Je lui trouve plutôt un ton ironique, à cet article.
Et puis, il faut se replacer dans le contexte historique. Le mot "pédophile" n'avait sans doute pas le sens aussi péjoratif et criminel qu'aujourd'hui. Après tout, le sens premier de ce nom signifie "qui aime les enfants". Tous les parents sont donc pédophiles. Un parent qui ne le serait pas serait plutôt suspect ou coupable de maltraitance.
Au jour d'aujourd'hui, dans la bouche de tous, un pédophile est un maniaque sexuel qui s'en prend aux enfants. Peut-on pour autant juger les écrits d'hier avec nos pensées d'aujourd'hui sans se référer au contexte d'alors ? Résolument non.
Avant, on ignorait jusqu'à l'existence des pédophiles, des homosexuels, etc. Et pourtant, il suffit d'ouvrir les yeux sur l'Histoire des Hommes pour découvrir que cela a non seulement toujours existé mais que les Hommes n'en ont pas le monopole. D'autres animaux prennent du plaisir à faire l'amour, sans forcément chercher à se reproduire, avec un ou plusieurs partenaires, pas forcément du même sexe.
Pourquoi a-t-on ignoré tout cela si longtemps ? Parce qu'on était enfermé dans un carcan moralo-religieux qui nous a toujours bridé et qui n'est pas la panacée: les histoires des prêtes américains pédophiles sont là pour nous le prouver, s'il le fallait.
Loin de comprendre ce qu'on appelle des déviances (mot dont les sujets changent de décennies en décennies et selon les morales), je pense qu'il est important d'en parler et non de faire l'autruche au risque de les cantonner à l'anonymat, au marginal.
Un autre sujet, comme les prostituées. celles qui devaient venir de l'Est pour le Mondial, soit disant. On les attends toujours et finalement, est-ce que l'Allemagne n'aurait pas eu une meilleure solution en ré-ouvrant les maisons closes plutôt que cantonner les « travailleuses du sexe » dans les bois de Boulogne, loin de la vue des bourgeois bien pensant qui se sont empressés de les chasser de leur rue. Peu leur importe leur sort, tant qu'elles ne meurent pas sur leur palier. Et si l'on prend l'exemple suédois qui consiste à punir non pas la prostitué mais le client, les résultats sont éloquents.
La morale pose des limites à ne pas dépasser mais il ne faudrait pas qu'elle nous conduise à ne plus débattre de ce qui est interdit ou pas. Les m1⁄2urs ont évolué, évoluent, et évolueront toujours avec le temps qui passe.
[^] # Re: Soutien à Serge July
Posté par Raphaël SurcouF (site web personnel) . En réponse au journal Pour que vive Libération. Évalué à 1.
Et puis, il faut se replacer dans le contexte historique. Le mot "pédophile" n'avait sans doute pas le sens aussi péjoratif et criminel qu'aujourd'hui. Après tout, le sens premier de ce nom signifie "qui aime les enfants". Tous les parents sont donc pédophiles. Un parent qui ne le serait pas serait plutôt suspect ou coupable de maltraitance.
Au jour d'aujourd'hui, dans la bouche de tous, un pédophile est un maniaque sexuel qui s'en prend aux enfants. Peut-on pour autant juger les écrits d'hier avec nos pensées d'aujourd'hui sans se référer au contexte d'alors ? Résolument non.
Avant, on ignorait jusqu'à l'existence des pédophiles, des homosexuels, etc. Et pourtant, il suffit d'ouvrir les yeux sur l'Histoire des Hommes pour découvrir que cela a non seulement toujours existé mais que les Hommes n'en ont pas le monopole. D'autres animaux prennent du plaisir à faire l'amour, sans forcément chercher à se reproduire, avec un ou plusieurs partenaires, pas forcément du même sexe.
Pourquoi a-t-on ignoré tout cela si longtemps ? Parce qu'on était enfermé dans un carcan moralo-religieux qui nous a toujours bridé et qui n'est pas la panacée: les histoires des prêtes américains pédophiles sont là pour nous le prouver, s'il le fallait.
Loin de comprendre ce qu'on appelle des déviances (mot dont les sujets changent de décennies en décennies et selon les morales), je pense qu'il est important d'en parler et non de faire l'autruche au risque de les cantonner à l'anonymat, au marginal.
Un autre sujet, comme les prostituées. celles qui devaient venir de l'Est pour le Mondial, soit disant. On les attends toujours et finalement, est-ce que l'Allemagne n'aurait pas eu une meilleure solution en ré-ouvrant les maisons closes plutôt que cantonner les « travailleuses du sexe » dans les bois de Boulogne, loin de la vue des bourgeois bien pensant qui se sont empressés de les chasser de leur rue. Peu leur importe leur sort, tant qu'elles ne meurent pas sur leur palier. Et si l'on prend l'exemple suédois qui consiste à punir non pas la prostitué mais le client, les résultats sont éloquents.
La morale pose des limites à ne pas dépasser mais il ne faudrait pas qu'elle nous conduise à ne plus débattre de ce qui est interdit ou pas. Les m1⁄2urs ont évolué, évoluent, et évolueront toujours avec le temps qui passe.