Quand j'étais en terminal S, les profs diabolisaient un peu la fac (présenté comme le truc de la dernière chance pour ceux qui ne sont pas rentrés en prépa/iut/bts) donc je connais pas mal de bons élèves qui sont allés en BTS.
On nous a dit la même chose dans notre lycée. Mieux valait faire une prépa/un IUT/un BTS que la fac (et au moins en ce qui me concernait, me connaissant, j'étais d'accord).
Mais n'empêche : entre un bon élève/un élève moyen de ST*, et un bon élève/un élève moyen de section générale, je trouve anormal qu'on choisisse l'élève de générale. Ca déconsidère totalement les sections technologiques. En fait, ça permet d'en arriver jusqu'à la situation actuelle : plein de gens se précipitent en S, des élèves de S arrivent à faire un peu tout en post-bac, alors que les élèves de SES et L sont cantonnés dans des niches.
Là où les trois sections devraient être égales, car généralistes, on observe une mise en valeur des S par rapport aux SES, qui elles mêmes sont mises en valeur par rapport aux L...
Seuls les grands lycées (qui de toute manière visent Polytechnique, Centrale, les Mines, les différentes ENS, etc) conservent une égalité entre les sections. Pour le reste de ce que j'ai vu (et de ce qu'on m'a raconté), les sections L et SES sont les sections où l'on attérit quand on ne peut pas aller en S. Seuls quelques courageux qui ont la foi vont dans ces sections par réel choix (c'est surtout vrai en L, moins quand même en SES).
Bref, on en arrive à une sorte de pyramide des éducations :
S, {L, SES}, ST*, Sections Pro.
Là encore je rejoins le journal original : c'est un problème d'orientation, et *non*, l'orientation n'est pas bien faite au collège et au lycée.
Ceci dit, mis à part en 4è, je n'ai jamais eu de « carrefour des métiers » ou autre machin équivalent pour avoir une idée de ce que faisaient les gens, et d'en quoi consistait leur métier (bon OK, le seul infoteux que j'avais rencontré là-bas m'avait dit en substance que « je suis ingénieur en informatique, et j'ai pas d'ordinateur chez moi, je les déteste. »).
C'est comme pour trouver un boulot, on te demande plus de diplômes qu'avant, pas parce les diplômes sont moins bons.
Ben quand je vois ce qu'on attend d'un BTS ou d'un IUT, je t'avoue que j'ai un peu peur. Si j'en étais resté à mon DUT, de ce que j'ai vu, on se serait attendu à ce que je fasse de bêtes saisies sur une application programmée par de vrais bons ingénieurs (alors que moi j'aurais eu des cours en génie logiciel et pas eux, mais passons)...
[^] # Re: C'était mieux avant.
Posté par lasher . En réponse au journal Référentiel des métiers. Évalué à 3.
On nous a dit la même chose dans notre lycée. Mieux valait faire une prépa/un IUT/un BTS que la fac (et au moins en ce qui me concernait, me connaissant, j'étais d'accord).
Mais n'empêche : entre un bon élève/un élève moyen de ST*, et un bon élève/un élève moyen de section générale, je trouve anormal qu'on choisisse l'élève de générale. Ca déconsidère totalement les sections technologiques. En fait, ça permet d'en arriver jusqu'à la situation actuelle : plein de gens se précipitent en S, des élèves de S arrivent à faire un peu tout en post-bac, alors que les élèves de SES et L sont cantonnés dans des niches.
Là où les trois sections devraient être égales, car généralistes, on observe une mise en valeur des S par rapport aux SES, qui elles mêmes sont mises en valeur par rapport aux L...
Seuls les grands lycées (qui de toute manière visent Polytechnique, Centrale, les Mines, les différentes ENS, etc) conservent une égalité entre les sections. Pour le reste de ce que j'ai vu (et de ce qu'on m'a raconté), les sections L et SES sont les sections où l'on attérit quand on ne peut pas aller en S. Seuls quelques courageux qui ont la foi vont dans ces sections par réel choix (c'est surtout vrai en L, moins quand même en SES).
Bref, on en arrive à une sorte de pyramide des éducations :
S, {L, SES}, ST*, Sections Pro.
Là encore je rejoins le journal original : c'est un problème d'orientation, et *non*, l'orientation n'est pas bien faite au collège et au lycée.
Ceci dit, mis à part en 4è, je n'ai jamais eu de « carrefour des métiers » ou autre machin équivalent pour avoir une idée de ce que faisaient les gens, et d'en quoi consistait leur métier (bon OK, le seul infoteux que j'avais rencontré là-bas m'avait dit en substance que « je suis ingénieur en informatique, et j'ai pas d'ordinateur chez moi, je les déteste. »).
Ben quand je vois ce qu'on attend d'un BTS ou d'un IUT, je t'avoue que j'ai un peu peur. Si j'en étais resté à mon DUT, de ce que j'ai vu, on se serait attendu à ce que je fasse de bêtes saisies sur une application programmée par de vrais bons ingénieurs (alors que moi j'aurais eu des cours en génie logiciel et pas eux, mais passons)...