Il faudrait que tu commences par lire attentivement le commentaire. Point par point :
Le précédent posteur n'a pas dit qu'Ubuntu était « moins libre » que Debian. Il a dit que parmi les distributions GNU/Linux, Debian était celle qui faisait sans aucun doute le moins de compromis avec la liberté. Ubuntu intègre dans « restricted » des logiciels non libres qui font officiellement partie d'Ubuntu, sont supportés par ses développeurs et est prise en compte par défaut (de même, les guides d'installation d'Ubuntu fournis par Canonical mettent restricted dans les sources qu'ils proposent). On peut dire qu'il s'agit là d'un compromis nettement plus important que l'hébergement d'une section non-free pas officielle, pas supportée et pas intégrée dans Debian.
Il n'a pas dit non plus que payer des gens pour développer du logiciel libre ; au contraire, les développeurs d'Ubuntu ne sont pas payés pour développer du logiciel libre sauf exception. Pour la plupart, ils sont payés pour développer les paquets d'Ubuntu, avec des patchs pour Ubuntu, le plus souvent sans leur laisser du temps pour travailler sur Debian (comme Progeny le faisait, par exemple). C'est là la principale critique qui a été retenue : Canonical ne contribue pas à Debian en en embauchant les développeurs. En revanche, eux profitent allègrement de Debian.
Le problème n'est pas non plus d'utiliser les outils génériques : mais au moins, les outils développés par les autres distributions étaient libres et leur code a pu être réutilisé ailleurs. Là, à part des patchs spécifiques à Ubuntu, on attend encore les contributions majeures au libre... Et aux outils « standards » qu'ils intègrent.
Le problème est bien qu'un bon nombre d'entre nous sont convaincus que Canonical et Ubuntu n'apportent justement pas d'aide au logiciel libre, que ce soit en développant des outils libres importants ou en apportant des contributions à la mesure de sa structure aux projets existants. Le seul projet véritablement maintenu par Ubuntu a été bazaar, et Xavier a bien évoqué à quel point ils l'ont vérouillé puis tué.
Ce que fait Canonical sert à Canonical, et pas plus. Le mythe du richissime bienfaiteur a duré, il faut regarder la réalité en face : c'est ce que mettait en évidence le dernier paragraphe du commentaire auquel tu réponds.
[^] # Re: marre d'ubuntu
Posté par Manuel Menal . En réponse au journal En attendant le canard.... Évalué à 10.
Le précédent posteur n'a pas dit qu'Ubuntu était « moins libre » que Debian. Il a dit que parmi les distributions GNU/Linux, Debian était celle qui faisait sans aucun doute le moins de compromis avec la liberté. Ubuntu intègre dans « restricted » des logiciels non libres qui font officiellement partie d'Ubuntu, sont supportés par ses développeurs et est prise en compte par défaut (de même, les guides d'installation d'Ubuntu fournis par Canonical mettent restricted dans les sources qu'ils proposent). On peut dire qu'il s'agit là d'un compromis nettement plus important que l'hébergement d'une section non-free pas officielle, pas supportée et pas intégrée dans Debian.
Il n'a pas dit non plus que payer des gens pour développer du logiciel libre ; au contraire, les développeurs d'Ubuntu ne sont pas payés pour développer du logiciel libre sauf exception. Pour la plupart, ils sont payés pour développer les paquets d'Ubuntu, avec des patchs pour Ubuntu, le plus souvent sans leur laisser du temps pour travailler sur Debian (comme Progeny le faisait, par exemple). C'est là la principale critique qui a été retenue : Canonical ne contribue pas à Debian en en embauchant les développeurs. En revanche, eux profitent allègrement de Debian.
Le problème n'est pas non plus d'utiliser les outils génériques : mais au moins, les outils développés par les autres distributions étaient libres et leur code a pu être réutilisé ailleurs. Là, à part des patchs spécifiques à Ubuntu, on attend encore les contributions majeures au libre... Et aux outils « standards » qu'ils intègrent.
Le problème est bien qu'un bon nombre d'entre nous sont convaincus que Canonical et Ubuntu n'apportent justement pas d'aide au logiciel libre, que ce soit en développant des outils libres importants ou en apportant des contributions à la mesure de sa structure aux projets existants. Le seul projet véritablement maintenu par Ubuntu a été bazaar, et Xavier a bien évoqué à quel point ils l'ont vérouillé puis tué.
Ce que fait Canonical sert à Canonical, et pas plus. Le mythe du richissime bienfaiteur a duré, il faut regarder la réalité en face : c'est ce que mettait en évidence le dernier paragraphe du commentaire auquel tu réponds.