L'écrivain peut faire fructifier son oeuvre au cours de sa vie et donc acheter des lingots d'or pour transmettre à son fils. Il peut aussi léguer une pile de bouquin, un bien matériel.
Ce qui est dérangeant avec le copyright c'est que le détenteur prive une partie de l'humanité d'un savoir/art qui est le sien. En théorie, le savoir devrait être dans le domaine publique.
Comme on est pas chez les bisounours, y'a la notion de copyright. En effet, un auteur peut (et doit, à mes yeux) avoir le contrôle total sur son oeuvre, au cours de son vivant, car il peut vouloir la modifier, la réutiliser, la compléter, la faire vivre selon ses désirs. La vie d'une oeuvre fait partie de l'oeuvre elle-même.
Une fois l'auteur mort, nul ne peut dire ce que l'auteur aurait voulu. L'oeuvre est en quelque sorte inachevée. Il est donc nécessaire de lui donner toutes les chances et la totale liberté. Une oeuvre pourra continuer à progresser, d'autres s'éteindront, principe de sélection naturelle.
Les héritiers matériels peuvent continuer, ou pas, à faire progresser ou utiliser leur héritage matériel. Certains ne le méritent pas mais il faut bien que le matériel parte quelque part. (à ce titre, bien des héritages sont en fait des fardeaux... Un grenier plein de vieilleries ! youpie !) On a donc inventé le concept d'héritage où on transmet la propriété d'un bien matériel car tout bien possède un propriétaire dans ce monde.
Le problème de la propriété intellectuelle est fort différent et n'a aucune raison d'être hérité. Cela ne fait qu'augmenter la barrière de l'évolution naturelle des oeuvres ! (combien d'oeuvre ont disparu car pas assez populaire pour qu'une publication soit rentable par rapport aux droits des héritiers ?)
Dans notre société, la transmission du patrimoine intellectuel n'apporte rien (si ce n'est des sous aux héritiers). Rien du tout ! Il n'a aucune raison d'être...
Mes livres CC By-SA : https://ploum.net/livres.html
[^] # Re: enfants...
Posté par ploum (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Copyright ou terrorisme intellectuel. Évalué à 7.
Ce qui est dérangeant avec le copyright c'est que le détenteur prive une partie de l'humanité d'un savoir/art qui est le sien. En théorie, le savoir devrait être dans le domaine publique.
Comme on est pas chez les bisounours, y'a la notion de copyright. En effet, un auteur peut (et doit, à mes yeux) avoir le contrôle total sur son oeuvre, au cours de son vivant, car il peut vouloir la modifier, la réutiliser, la compléter, la faire vivre selon ses désirs. La vie d'une oeuvre fait partie de l'oeuvre elle-même.
Une fois l'auteur mort, nul ne peut dire ce que l'auteur aurait voulu. L'oeuvre est en quelque sorte inachevée. Il est donc nécessaire de lui donner toutes les chances et la totale liberté. Une oeuvre pourra continuer à progresser, d'autres s'éteindront, principe de sélection naturelle.
Les héritiers matériels peuvent continuer, ou pas, à faire progresser ou utiliser leur héritage matériel. Certains ne le méritent pas mais il faut bien que le matériel parte quelque part. (à ce titre, bien des héritages sont en fait des fardeaux... Un grenier plein de vieilleries ! youpie !) On a donc inventé le concept d'héritage où on transmet la propriété d'un bien matériel car tout bien possède un propriétaire dans ce monde.
Le problème de la propriété intellectuelle est fort différent et n'a aucune raison d'être hérité. Cela ne fait qu'augmenter la barrière de l'évolution naturelle des oeuvres ! (combien d'oeuvre ont disparu car pas assez populaire pour qu'une publication soit rentable par rapport aux droits des héritiers ?)
Dans notre société, la transmission du patrimoine intellectuel n'apporte rien (si ce n'est des sous aux héritiers). Rien du tout ! Il n'a aucune raison d'être...
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