• [^] # Re: Rien à battre...

    Posté par . En réponse au journal Mea Culpa au foot. Évalué à 7.

    Samedi soir, 21h30.

    9 parachutistes equipes au point d'embarquement. L'avion revient du plein.
    Le pilatus de royan-medis (F-DSKY) decolle pour la dix huitieme fois de la journee avec son lot de para piaffant d'impatience, partis pour le dernier vol de la journee.

    Apres les 20minutes de montee habituelles (fuckin' escargot), nous voila a 4700m (st cloud piloto!!!!).
    Le ciel est plein d'une lueur orange, l'air tres humide, le soleil joue a cache cache avec les cumulo-nimbus qui dechirent le ciel aux alentours, en nous epargnant miraculeusement.
    On serait bien partis 3 nautiques plus tot pour aller en taquiner un, mais on est pas tout seul dans l'avion, des eleves a larguer, ca ne serait de toutes facons pas raisonnable. Tant pis, ca sera pour une autre fois.

    Sur axe, top largage. Les eleves partent les uns apres les autres.
    Vient notre tour, jok' va crapahuter sur le hauban, on se tasse a la porte, ready, set, go.
    Le temps s'arrete, nous voila parti pour une grosse minute de chute, que dis-je? de vol entre potos, ca trace bien, ca grippe, le ciel est eclatant d'orange virant au rouge qui se melange au gris noir des cu'nimb, les lumieres de la ville s'allument au sol.
    1500m, l'altimetre sonore sonne : fin du saut, il est temps de partir ouvir le parachute chacun dans son coin.

    Je derive, je tire, je tourne la tete a gauche et je filme l'ouverture de mon poto. Une fois pendu tous les deux, il est temps de venir se dire bonjour sous voile, on se tourne autour, toujours aussi bon.

    On est en dessous de 600m, il est maintenant temps de gerer le circuit d'approche. Le vent est finalement tombe apres nous avoir complique la tache toute la journee avec ses 15-20 noeuds de travers.
    Ca va aller vite au pose!!! Ca tombe bien, je travaille justement les poses en survitesse. Pas question de le rater celui la, surtout que j'ai ete gene toute la journee dans mes approches, pas moyen d'envoyer correctement...
    Je rentre dans mon circuit, je prends l'elevateur avant gauche, un bon quart, je termine le travail avec l'elevateur droit. Ca rentre nickel, le temps de recaler la voile je suis a quelques metres du sol, je me prepare, un petit coup de commande, je fait mes quelques metres en rase motte, ca me parait durer une eternite, le soleil orange flamboyant disparait a l'horizon.

    Me voila debout sur mes deux pieds, mon parachute s'affale dans l'herbe franchement tondue.
    Je ramasse mon matos, pur saut, pur vol, mon meilleur pose a ce jour, les platines tournent deja au hangar et deversent leur flot de watts, le pastis et les binouzes sont sorties.
    Je pose le matos, je plie, il est deja 22H30, il fait nuit, on attaque a peine l'apero.
    On est pas pret de se coucher.

    C'est pas grave, l'endorphine et l'adrenaline coulent a flot dans mes veines, j'ai les yeux qui petillent, je parle vite, tres vite, passe d'un sujet a l'autre, d'un groupe a l'autre, j'en ai encore pour une heure ou deux a redescendre de ce coucher de soleil coince entre ciel et terre.

    Ah ouais, bordel, ya pas que l'foot dans la vie!!!