• [^] # Re: "cela satisfait 95% des utilisateurs"

    Posté par . En réponse au journal MPlayer-pre8 dans les bacs. Évalué à 7.

    Des bouts de logiciel propriétaire peuvent faciliter le transition vers un environnement informatique libre.

    On commence par utiliser Firefox sur son Windows pour combler les lacunes flagrantes d'IE.

    Ensuite on utilise les applications phares du monde libre en matière de "bureautique" : Thunderbird remplace Outlook Express et autres, on se rend compte que OOo à la maison fait aussi bien que MS Office pour moins cher, Gaim remplace avantageusement les trente douze mille clients propriétaires de messagerie.

    On se rend compte alors que c'est bien pratique de disposer d'un "catalogue" de logiciels libres de qualité qui s'installent très facilement. On se rend compte que les logiciels libres apportent souvent une forte valeur ajoutée par rapport à leurs équivalents maladivement propriétaires (les clients de messagerie instantannée et leur autisme forcené).

    On est tout heureux de pouvoir utiliser des logiciels dérivés de VLC pour regarder et enregistrer la télévision chez Free et de pouvoir lire les vidéos de l'ordinateur sur la grande télé du salon.

    Et puis un beau jour on peut sous les conseils avisés d'un "ami qui s'y connait en ordinateurs" installer un système Linux parcequ'on en a marre des virus/spywares/vers/... de Windows et parcequ'on a pas envie de dépenser une fortune dans un nouveau PC pour faire tourner Windows Vista.

    On est alors bien content de retrouver ses amis Flash et Java qui fonctionnent presque aussi bien que sous Windows.

    On goûte alors aux joies des gestionnaires de paquetages graphiques qui rendent l'installation de plein nouvelles applications très facile et ludique. On repense avec nostalgie aux fortunes dépensées à la FNAC ou aux aliénants safaris-cracks pour faire tourner les applications bourrées de malwares qu'on a téléchargé par peer-to-peer. On retrouve sa conscience en n'étant plus tenté en permanance de bafouer la loi en volant des logiciels propriétaires.

    Une fois qu'on a goûté à l'incomparable confort des logiciels libres, c'est dur de s'en passer. C'est à ce moment qu'on peut enfin s'intéresser aux aspects idéologiques du libre, qu'on peut dépasser les simples notions de gratuité et de confort.

    On se demande pourquoi Flash et Java ne sont pas des logiciels libres comme tous les chouettes logiciels qu'on utilise régulièrement. On se dit qu'il était temps que Sun commence à libérer Java parceque c'est bien plus naturel pour un logiciel d'être libre.

    Flash, Java et les drivers priopriétaires des cartes 3D ne sont pas acceptables lorsqu'on partage les idéaux de RMS, mais ne pas en disposer - au moins dans un premier temps - peut être un point de blocage de le processus de libération de son informatique personnelle.

    BeOS le faisait il y a 20 ans !