Évidemment, on ne pouvait pas espérer que les industries du disque et du cinéma (je parle des majors, pas des artistes) se laissent voler leur gagne-pain, comme ça, par tous les pirates d'Internet. Forcément, ils vont tout faire pour récupérer leur dû, profitant du fait que le gouvernement américain actuel leur est particulièrement favorable, et que jusqu'à présent, pas grand monde n'est là pour montrer un avis contraire à la façon de penser : "copier c'est mal".
Depuis l'invention de la cassette audio, les majors du disque (et aujourd'hui du cinéma) on réussi à faire passer dans l'inconscient collectif qu'il faut interdire la copie. L'interdire, parce que c'est normal de le faire, sinon ils sont volés. La question est : volés de quoi ? Ils ont bâti leurs empires sur le principe qu'ils étaient les seuls à pouvoir (physiquement) produire la musique. Si aujourd'hui ça n'est plus vrai, ils s'estiment en droit de réclamer leurs revenus.
Dans une République, les lois sont votées dans l'intérêt de tous. À mon (humble) avis, l'intérêt de tous, c'est que tout le monde ait accès à la musique. Ces gens-là ont réussi le coup le plus génial du vingtième siècle : à faire voter des lois qui vont dans leur propre intérêt, pas dans celui de tout le monde, et ils continuent, une fois de plus. Ils ont réussi à biaiser le raisonnement de tout le monde, et ils continuent, une fois de plus. Jusqu'où iront-ils ? Loin, très loin si ils sont les seuls à pouvoir influencer les gouvernements.
Je crois réellement que ça ne devrait pas se passer comme cela. Et je crois réellement que les choses peuvent changer, et ce qu'il faut pour ça c'est que les gens s'aperçoivent qu'ils se sont fait duper. Que les gouvernements sont en train de chercher des solutions à un problème qui ne devrait pas en être un. Qu'il n'y a pas de mal à diffuser de la musique.
Si vous croyez à ces idées, faites-les connaitre autour de vous, diffusez-les autant que vous pouvez. La meilleure façon de se faire entendre, c'est de tous crier d'une seule et même voix.
Je finirais par un extrait du préambule de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen :
"afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous". Je maintiens que la libre diffusion de la musique va dans le sens du "bonheur de tous".
# Ce qui devait arriver arrivera... ou pas.
Posté par Antoine Labour . En réponse à la dépêche Lobbying pour un hardware régulé. Évalué à 10.
Pourtant, il y a des personnes qui pensent le contraire. Pour n'en citer qu'un, John Gilmore, co-fondateur de l'EFF (Electronic Frontier Foundation, http://www.eff.org/(...) ). Un texte (son manifeste ?) à lire : http://www.toad.com/gnu/whatswrong.html(...) , ou la traduction française par Laurent Pelecq : http://aful.org/publi/articles/gilmore-copy-protection.html(...) . Je ne saurais exprimer mieux que lui ses idées, je vous invite à lire son discours, long mais extrèment intéressant et instructif.
Depuis l'invention de la cassette audio, les majors du disque (et aujourd'hui du cinéma) on réussi à faire passer dans l'inconscient collectif qu'il faut interdire la copie. L'interdire, parce que c'est normal de le faire, sinon ils sont volés. La question est : volés de quoi ? Ils ont bâti leurs empires sur le principe qu'ils étaient les seuls à pouvoir (physiquement) produire la musique. Si aujourd'hui ça n'est plus vrai, ils s'estiment en droit de réclamer leurs revenus.
Dans une République, les lois sont votées dans l'intérêt de tous. À mon (humble) avis, l'intérêt de tous, c'est que tout le monde ait accès à la musique. Ces gens-là ont réussi le coup le plus génial du vingtième siècle : à faire voter des lois qui vont dans leur propre intérêt, pas dans celui de tout le monde, et ils continuent, une fois de plus. Ils ont réussi à biaiser le raisonnement de tout le monde, et ils continuent, une fois de plus. Jusqu'où iront-ils ? Loin, très loin si ils sont les seuls à pouvoir influencer les gouvernements.
Je crois réellement que ça ne devrait pas se passer comme cela. Et je crois réellement que les choses peuvent changer, et ce qu'il faut pour ça c'est que les gens s'aperçoivent qu'ils se sont fait duper. Que les gouvernements sont en train de chercher des solutions à un problème qui ne devrait pas en être un. Qu'il n'y a pas de mal à diffuser de la musique.
Si vous croyez à ces idées, faites-les connaitre autour de vous, diffusez-les autant que vous pouvez. La meilleure façon de se faire entendre, c'est de tous crier d'une seule et même voix.
Je finirais par un extrait du préambule de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen :
"afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous". Je maintiens que la libre diffusion de la musique va dans le sens du "bonheur de tous".
Piman - idéaliste au possible.