Il y a ceux qui font cela de facon massive, tres certainement une minorite, et ceux qui font cela de temps en temps, beaucoup plus. Helas, y a pas de nombre. Si on conteste les chiffres des majors annoncant le soit-disant manque a gagner, je vois mal comment on pourrait aussi valider d'autres chiffres se rapportant a ce comportement.
Maintenant, fait un petit sondage dans ton entourage et demande leurs si ils ont deja juste une fois soit directement telecharge une musique, soit obtenus indirectement par un amis (qui lui les a illegalement obtenus). Apres questionne les sur la legalite de cet acte.
Je ne te connais pas, et je ne connais pas ton entourage. Peut etre ton cercle d'amis est tres honnete et tres au fait des problemes legaux. Dans ce cas bravo, peut etre tu y es pour quelque chose. Cependant, il y aussi de fortes chances que tu decouvres que meme si la pratique reste minime, elle existe. Pire, certains ne sont pas au courant de la legalite ou non legalite de l'acte. C'est a mon avis la ou ca ne va pas.
Dans le passe, a l'epoque du tout materiel, le vendeur jouait un role indirect dans le systeme legal. A part quelques exeptions ici et la, le vendeur ne vendait que ce qui etait legal, et ne vendait pas ce qui etait illegal. Le consommateur a associe la disponibilite avec la legalite. "Si c'est disponible, c'est que j'ai le droit de l'utiliser". Dans certains cas ou le cadre d'utilisation est restreint, il fallait soit s'acquitter d'une license ou permis d'utilisation, afin de s'assurer que le consommateur soit au fait des restrictions en cours (radio ammateur, permis de chasse), ou dans la pluspart des cas, une mention legale est clairement presentee au consommateur (rappel de la loi au debut d'un film, avertissement sur l'utilisation d'une radio pour piloter ton avion seulement dans les endroits autorises...).
Maintenant, beaucoup de personnes utilisent le meme raisonnement sur Internet. "Si c'est disponible, c'est que j'ai le droit de l'utiliser". Ca peut paraitre difficle a croire quand on evolue autour des logiciels libres. Tout simplement parce que l'on est sensibilise aux problemes des licenses.
Pour resumer, si effectivement le telechargeur qui recupere des Go de musiques tout les jours/semaines/mois fait partit d'une minorite de la population, on ne peut pas nier qu'une partie plus importante de la population obtient illegalement, de temps en temps et parfois sans le savoir des biens culturels (je laisse a d'autres le debat sur le fait que les musiques de Lorie soit des biens culturels ou de divertissement).
Aujourd'hui, je vois beaucoup de site sur les logiciels libres avec un "Non a la loi DADvSI", par contre le "Non aux telechargements illegaux" reste beaucoup plus minoritaire.
Peut-etre qu'hier l'adoption des logiciels libres au sein des foyers signifiait une sensibilisation du public a propos du danger des logiciels proprietaires et de leurs licenses. Aujourd'hui il va falloir etendre cette action sur l'ensemble des fichiers numeriques et expliquer que ce n'est pas parce que c'est disponible a propos d'un ou plusieurs simple clics que c'est legal.
Le gouvernement, qui est si je me rappelle bien le garant de la propriete intellectuelle, aurait du faire cela depuis longtemps et se doit de le faire encore aujourd'hui. Cependant, comme la mode des institutions publiques est de ne rien faire a part gerer des marches publiques pour externaliser ses actions a des societes privees, nul doute que si le gouvernement se decide a "Sensibiliser les citoyens", on va se retrouver avec un jolie pamphlet en papier glace ecrit par une societe privee qui fait l'amalgame entre "legal" et "payant", "createur" et "major". C'est pas une creation de mon esprit. Ca a deja ete fait dans nos ecoles.
Reste donc la possibilite d'etre proactif et de faire cette brochure. Puisqu'apparement, si j'en crois l'enregistrement effectue lors du dejeuner entre le ministre de la culture, ses acolytes et quelques bloggeurs, le ministere essaye du moins de se tenir au courant des alternatives, faudrait juste s'assurer que quelques-un des ses bloggeurs mentionnent l'existence de cette brochure. Si on plus il pourrait y avoir un avocat qui puisse relire pro bono afin de s'assurrer qu'il n'y ai pas d'erreurs legales, ca pourrait aider.
Bon je m'arrete la car je reve un peu trop, et que j'ai completement change le sujet de ce que je voulais dire...
[^] # Re: C'est clair
Posté par mdlh . En réponse au journal DADvSI : Le ministre veut l'interropérabilité à condition qu'un logiciel libre ne montre pas comment il fait !. Évalué à 3.
Maintenant, fait un petit sondage dans ton entourage et demande leurs si ils ont deja juste une fois soit directement telecharge une musique, soit obtenus indirectement par un amis (qui lui les a illegalement obtenus). Apres questionne les sur la legalite de cet acte.
Je ne te connais pas, et je ne connais pas ton entourage. Peut etre ton cercle d'amis est tres honnete et tres au fait des problemes legaux. Dans ce cas bravo, peut etre tu y es pour quelque chose. Cependant, il y aussi de fortes chances que tu decouvres que meme si la pratique reste minime, elle existe. Pire, certains ne sont pas au courant de la legalite ou non legalite de l'acte. C'est a mon avis la ou ca ne va pas.
Dans le passe, a l'epoque du tout materiel, le vendeur jouait un role indirect dans le systeme legal. A part quelques exeptions ici et la, le vendeur ne vendait que ce qui etait legal, et ne vendait pas ce qui etait illegal. Le consommateur a associe la disponibilite avec la legalite. "Si c'est disponible, c'est que j'ai le droit de l'utiliser". Dans certains cas ou le cadre d'utilisation est restreint, il fallait soit s'acquitter d'une license ou permis d'utilisation, afin de s'assurer que le consommateur soit au fait des restrictions en cours (radio ammateur, permis de chasse), ou dans la pluspart des cas, une mention legale est clairement presentee au consommateur (rappel de la loi au debut d'un film, avertissement sur l'utilisation d'une radio pour piloter ton avion seulement dans les endroits autorises...).
Maintenant, beaucoup de personnes utilisent le meme raisonnement sur Internet. "Si c'est disponible, c'est que j'ai le droit de l'utiliser". Ca peut paraitre difficle a croire quand on evolue autour des logiciels libres. Tout simplement parce que l'on est sensibilise aux problemes des licenses.
Pour resumer, si effectivement le telechargeur qui recupere des Go de musiques tout les jours/semaines/mois fait partit d'une minorite de la population, on ne peut pas nier qu'une partie plus importante de la population obtient illegalement, de temps en temps et parfois sans le savoir des biens culturels (je laisse a d'autres le debat sur le fait que les musiques de Lorie soit des biens culturels ou de divertissement).
Aujourd'hui, je vois beaucoup de site sur les logiciels libres avec un "Non a la loi DADvSI", par contre le "Non aux telechargements illegaux" reste beaucoup plus minoritaire.
Peut-etre qu'hier l'adoption des logiciels libres au sein des foyers signifiait une sensibilisation du public a propos du danger des logiciels proprietaires et de leurs licenses. Aujourd'hui il va falloir etendre cette action sur l'ensemble des fichiers numeriques et expliquer que ce n'est pas parce que c'est disponible a propos d'un ou plusieurs simple clics que c'est legal.
Le gouvernement, qui est si je me rappelle bien le garant de la propriete intellectuelle, aurait du faire cela depuis longtemps et se doit de le faire encore aujourd'hui. Cependant, comme la mode des institutions publiques est de ne rien faire a part gerer des marches publiques pour externaliser ses actions a des societes privees, nul doute que si le gouvernement se decide a "Sensibiliser les citoyens", on va se retrouver avec un jolie pamphlet en papier glace ecrit par une societe privee qui fait l'amalgame entre "legal" et "payant", "createur" et "major". C'est pas une creation de mon esprit. Ca a deja ete fait dans nos ecoles.
Reste donc la possibilite d'etre proactif et de faire cette brochure. Puisqu'apparement, si j'en crois l'enregistrement effectue lors du dejeuner entre le ministre de la culture, ses acolytes et quelques bloggeurs, le ministere essaye du moins de se tenir au courant des alternatives, faudrait juste s'assurer que quelques-un des ses bloggeurs mentionnent l'existence de cette brochure. Si on plus il pourrait y avoir un avocat qui puisse relire pro bono afin de s'assurrer qu'il n'y ai pas d'erreurs legales, ca pourrait aider.
Bon je m'arrete la car je reve un peu trop, et que j'ai completement change le sujet de ce que je voulais dire...