J'aimerais qu'on m'explique ce que signifie «je suis contre tout laisser au marcher (sic)».
C'est très irréaliste. Dans aucune économie de marché, tout est laissé au marché. Il y a toujours de limites. Le marché comme grand satan et hydre velue, je n'y crois pas beaucoup. Ou alors des exemples. Précis. Qui montrent une société où "tout est laissé au marché". Je n'en connais pas.
Toutes les économies de la planète sont des économies de marché (sauf, extraordinairement, un pays des plus libéral sur le plan politique - la Corée du Nord). Pas de société politique sans le marché (donc on ne peut parler de politique sans parler de marché et d'économie, désolé). Et le monde ne s'arrête pas de tourner. D'accord pour modifier des choses. D'accord pour limiter la casse. D'accord pour empêcher les excès. Mais c'est précisément ce que fait l'Europe !
De plus l'histoire de l'Europe, c'est l'histoire de la construction d'un marché commun. Le but est maintenant de continuer dans cette voie, en le dépassant progressivement et en devenant de plus en plus ambitieux (sans prendre de risques inconsidérés, puisqu'à la moindre erreur, tout sera définitivement perdu).
Quant à dire que 56 ans de construction européenne, c'est du sur-place, je te trouve un peu dur. Mais il faut rappeler qu'après l'échec du projet de la CED (1954), il ne s'est rien passé (un peu la situation dans laquelle on est). Et 3 ans après, l'Europe adoptait le traité de Rome, traité instituant la CEE, texte extrêmement novateur et ambitieux. Tout n'est pas perdu...
[^] # Re: Point de vue
Posté par charlax . En réponse au journal Schuman, 9 mai 1950. Évalué à 3.
C'est très irréaliste. Dans aucune économie de marché, tout est laissé au marché. Il y a toujours de limites. Le marché comme grand satan et hydre velue, je n'y crois pas beaucoup. Ou alors des exemples. Précis. Qui montrent une société où "tout est laissé au marché". Je n'en connais pas.
Toutes les économies de la planète sont des économies de marché (sauf, extraordinairement, un pays des plus libéral sur le plan politique - la Corée du Nord). Pas de société politique sans le marché (donc on ne peut parler de politique sans parler de marché et d'économie, désolé). Et le monde ne s'arrête pas de tourner. D'accord pour modifier des choses. D'accord pour limiter la casse. D'accord pour empêcher les excès. Mais c'est précisément ce que fait l'Europe !
De plus l'histoire de l'Europe, c'est l'histoire de la construction d'un marché commun. Le but est maintenant de continuer dans cette voie, en le dépassant progressivement et en devenant de plus en plus ambitieux (sans prendre de risques inconsidérés, puisqu'à la moindre erreur, tout sera définitivement perdu).
Quant à dire que 56 ans de construction européenne, c'est du sur-place, je te trouve un peu dur. Mais il faut rappeler qu'après l'échec du projet de la CED (1954), il ne s'est rien passé (un peu la situation dans laquelle on est). Et 3 ans après, l'Europe adoptait le traité de Rome, traité instituant la CEE, texte extrêmement novateur et ambitieux. Tout n'est pas perdu...