Ca ne commence pas "a se ressentir", je veux dire que ce n'est pas d'aujourd'hui, en fait. On appelle cela "effet fondateur" : quand une sous-population se separe de la population d'origine, elle diminue son brassage genetique, et donc peut "fixer" des alleles deleteres ou defavorable. C'est le cas de la beta-thalassemie tres frequente chez un peuple juif de la mediterranee, des anomalies de la hanche qui sont plus courantes chez les bretons que dans le reste de la population francaise, ou certains villages de montagne. Le cas de la beta-thalassemie chez certains peuples de la mediterranee est interessante : cette maladie est tres grave car le sang est moins capable de transporter l'oxygene (anemie). Comment de tels genes defavorables se sont maintenus donc ? En fait cette maladie, quand elle est mineure, affecte les globules, mais ils sont insensibles a l'infection par le paludisme, donc c'est un mal qui protege d'un mal encore pire.
Cette derive genetique suivie de fixation est d'autant plus rapide que la sous-population est petite. C'est pourquoi le patrimoine genetique de populations aborigenes isolees sur de petites iles est interessant, car il comporte a haute frequence des alleles (formes de genes) tres rares ou inexistants chez nous.
[^] # Re: Pas d'accord...
Posté par zeb . En réponse à la dépêche L'abus des brevets : l'Institut Curie s'élève contre. Évalué à 2.
Cette derive genetique suivie de fixation est d'autant plus rapide que la sous-population est petite. C'est pourquoi le patrimoine genetique de populations aborigenes isolees sur de petites iles est interessant, car il comporte a haute frequence des alleles (formes de genes) tres rares ou inexistants chez nous.