Le principal problème d'une grève étudiante est qu'elle n'emmerde personne par définition : une grève de salariés est néfaste pour l'entreprise puisqu'elle ralentit ou arrête sa production, les revendications des grévistes sont donc forcément à prendre en compte par le patron s'il ne veut pas ralentir son activité.
Chez les étudiants, le rapport est clairement inversé puisque faire grève n'a strictement aucun impact économique (ils n'ont pas de patrons et ce sont eux qui vont chercher des cours), et même pire, les pénalise eux-mêmes. A partir de là, il faut trouver d'autres moyens d'actions que la grève qui n'a, par définition, aucun impact (si le gouvernement voit que 70% des étudiants font grève, il s'en lavera les mains : ce sont eux qui perdent leur année, pas lui).
Le blocage des facs permet plusieurs choses : d'une part, la possibilité pour les boursiers de faire grève sans être pénalisé (sans qu'on leur enlève leur bourse), ensuite, la possibilité pour tous d'aller en manifestations (lorsqu'il y a des TD surchargés tenus à l'assiduité sinon viré de la fac, on y va) et enfin de se faire entendre, la preuve : on parle beaucoup plus du mouvement étudiant depuis que les facs sont bloquées qu'avant.
C'est vrai qu'empêcher les cours est dommage pour ceux qui veulent travailler, néanmoins il faut constater deux choses :
- Rien n'empêche les étudiants de travailler chez eux ou en bibliothèque. Après tout, les cours ne sont bien souvent que des résumés de livres mis bout à bout...
- Le blocage est régulièrement voté en AG à la majorité, je veux bien qu'à la première AG, peu de monde soit au courant et que les conditions ne soient pas démocratiquement optimales mais lorsque l'étudiant se pointe devant une fac bloquée, le jour et l'heure de l'AG sont clairement affichés, tout l'encourage à aller voter à la suivante AG.
Concernant la légitimité des votes, je ne sais pas comment cela se passe dans toutes les facs, mais dans la mienne (Paris IV), les votes à propos des blocages se font à bulletins secrets sur présentation et vérification de la carte d'étudiant, et les dépouillements sont fait par binomes (un pour, un contre) donc les chances de "triche" sont très réduites.
Enfin, à propos des dégradations, il est sûr qu'il y en a eu et c'est regrettable, mais attention à la source de ces photos (souvent des antis-blocages, pros-cpe) qui ne montrent qu'une petite partie d'une fac bloquée (une salle de classe, un amphi) alors que bien souvent, les étudiants sont responsables (d'ailleurs quel intérêt un étudiant aurait à sacager son lieu de travail...?).
# De la grève et des blocages
Posté par term . En réponse au journal [HS] Le droit de grève. Évalué à 6.
Chez les étudiants, le rapport est clairement inversé puisque faire grève n'a strictement aucun impact économique (ils n'ont pas de patrons et ce sont eux qui vont chercher des cours), et même pire, les pénalise eux-mêmes. A partir de là, il faut trouver d'autres moyens d'actions que la grève qui n'a, par définition, aucun impact (si le gouvernement voit que 70% des étudiants font grève, il s'en lavera les mains : ce sont eux qui perdent leur année, pas lui).
Le blocage des facs permet plusieurs choses : d'une part, la possibilité pour les boursiers de faire grève sans être pénalisé (sans qu'on leur enlève leur bourse), ensuite, la possibilité pour tous d'aller en manifestations (lorsqu'il y a des TD surchargés tenus à l'assiduité sinon viré de la fac, on y va) et enfin de se faire entendre, la preuve : on parle beaucoup plus du mouvement étudiant depuis que les facs sont bloquées qu'avant.
C'est vrai qu'empêcher les cours est dommage pour ceux qui veulent travailler, néanmoins il faut constater deux choses :
- Rien n'empêche les étudiants de travailler chez eux ou en bibliothèque. Après tout, les cours ne sont bien souvent que des résumés de livres mis bout à bout...
- Le blocage est régulièrement voté en AG à la majorité, je veux bien qu'à la première AG, peu de monde soit au courant et que les conditions ne soient pas démocratiquement optimales mais lorsque l'étudiant se pointe devant une fac bloquée, le jour et l'heure de l'AG sont clairement affichés, tout l'encourage à aller voter à la suivante AG.
Concernant la légitimité des votes, je ne sais pas comment cela se passe dans toutes les facs, mais dans la mienne (Paris IV), les votes à propos des blocages se font à bulletins secrets sur présentation et vérification de la carte d'étudiant, et les dépouillements sont fait par binomes (un pour, un contre) donc les chances de "triche" sont très réduites.
Enfin, à propos des dégradations, il est sûr qu'il y en a eu et c'est regrettable, mais attention à la source de ces photos (souvent des antis-blocages, pros-cpe) qui ne montrent qu'une petite partie d'une fac bloquée (une salle de classe, un amphi) alors que bien souvent, les étudiants sont responsables (d'ailleurs quel intérêt un étudiant aurait à sacager son lieu de travail...?).