• # et si on les obligeait a respecter des standards

    Posté par . En réponse à la dépêche Microsoft restera "entier". Évalué à 7.

    Je me dis, la comme ça, qu'une solution contre ce monopole serait de voter une loi imposant le respect de standards indépendants et ouverts. Ainsi, on n'aurait plus de .doc lisibles uniquement par Word, mais des documents XML ou que sais-je lisibles par Word, StarOffice, Koffice, WordPerfect... Et dès qu'un logiciel dérive (exemple IE avec des standards HTML maison), hop, poubelle !
    Plus sérieusement, ça éviterait d'avoir des formats aussi répandus que MP3 et GIF propriétaires, alors que leur utilisation est tellement répandue qu'ils devraient presque être déclarés d'intérêt public.
    Jusqu'ici, les standards TCP/IP, HTML et autres JPEG se sont imposés par leur large utilisation. Combien de fois MS a-t-il tenté de les récupérer... Ca me rapelle l'exemple Kerberos : le programme n'était pas GPL, mais domaine public. Ils l'ont récupéré, inclus dans Win2000, mais en modifiant les spécifs si bien qu'un Kerberos de base ne fonctionne pas avec le Kerberos de W2k !
    Si on imposait le respect des standards et formats ouverts, MS ne serait pas directement atteint, certes, mais leur combat pour la qualité des logiciels serait plus "loyal" et on éviterait de se voir imposer des formats comme WMA payants et uniquement disponibles sur XP ! L'effort des développeurs (de logiciels libres comme de propriétaires) se porterait sur le respect des normes plus que sur le décodage des protocoles (je pense à Samba, pour lequel les développeurs ont fait du reverse-engeneering)
    De plus, on ne se heurterait pas à des soucis de brevets (du moins pas directement) et les lois du style DMCA seraient obsolètes.
    Reste à considérer les règles du W3C et autres comme officielles et à respecter absolument.
    Si on commençait par demander le respect de ces normes pour qu'un soft puisse entrer dans nos administrations ?

    (au fait, P'Tit Lu, la lettre de 2020 me fait un peu penser à l'univers de Fahrenheit 451. Brrrrr)