C'est techniquement vrai mais irrecevable dans ce contexte, car c'est une considération qui s'applique principalement à l'impression.
La résolution en DPI du meilleur écran du monde sera toujours autrement plus pauvre que celle d'une imprimante d'entrée de gamme et c'est normal, car ce sont deux choses complètement différentes. Un moniteur flirte avec les 72 à 80 pixels par pouce tandis qu'une imprimante descend rarement en dessous de 300 dpi.
Ceci interdit non seulement les approximations non anti-aliasées mais également, dans le cas des matrices LCD dont le nombre de pixels est fixe, de redescendre en résolution, l'interpolation la plus réussie dégradant toujours atrocement l'image.
Mais surtout, ce n'est absolument pas l'objectif recherché. Un moniteur ne sert pas à faire un rendu documentaire. C'est une ressource interactive, limitée, et utilisée par beaucoup d'applications à la fois. Lorsque que l'on monte en résolution, c'est bien pour avoir plus de place, pas pour que le rendu d'un même bureau aux dimensions identiques apparaisse globalement plus fin (ce qui serait idiot, de toute façons, puisque la majorité des décorations et des filets de séparation descendent encore au niveau du pixel individuel).
D'autre part, il faut se souvenir que si passer de ×ばつ1024 à ×ばつ1200 représente un gain de plus de 600 000 pixels (soit 25% de plus que ce qui est proposé en tout par par une résolution ×ばつ600), cela n'apporte que 20% de pixels de plus en largeur et 17% en hauteur. Proportionnellement, cela revient à faire passer un caractère de 8 pixels de large à 10 pixels, huit pixels étant déjà relativement larges pour un caractère. Faites un xmag et mesurez un peu la taille moyenne des minuscules de votre fonte système, pour voir ... autant dire que l'on ne gagne pas vraiment assez de place pour faire des miracles.
De même, la quasi-totalité des composants graphiques d'un WM est orienté bitmap et heureusement. Essayez de trouver un joli favicon, par exemple, et redimensionnez-le de ses ×ばつ16 pixels conventionnels vers ×ばつ20 et admirez le résultat. Les couleurs de chaque pixel individuel sont choisies pour être suggestives et provoquer le souvenir chez l'utilisateur de ce que l'icône doit évoquer. L'image est donc intimement liée à sa résolution.
Enfin, tout le monde n'a pas forcément la possibilité de monter en résolution (ni même d'en changer, dans le cas d'un portable ou d'une dalle LCD, soit 80% des utilisateurs), et tout le monde n'utilise pas non plus d'écran au format ×ばつ3 classique. Le cas des PocketPC est l'archétype des produits à la mode dont la résolution est réduite ! (Imaginez un instant Évolution sur un PocketPC).
Bref, même si les ressources graphiques, comme le reste de l'informatique, sont en perpétuelle évolution, celle-ci reste beaucoup plus lente que celles de l'espace disque ou de la mémoire vive. Ne serait-ce, d'ailleurs, que parce qu'un écran a deux dimension, il impose une croissance exponentionnelle (au carré) aux cartes qui le pilotent.
Pour ces raisons, la conception et la réalisation d'interfaces, qui tend à devenir un métier à part entière, est un domaine où il est plus important qu'ailleurs d'être sobre dans son exploitation des ressources.
[^] # Re: Pixel Inflation
Posté par Obsidian . En réponse au journal Regrouper les fonctionnalités sous la souris. Évalué à 6.
La résolution en DPI du meilleur écran du monde sera toujours autrement plus pauvre que celle d'une imprimante d'entrée de gamme et c'est normal, car ce sont deux choses complètement différentes. Un moniteur flirte avec les 72 à 80 pixels par pouce tandis qu'une imprimante descend rarement en dessous de 300 dpi.
Ceci interdit non seulement les approximations non anti-aliasées mais également, dans le cas des matrices LCD dont le nombre de pixels est fixe, de redescendre en résolution, l'interpolation la plus réussie dégradant toujours atrocement l'image.
Mais surtout, ce n'est absolument pas l'objectif recherché. Un moniteur ne sert pas à faire un rendu documentaire. C'est une ressource interactive, limitée, et utilisée par beaucoup d'applications à la fois. Lorsque que l'on monte en résolution, c'est bien pour avoir plus de place, pas pour que le rendu d'un même bureau aux dimensions identiques apparaisse globalement plus fin (ce qui serait idiot, de toute façons, puisque la majorité des décorations et des filets de séparation descendent encore au niveau du pixel individuel).
D'autre part, il faut se souvenir que si passer de ×ばつ1024 à ×ばつ1200 représente un gain de plus de 600 000 pixels (soit 25% de plus que ce qui est proposé en tout par par une résolution ×ばつ600), cela n'apporte que 20% de pixels de plus en largeur et 17% en hauteur. Proportionnellement, cela revient à faire passer un caractère de 8 pixels de large à 10 pixels, huit pixels étant déjà relativement larges pour un caractère. Faites un xmag et mesurez un peu la taille moyenne des minuscules de votre fonte système, pour voir ... autant dire que l'on ne gagne pas vraiment assez de place pour faire des miracles.
De même, la quasi-totalité des composants graphiques d'un WM est orienté bitmap et heureusement. Essayez de trouver un joli favicon, par exemple, et redimensionnez-le de ses ×ばつ16 pixels conventionnels vers ×ばつ20 et admirez le résultat. Les couleurs de chaque pixel individuel sont choisies pour être suggestives et provoquer le souvenir chez l'utilisateur de ce que l'icône doit évoquer. L'image est donc intimement liée à sa résolution.
Enfin, tout le monde n'a pas forcément la possibilité de monter en résolution (ni même d'en changer, dans le cas d'un portable ou d'une dalle LCD, soit 80% des utilisateurs), et tout le monde n'utilise pas non plus d'écran au format ×ばつ3 classique. Le cas des PocketPC est l'archétype des produits à la mode dont la résolution est réduite ! (Imaginez un instant Évolution sur un PocketPC).
Bref, même si les ressources graphiques, comme le reste de l'informatique, sont en perpétuelle évolution, celle-ci reste beaucoup plus lente que celles de l'espace disque ou de la mémoire vive. Ne serait-ce, d'ailleurs, que parce qu'un écran a deux dimension, il impose une croissance exponentionnelle (au carré) aux cartes qui le pilotent.
Pour ces raisons, la conception et la réalisation d'interfaces, qui tend à devenir un métier à part entière, est un domaine où il est plus important qu'ailleurs d'être sobre dans son exploitation des ressources.