Caricature. Lamentable caricature sans aucun rapport avec ce qui a été dit dans ce débat. Si tu prenais le temps de te placer au niveau de l'argumentation, tu aurais une crédibilité supérieure à -42.
Même si au fond de vous même vous nous méprisez profondèment, il vous faut être reconnaisant du boulot des distributions grand public, dont Ubuntu, qui permettent de gagner une bataille décisive y compris pour vous.
Le problème, c'est que tu ne dis pas laquelle. Gagner des utilisateurs ? Pourquoi ? Pour qui ? Pour quoi faire ? Si c'est pour leur proposer de nouvelles libertés effectives, OK. Mais sinon, quel intérêt ? Je n'adhère toujours pas au raisonnement "accroissement des PDM de GNU/Linux" == "bien" dans l'absolu.
Comme je l'ai dit et répété, tout semble indiquer que d'un point de vue technique, la tendance est plutôt au ralentissement de l'amélioration des logiciels libres. Les logiciels de base - GCC, le noyau, la bibliothèque C - évoluent très peu, alors que GCC il y a quelques années évoluait encore vite. Et pourtant, ils ne sont de loin pas arrivé à maturité : en terme de fonctions et de stabilité, je préfèrerai sans aucun doute le noyau de Solaris à Linux et la plupart des compilateurs à GCC. La combinaison des améliorations cosmétiques et de l'effet d'inertie (les améliorations du libre profitent à la base d'utilisateurs avec un décalage dans le temps) fait qu'on assiste encore à une augmentation du nombre d'utilisateurs de GNU/Linux. Cependant, je n'ai aucun doute sur le fait qu'un ralentissement sensible de l'amélioration technique du logiciel libre, au moment où le logiciel propriétaire a su reprendre le chemin de l'innovation, aura des conséquences désastreuses sur l'utilisateur du libre. Qui plus est, comme je le disais, où sont les nouveaux développeurs parmi les utilisateurs « gagnés » récemment ? J'en vois plutôt partir...
Alors, c'est quoi le pragmatisme ? Faire du neuneu-isme afin de gagner des utilisateurs qui iront demain sur un système propriétaire parce qu'il gagnera au jeu du plus neuneu-compliant ? Ça ne m'intéresse pas et je pense que c'est contre-productif.
Si vous me permettez une petite analogie, je ne compte pas le nombre de fois où on a tenté de m'expliquer qu'« en politique, il faut savoir être pragmatique et ne pas exclure tout populisme », puisque ce serait comme ça qu'on obtient le pouvoir pour faire le « Bien ». Je suis toujours convaincu que c'est le pire des choix (et pas que sur un plan moral : il amène à l'incapacité à gouverner, à l'alternance systématique qui pousse à l'abstention, ...) parce qu'il ne pose pas la question des buts. Hé bien là, c'est le même problème : commençons par les fins. J'ai exposé les miens et pouquoi je pense que la politique de Canonical les dessert largement.
[^] # Re: marre des anti-ubuntu de Debian
Posté par Manuel Menal . En réponse au journal En attendant le canard.... Évalué à 6.
Même si au fond de vous même vous nous méprisez profondèment, il vous faut être reconnaisant du boulot des distributions grand public, dont Ubuntu, qui permettent de gagner une bataille décisive y compris pour vous.
Le problème, c'est que tu ne dis pas laquelle. Gagner des utilisateurs ? Pourquoi ? Pour qui ? Pour quoi faire ? Si c'est pour leur proposer de nouvelles libertés effectives, OK. Mais sinon, quel intérêt ? Je n'adhère toujours pas au raisonnement "accroissement des PDM de GNU/Linux" == "bien" dans l'absolu.
Comme je l'ai dit et répété, tout semble indiquer que d'un point de vue technique, la tendance est plutôt au ralentissement de l'amélioration des logiciels libres. Les logiciels de base - GCC, le noyau, la bibliothèque C - évoluent très peu, alors que GCC il y a quelques années évoluait encore vite. Et pourtant, ils ne sont de loin pas arrivé à maturité : en terme de fonctions et de stabilité, je préfèrerai sans aucun doute le noyau de Solaris à Linux et la plupart des compilateurs à GCC. La combinaison des améliorations cosmétiques et de l'effet d'inertie (les améliorations du libre profitent à la base d'utilisateurs avec un décalage dans le temps) fait qu'on assiste encore à une augmentation du nombre d'utilisateurs de GNU/Linux. Cependant, je n'ai aucun doute sur le fait qu'un ralentissement sensible de l'amélioration technique du logiciel libre, au moment où le logiciel propriétaire a su reprendre le chemin de l'innovation, aura des conséquences désastreuses sur l'utilisateur du libre. Qui plus est, comme je le disais, où sont les nouveaux développeurs parmi les utilisateurs « gagnés » récemment ? J'en vois plutôt partir...
Alors, c'est quoi le pragmatisme ? Faire du neuneu-isme afin de gagner des utilisateurs qui iront demain sur un système propriétaire parce qu'il gagnera au jeu du plus neuneu-compliant ? Ça ne m'intéresse pas et je pense que c'est contre-productif.
Si vous me permettez une petite analogie, je ne compte pas le nombre de fois où on a tenté de m'expliquer qu'« en politique, il faut savoir être pragmatique et ne pas exclure tout populisme », puisque ce serait comme ça qu'on obtient le pouvoir pour faire le « Bien ». Je suis toujours convaincu que c'est le pire des choix (et pas que sur un plan moral : il amène à l'incapacité à gouverner, à l'alternance systématique qui pousse à l'abstention, ...) parce qu'il ne pose pas la question des buts. Hé bien là, c'est le même problème : commençons par les fins. J'ai exposé les miens et pouquoi je pense que la politique de Canonical les dessert largement.