Alors la tu parles vraiment sans savoir. Tu pourrais dire la meme chose des labos d'Afrique du Sud qui se sont battus pour avoir le droit de copier les traitements de triterapie contre le SIDA (alors que c'est une disposition legale de l'OMS en cas d'epidemie).
La c'est un bel exemple de brevet delivre sans discernement, n'importe comment. Et le probleme c'est que meme si le brevet est casse, ca va prendre des annees de debats. Alors voila la strategie actuelle : on depose des brevets a la va-vite afin de bloquer le systeme, meme si on n'a rien invente. Le brevet qujourd'hui ne sert plus a proteger l'inventeur, mais a bloquer les autres. Et dans le cas de la medecine c'est d'autant plus dramatique.
Bien sur je preche pour ma paroisse (je fais de la recherche en biologie), mais le probleme du brevetage du vivant pose egalement les memes problemes que ceux des logiciels : on ne brevete plus une invention, mais des concepts tres flous, et ce afin de s'assurer des monopoles.
C'est par ex. le cas de OGM : outre l'aspect ecologique (l'innocuite n'etant pas demontree) ca sert surtout a obliger les paysans a repayer tous les ans les memes semences et a n'utiliser que le pesticide du fabriquant (ca vous rappelle pas les methodes de MS avec des mises a jour a repayer et aux incompatibilites avec les anciennes versions ?). C'est egalement le cas des etudes genetiques : ces grosses boites s'approprient le droit reserve d'etudier des maladies genetiques (alors qu'en general elles recoivent de l'argent public ou bien sont issues de recherches publiques). Vous savez que l'Australie a accorde l'exclusivite de l'etude du patrimoine genetique de certaines populations aborigenes a une compagnie privee ? Ou est l'invention la-dedans ?On a frole egalement les gros problemes avec le sequencage du genome humain : finalement les donnees issues de labos publics se sont reveles de meilleure qualite que ceux des compagnies privees. Que se serait-il passe si cela avait ete l'inverse ? Ou s'il n'y avait pas eu de sequencage public ? Faudra-t-il payer pour savoir ce qui appartient a l'humanite ?
Bref, la recherche en biologie est confrontee a ce que toute recherche universitaire est menacee : le baillonnement par des systemes pseudo-legaux. C'est la cas du DMCA qui empeche les chercheurs de publier des resultats sur la cryptographie, le cas des brevets de logiciels qui peuvent foutre le bordel dans les logiciels libres, et maintenant dans la medecine, puisque mainetenant des notions de plus en plus generales risquent d'appartenir a des interets prives.
[^] # Re: Guerre de gros sous
Posté par zeb . En réponse à la dépêche L'abus des brevets : l'Institut Curie s'élève contre. Évalué à 10.
La c'est un bel exemple de brevet delivre sans discernement, n'importe comment. Et le probleme c'est que meme si le brevet est casse, ca va prendre des annees de debats. Alors voila la strategie actuelle : on depose des brevets a la va-vite afin de bloquer le systeme, meme si on n'a rien invente. Le brevet qujourd'hui ne sert plus a proteger l'inventeur, mais a bloquer les autres. Et dans le cas de la medecine c'est d'autant plus dramatique.
Bien sur je preche pour ma paroisse (je fais de la recherche en biologie), mais le probleme du brevetage du vivant pose egalement les memes problemes que ceux des logiciels : on ne brevete plus une invention, mais des concepts tres flous, et ce afin de s'assurer des monopoles.
C'est par ex. le cas de OGM : outre l'aspect ecologique (l'innocuite n'etant pas demontree) ca sert surtout a obliger les paysans a repayer tous les ans les memes semences et a n'utiliser que le pesticide du fabriquant (ca vous rappelle pas les methodes de MS avec des mises a jour a repayer et aux incompatibilites avec les anciennes versions ?). C'est egalement le cas des etudes genetiques : ces grosses boites s'approprient le droit reserve d'etudier des maladies genetiques (alors qu'en general elles recoivent de l'argent public ou bien sont issues de recherches publiques). Vous savez que l'Australie a accorde l'exclusivite de l'etude du patrimoine genetique de certaines populations aborigenes a une compagnie privee ? Ou est l'invention la-dedans ?On a frole egalement les gros problemes avec le sequencage du genome humain : finalement les donnees issues de labos publics se sont reveles de meilleure qualite que ceux des compagnies privees. Que se serait-il passe si cela avait ete l'inverse ? Ou s'il n'y avait pas eu de sequencage public ? Faudra-t-il payer pour savoir ce qui appartient a l'humanite ?
Bref, la recherche en biologie est confrontee a ce que toute recherche universitaire est menacee : le baillonnement par des systemes pseudo-legaux. C'est la cas du DMCA qui empeche les chercheurs de publier des resultats sur la cryptographie, le cas des brevets de logiciels qui peuvent foutre le bordel dans les logiciels libres, et maintenant dans la medecine, puisque mainetenant des notions de plus en plus generales risquent d'appartenir a des interets prives.