• [^] # Re: Inadmissible rhétorique

    Posté par . En réponse au journal Les P2P interdits en France.. Évalué à 6.

    Suite à ce coup de gueule, je me suis rendu sur les forums de Framasoft et en ai profité pour répondre à monsieur le député Vauquiez...

    http://forum.framasoft.org/viewtopic.php?p=122683#122683

    Je me permet de rebondir sur vos propos. Remettre en cause l'attitude du PS à l'égard de MM. Paul, Mathus et Bloche se comprend aisément tant le silence des dirigeants PS était éloquant... Je me permet également de rappeller que d'autres députés, de quelques bords que ce soient, n'ont pas reçu de support de leur parti non plus : et je pense à Mme Boutin, M. Casenave, etc.

    Cette attitude aura au moins eu le mérite de mettre en lumière le peu de considération qui est fait des nouvelles technologies au sein des principaux partis politiques... En dehors de quelques personnes présentes dont vous, M. Vauquiez, l'Assemblée aura brillée pendant les débats par ses rangs (très) clairsemés, et les logiques binaires et mutuellement exclusives qui étaient proposées.

    Je regrette également que ce projet de loi n'ait pas été l'occasion d'une consultation plus générale des différents acteurs de l'informatique, car la mouture définitive de ce texte les concernent directement dans leurs activités et celles de milliers de personnes qui développent des logiciels et les utilisent.

    J'espère, en ce qui concerne le logiciel libre, que cette claque monumentale à l'égard de l'interopérabilité et de la liberté de développer aura des conséquences positives. Je pense à la mise en place de structures qui sauront, mieux qu'aujourd'hui, faire porter la voix de milliers de personnes aux oreilles de ceux qui écrivent le droit de demain. L'irruption des maisons de disques dans cette discussion a montré l'importance et l'influence des lobbys, et c'est ce qui semble nous faire cruellement défaut pour que nous soyons entendus, compris et considérés.

    Si nous devrons entrer dans une logique de confrontation et du "chacun tire la couverture à soi", alors ainsi soit-il. Battons-nous avec les mêmes armes pour que ce qui nous tient à coeur, et parfois nous fait gagner notre vie, soit pérénisé et respecté. Le logiciel libre est plus qu'une philosophie, et les entreprises de notre pays l'ont bien compris.

    Il ne s'agit pas d'un combat partisan ou de politique politicienne. Il s'agit de faire en sorte que chacun ait le choix : le choix des solutions, le choix des méthodes, le choix des raisonnements et des philosophies. Loin de vouloir imposer le logiciel libre, je souhaite qu'il puisse coexister, et non être perpétuellement menacé par des dispositions législatives qui attentent directement à l'interopérabilité et la liberté du logiciel libre, qui passe notamment par un code source ouvert et libre.

    Pour que ces mots, ces colères et ces déceptions ne restent pas vains, il faut que s'ensuivent des actes. Des structures co-existent déjà, mais c'est unis que nous nous ferons entendre, que nous influenrons sur l'évolution du droit sur l'informatique. C'est pour cela que la mise en place d'un lobby formés par tous et pour tous me semble indispensable, aujourd'hui plus que jamais.


    J'ai recopié ceci pour qu'il y ait effectivement une suite, la mise en place d'un lobby en bonne et due forme. Il existe déjà des structures (April et FSF), mais elles co-existent ; or c'est unis que nous pourront défendre le logiciel libre.

    La mise en place d'un lobby fédérateur sera sûrement longue et pas forcément évidente, mais je crois que ce désastre législatif peut nous motiver d'autant plus.

    Qu'en pensez-vous ?