Dans cette saine explication, peut-tu, dans la foulée, expliquer comment des amendements législatifs peuvent se trouver avec des 'noms' d'acteurs économiques. Normalement, si je me souviens bien de mes leçons d'école, il me semblait que les lois étaient votées par le pouvoir LEGISLATIF sur la PROPOSITION du GOUVERNEMENT et non pas sur la proposition des ENTREPRISES.
Bof, ca c'est une hypocrisie typiquement francaise du refus du lobying qui a ,lorsqu'on y regarde de plus près, bien plus d'effets pervers que d'avoir un lobying assumé et maitrisé comme c'est le cas dans les institutions européennes où il y a un horrible lobying de la part de la FFII (qui a retourné le parlement européen sur la directive brevets logiciels), de la confédération européenne des syndicats (qui a eu la peau de la directive portuaire et de la directive Bolkestein) ou des ONG écologistes comme Greenpeace (qui ont fait voter la directive REACH et toutes les autres directives écologiques)
Et il me semblait aussi que le partage des pouvoirs voulait dire que le législatif n'était pas la même chose que l'exécutif ou le judiciaire, en gros le gouvernement ne pouvait pas IMPOSER une loi ou VOTER une loi qui l'exempte de ses responsabilité.
ARFF
Pas la peine d'accuser l'Europe sur ce coup, renseigne toi sur la constitution francaise et ses petites subtilités (ordonnances, 49-3, parti majoritaire aux ordres du gouvernement, parlement croupion...)
Je ne sais pas quel est la solution pour controler à 60 millions le pouvoir, c'est la raison pour laquelle je ne me présente pas. Maintenant, tu ne peux m'empécher de constater que CET amendement enterre l'intéropérabilité et VERROUILLE les monopoles LEGISLATIVEMENT.
Attends ne te méprends pas, je suis contre cet amendement moi aussi, mais les francais ont bien fait comprendre l'année dernière que la concurrence libre et non faussée c'était le diable. Comme ils sont pas les derniers à comparer les étiquettes ou les caractéristiques du matos, on en a déduit que ce n'est pas concurrence qui posait problème mais non faussée
Donc tout ce qui tente de faire respecter des mêmes règles à tous (contre le dumping social, le dumping fiscal, le dumping écologique, contre les monopoles, contre le DRM...) et donc tout ce qui combat la concurrence faussée se retrouve un peu sur la sellette.
Comment peut-on lutter contre les influences néfastes des multinationales ?
Comment peut on empècher Thomson "d'imposer" aux sénateurs son point de vue ?
Comment peut-on se garder de sénateurs/députés/parlementaires qui ne font pas leur travail en leur âme et conscience ?
C'est une vrai question, et tu peux 'botter en touche' à coup de bonapartisme, populisme, ce_que_tu_veux_isme, tu ne réponds pas à la question, alors que c'est une vrai question qui demande une vrai réponse
Premier élément de réponse (copier/coller de ce que je disais il y a quelques jours)
Mais le probléme en France c'est qu'il n'y a ni syndicat de masse ni parti de masse ni de grands journaux qui soient très crédibles ni de facon plus générale corps intermédiaire crédible et puissant. Quelques chiffres par rapport à l'Allemagne où je vis :
-- partis
CDU : 600 000 adhérents
UMP : 200 000
SPD : 600 000
PS : 120 000
Les Grünen : 45 000 adhérents
Les verts : 9 000 adhérents
-- syndicats
Verdi : 2 400 000
IG Metall : 2 400 000
CFDT : 800 000 adhérents
CGT : 700 000 adhérents
Voilà, renforcer les corps intermédiaires, c'est ce qu'on appele la sociale-démocratie et ca n'existe pas en France. Pour connaitre, faut faire un petit tour du côté du Danemark ou des pays scandinaves. Il serait intéressant d'ailleurs de comparer les taux de chomages.
====
Deuxième élément de réponse :
Il me parait clair que pour maitriser les multinationales, ou d'une manière plus générale, pour réguler le capitalisme qui n'a pas changé de nature mais d'échelle (il agit à l'échelle trans-nationale et met les nations en concurrence les unes entre les autres pour son plus grand bénéfice), il fallait faire comme lui et agir à l'échelle trans-nationale, bref dans une Europe fédérale.
Mais bon le 29 mai dernier a montré que je suis minorataire dans mon pays et que les gens ont cru à l'option sociale-souverainiste où tous les espoirs sont placés dans les mains d'un gouvernement national, gouvernement que par ailleurs on déteste systématiquement. On verra bien si je me trompe ou si la nation deviendra comme j'en ai peur la prison sociale des peuples.
[^] # Re: Réflexions
Posté par Sarpedon . En réponse au journal [DADVSI] Amendement 73 de Michel Charasse. Évalué à 1.
Bof, ca c'est une hypocrisie typiquement francaise du refus du lobying qui a ,lorsqu'on y regarde de plus près, bien plus d'effets pervers que d'avoir un lobying assumé et maitrisé comme c'est le cas dans les institutions européennes où il y a un horrible lobying de la part de la FFII (qui a retourné le parlement européen sur la directive brevets logiciels), de la confédération européenne des syndicats (qui a eu la peau de la directive portuaire et de la directive Bolkestein) ou des ONG écologistes comme Greenpeace (qui ont fait voter la directive REACH et toutes les autres directives écologiques)
Si le sujet t'intéresse, lis cet article de Florence Autret
http://www.telos-eu.com/2006/05/pourquoi_les_francais_se_mef(...)
Et il me semblait aussi que le partage des pouvoirs voulait dire que le législatif n'était pas la même chose que l'exécutif ou le judiciaire, en gros le gouvernement ne pouvait pas IMPOSER une loi ou VOTER une loi qui l'exempte de ses responsabilité.
ARFF
Pas la peine d'accuser l'Europe sur ce coup, renseigne toi sur la constitution francaise et ses petites subtilités (ordonnances, 49-3, parti majoritaire aux ordres du gouvernement, parlement croupion...)
Je ne sais pas quel est la solution pour controler à 60 millions le pouvoir, c'est la raison pour laquelle je ne me présente pas. Maintenant, tu ne peux m'empécher de constater que CET amendement enterre l'intéropérabilité et VERROUILLE les monopoles LEGISLATIVEMENT.
Attends ne te méprends pas, je suis contre cet amendement moi aussi, mais les francais ont bien fait comprendre l'année dernière que la concurrence libre et non faussée c'était le diable. Comme ils sont pas les derniers à comparer les étiquettes ou les caractéristiques du matos, on en a déduit que ce n'est pas concurrence qui posait problème mais non faussée
Donc tout ce qui tente de faire respecter des mêmes règles à tous (contre le dumping social, le dumping fiscal, le dumping écologique, contre les monopoles, contre le DRM...) et donc tout ce qui combat la concurrence faussée se retrouve un peu sur la sellette.
Comment peut-on lutter contre les influences néfastes des multinationales ?
Comment peut on empècher Thomson "d'imposer" aux sénateurs son point de vue ?
Comment peut-on se garder de sénateurs/députés/parlementaires qui ne font pas leur travail en leur âme et conscience ?
C'est une vrai question, et tu peux 'botter en touche' à coup de bonapartisme, populisme, ce_que_tu_veux_isme, tu ne réponds pas à la question, alors que c'est une vrai question qui demande une vrai réponse
Premier élément de réponse (copier/coller de ce que je disais il y a quelques jours)
Mais le probléme en France c'est qu'il n'y a ni syndicat de masse ni parti de masse ni de grands journaux qui soient très crédibles ni de facon plus générale corps intermédiaire crédible et puissant. Quelques chiffres par rapport à l'Allemagne où je vis :
-- partis
CDU : 600 000 adhérents
UMP : 200 000
SPD : 600 000
PS : 120 000
Les Grünen : 45 000 adhérents
Les verts : 9 000 adhérents
-- syndicats
Verdi : 2 400 000
IG Metall : 2 400 000
CFDT : 800 000 adhérents
CGT : 700 000 adhérents
Voilà, renforcer les corps intermédiaires, c'est ce qu'on appele la sociale-démocratie et ca n'existe pas en France. Pour connaitre, faut faire un petit tour du côté du Danemark ou des pays scandinaves. Il serait intéressant d'ailleurs de comparer les taux de chomages.
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Deuxième élément de réponse :
Il me parait clair que pour maitriser les multinationales, ou d'une manière plus générale, pour réguler le capitalisme qui n'a pas changé de nature mais d'échelle (il agit à l'échelle trans-nationale et met les nations en concurrence les unes entre les autres pour son plus grand bénéfice), il fallait faire comme lui et agir à l'échelle trans-nationale, bref dans une Europe fédérale.
Mais bon le 29 mai dernier a montré que je suis minorataire dans mon pays et que les gens ont cru à l'option sociale-souverainiste où tous les espoirs sont placés dans les mains d'un gouvernement national, gouvernement que par ailleurs on déteste systématiquement. On verra bien si je me trompe ou si la nation deviendra comme j'en ai peur la prison sociale des peuples.