaque images.
    4 : tu étudies statistiquement le rapport qu’il y a entre la valeur des variables pour chaque image et le fait ou non d’être un impact. Pour ca, il y a des méthodes matheuses comme l’AFC http://fr.wikipedia.org/wiki/Analyse_factorielle_des_corresp(...) ou bien, on utilise un réseau de neurones (tu fais entrer toutes les variables dans système hyper paramétrable avec pleins d’entrées et une sortie et tu modifie les réglages du système jusqu’à ce que la sortie indique 1 quand c’est vraiment un impact et 0 quand c’en est pas un sur l’ensemble des données sûres).
    5 : tu applique ce que tu viens de terminé a l’ensemble des images non traitées par les spécialistes et tu regarde la sortie.

    Bon maintenant, c’est bien beau, mais il y a plein de failles là dedans…

    1 : le découpage est très couteux en puissance processeur, et donc couteux en argent…
    2 : l’ensemble de données validé (on appel ça le jeu d’apprentissage) doit être assez important. Or là il semble qu’il n’y a que quelques dizaines d’impacts sur tout le gel !!!
    3 : mouliner les imagettes est facile quand elles font toute plus ou moins la même taille. Or ce n’est pas du tout le cas… Donc il faut redimensionner et donc dénaturer les images => risque de perte d’infos.
    4 : ces méthodes d’analyse numériques sont biens mais sont même pas fiable à 90% dans le meilleur des cas et je ne crois pas qu’ils veuillent perdre ne serait ce que 5% des particules. La seule façon d’éviter ça est de baisser artificiellement l’exigence du modèle et donc d’avoir plein de fausses reconnaissances. Tout ceci implique de la vérification et on se mort la queue puisqu’on fait appel à l’humain pour un nombre important de tâches.
    5 : last but not least, comme Bush à la folie des grandeurs (et quelle grandeur !!!), il mise tout sur le programme mars. Donc les missions annexes ont moins de tunes et cherchent donc à se faire connaitre, l’opération est une fantastique com ….