• [^] # Re: Thèse deux.

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal 95 thèses d'activisme geek. Évalué à 4.

    et vous ne faites pas semblant de pas comprendre que quand un cracker viole une licence en désassemblant un binaire ...

    La licence interdit de décompiler. Je décompile, je lis, puis j'efface. J'ai violé la licence. Où se trouve le vol ?

    ... pour sortir la routine qui va alimenter son keygen, il vole les ayants droits des rémunérations qu'il aurait percu si le keygen n'était jamais sorti.

    Tu utilises toi-même le conditionnel « aurait perçu », donc les ayant-droits n'ont jamais touché ces rémunérations. Le méchant va créer un manque à gagner, mais il ne peut pas voler aux ayant-droits l'argent qu'ils n'ont pas.

    NB: par contre, vous pouvez reformuler le deuxième point et mettre :
    "Violer une licence c'est commettre une acte de contrefaçon, pas de vol", au moins ca sera plus clair pour tout le monde.


    Encore perdu, on peut violer les termes d'un contrat de licence sans commettre d'acte de contrefaçon.

    Pour finir, je tiens quand même à signaler que je comprends parfaitement ta position. Je crois que ton erreur vient du fait que tu donnes une autre définition au mot « vol ».
    En français (certaines langues sont plus lâches), les mots sont définis de manière assez stricte. Si on tente de leur donner une définition qui n'est pas la leur, on arrive à des discussions comme celle-ci. Ça me rappelle un dialogue de sourds avec une amie (politicienne) qui associait le terme « pouvoir » avec « autoritarisme » et qui du coup refusait d'admettre qu'elle avait, de par son métier, « un certain pouvoir de changer les choses ».