> Personnellement je signe les clés de personnes en qui j'ai confiance et non de personne dont j'ai verifier les papiers.
Pour moi le Web of Trust de GnuPG est fondamentalement une histoire de confiance dans l'identité et pas une histoire de confiance dans la personne.
La confiance elle se calcule avec le nombre de signatures, l'importance des signatures, et la branche à laquelle on les relies à toi (est ce que tu as confiance dans la branche qui mène à la personne que tu vérifies).
Le système des keysigning party est vieux et bien implanté. Il y a des howto et des paquets deb uniquement pour ça. C'est même le moyen de s'implanté proposé par les docs GnuPG. C'est fait justement parce que ça permet qu'on authentifie ton identité. Après si les gens ne te connaissent pas ils te mettront une confiance faible ou nulle dans leur trousseau, mais au moins il y a aura moyen de tracer des relations vers toi et à travers toi. Le nombre de ces relations et leur importance permettra éventuellement de se faire une idée.
Le système de confiance dans la personne il est implanté dans l'outil mais n'est géré que par ton trousseau de clé pour te permettre de donner un indice de confiance dans un message signé que tu reçois. C'est une information privée qui n'est pas exportée, et donc qui est dissociée des signatures de clé que tu peux faire.
> je signe les clés qu'ils ont eux même signés, avec un degré de confiance moindre en fonction de l'eloignement dans la chaine
Les degrés de confiance c'est pour ton trousseau de clés en interne. C'est une donnée pour toi pour savoir si tu peux avoir confiance dans les signatures faites par la clé X ou Y. Ca ne transpire jamais à l'extérieur. A l'extérieur la signature elle est binaire. Soit tu certifies l'identité, soit tu ne la certifies pas. Signer une clé avec un degré de confiance moindre ne veut rien dire (enfin sauf si tu n'exportes jamais la signature, mais dans ce cas autant ne pas la faire et simplement intégrer la clé dans ton trousseau)
> Puis par extension je signe les clés qu'ils ont eux même signés
Ca par contre c'est clairement une perversion du système.
Gérer les relations entre signatures pour dire "oui, son identité est certifiée, mais avec deux intermédiaires et sur une branche à laquelle j'ai donné un niveau de confiance moyen" c'est à chacun de le faire, avec ses paramètres de confiance. Ca peut déjà être déterminé en suivant les signatures. Il y a même des softs qui tracent les relations dans de jolis graphiques de confiance.
Si tu signes les clés "parce qu'elles sont signées par des gens en qui tu as confiance", tu casses justement les graphes de confiance en faisant des raccourcis qui n'ont pas lieu d'être. Pire, si jamais ta relation se rend compte qu'elle a fait une bêtise et révoque sa clé ou sa signature, ton raccourci restera et tu auras fait une liaison qui normalement aurait du être révoquée.
Je ne sais pas comment le dire autrement mais en signant automatiquement les clés signées par tes relations, sans vérifier toi même physiquement ce que tu signes, tu casses beaucoup plus le réseau de confiance qu'en faisant une keysigning party qui se base sur l'identité des présents.
[^] # Re: Utilité?
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse au journal Signage de clefs PGP a Paris le 9 Juillet 2006. Évalué à 10.
Pour moi le Web of Trust de GnuPG est fondamentalement une histoire de confiance dans l'identité et pas une histoire de confiance dans la personne.
La confiance elle se calcule avec le nombre de signatures, l'importance des signatures, et la branche à laquelle on les relies à toi (est ce que tu as confiance dans la branche qui mène à la personne que tu vérifies).
Le système des keysigning party est vieux et bien implanté. Il y a des howto et des paquets deb uniquement pour ça. C'est même le moyen de s'implanté proposé par les docs GnuPG. C'est fait justement parce que ça permet qu'on authentifie ton identité. Après si les gens ne te connaissent pas ils te mettront une confiance faible ou nulle dans leur trousseau, mais au moins il y a aura moyen de tracer des relations vers toi et à travers toi. Le nombre de ces relations et leur importance permettra éventuellement de se faire une idée.
Le système de confiance dans la personne il est implanté dans l'outil mais n'est géré que par ton trousseau de clé pour te permettre de donner un indice de confiance dans un message signé que tu reçois. C'est une information privée qui n'est pas exportée, et donc qui est dissociée des signatures de clé que tu peux faire.
> je signe les clés qu'ils ont eux même signés, avec un degré de confiance moindre en fonction de l'eloignement dans la chaine
Les degrés de confiance c'est pour ton trousseau de clés en interne. C'est une donnée pour toi pour savoir si tu peux avoir confiance dans les signatures faites par la clé X ou Y. Ca ne transpire jamais à l'extérieur. A l'extérieur la signature elle est binaire. Soit tu certifies l'identité, soit tu ne la certifies pas. Signer une clé avec un degré de confiance moindre ne veut rien dire (enfin sauf si tu n'exportes jamais la signature, mais dans ce cas autant ne pas la faire et simplement intégrer la clé dans ton trousseau)
> Puis par extension je signe les clés qu'ils ont eux même signés
Ca par contre c'est clairement une perversion du système.
Gérer les relations entre signatures pour dire "oui, son identité est certifiée, mais avec deux intermédiaires et sur une branche à laquelle j'ai donné un niveau de confiance moyen" c'est à chacun de le faire, avec ses paramètres de confiance. Ca peut déjà être déterminé en suivant les signatures. Il y a même des softs qui tracent les relations dans de jolis graphiques de confiance.
Si tu signes les clés "parce qu'elles sont signées par des gens en qui tu as confiance", tu casses justement les graphes de confiance en faisant des raccourcis qui n'ont pas lieu d'être. Pire, si jamais ta relation se rend compte qu'elle a fait une bêtise et révoque sa clé ou sa signature, ton raccourci restera et tu auras fait une liaison qui normalement aurait du être révoquée.
Je ne sais pas comment le dire autrement mais en signant automatiquement les clés signées par tes relations, sans vérifier toi même physiquement ce que tu signes, tu casses beaucoup plus le réseau de confiance qu'en faisant une keysigning party qui se base sur l'identité des présents.