Le club a été à l'origine une idée fabuleuse et a très certainement contribué à la survie de Mandriva (Mandrake à l'époque). Je crois (mais je peux très certainement me tromper) que ce Joker sorti du chapeau du magicien a donné de (trop mauvaises ?) idées à la compagnie. En effet j'ai bien peur qu'une bonne partie de leur business plan repose, tant dans les périodes critiques, que dans les périodes de transition, sur la pérénisation de cette 'originalité économique'.
Personnellement je crois que moins on l'emploie plus elle est efficace, et en conséquence elle ne doit être utilisée qu'en tout derniers ressort. D'autant que ses modalités d'application en terme de services rentrent en concurrence avec celles plus traditionnelles de la vente des boites dont l'acheteur se trouve, à mon sens, assez nettement pénalisé. D'autant aussi, que son tarif, comme le fait remarquer Janfi, met le prix PowerPack (80¤) + Club (60¤) dans une fourchette délicate (près de 1000 Frs) pour beaucoup de gens.
Certes cela correspond à un tarif légèrement inférieur à la somme des 2 Packs annuels que feu-Mandrake proposait alors. Alors qu'est ce qui fait que ça coince ?
Peut-être une somme de raisons à la fois objectives et subjectives :
- Pour les premières il y a d'abord une concurence accrue par l'émergence d'un concurent atypique, Ubuntu et la pression de plus en plus perceptible d'un ancien, SuSE, qui se refait lentement mais surement un virginité au sein de la communauté depuis son rachat par Novell, en libérant dans un premier temps Yast, puis en créant OpenSuse afin de faire contre-poids à Fedora (son pendant chez RedHat, la distrib qui carracole en tête dans le Linux Business). Certes certaines mesure prises par Novell font parfois grincer les dents de pas mal de personnes (cf polémique sur la primauté qui serait désormais accordée à Gnome au dépend de KDE ou encore le cavalier seul , ne fusse que temporairement, concernant XGL), mais celle-ci a une image digne de sa patrie originelle. J'ai des amis qui travaillent dans une grande banque française et lorqu'il s'agit de Linux cela ne jure que par Suse du petit au gros ! Eux même étant Débianniste à leurs heures perdues.
- Pour les secondes ce serait plutôt une image brouillée, et une impression d'approximation tant dans la finition que dans le SAV. Certes Mandriva offre un produit conçu pour le plus grand nombre avec un certain bonheur (cf la reconnaissance du matériel réellement remarquable) mais en cas de problèmes (aucune firme dans aucun secteur d'activité ne peux se targuer d'offrir un produit zéro défaut) laisse l'utilisateur assez dépourvu. C'est à dire tout le contraire de Suse (jamais de problème ;-?) et même d'Ubuntu (forums communautaire tip-top).
Chacun d'entre nous, par expérience personnelle, pourrait compléter cette liste (restreinte à dessein).
Ce n'est pas la dernière fois qu'au delà des trolls un certain désamour transparait dans les forums ici lorsqu'on évoque le devenir de Mandriva. Cela n'est pas une spécificité LinuxFR. Ainsi chez Esfa Claire évoque en pointillé le futur de Mandriva avec pessimisme. http://esfa.vnunetblog.fr/mandriva/2006/02/en_avant_mandri.h(...)
A quoi attribué cette soudaine chute de popularité ? Personnellement je trouve depuis la 2005 que les versions proposées ont vu leur qualité augmenter sensiblement. Et pourtant seuls quelques choix qui me hérissent font que je ne suis pas encore passé chez Ubuntu car je l'avoue sans détour, moi acheteur de PP j'ai un avis plus que défavorable vis-à-vis du Club. Serais je le seul à penser que celui-ci est désormais plus un boulet qu'un atout ?
Je pense que Mandriva, comme toute entreprise en période de crise doit offrir plus pour moins cher et tout mettre en oeuvre pour satisfaire mieux encore ses (derniers ?) clients, qu'ils soient issus du secteur privé marchand, de l'administration et des collectivités territoriales et locales ou du monde associatif et des LL. avant de mettre en oeuvre un plan de reconquête.
De même il me semble d'autre part que la soudaine multiplication des produits dérivés (sont ils d'ailleurs si spécifiques qu'ils nécéssitent une présentation différentes ?) ne va pas clarifier l'offre...
Novell peut s'appuyer sur un réseau commercial sans commune mesure avec celui que Mandriva puisse envisager de posséder dans les prochaines années.
Dans l'attente elle ne peut s'appuyer que sur son image de marque et le soutient inconditionnel de la communauté. Cela passe par une modification tarifaire vis-à-vis de celle-ci (et pas limité aux seuls contributeurs), par une qualité sans faille unaniment reconnue et par une offre logicielle toujours plus étendue en plus de atouts traditionnels à cette distribution.
J'ai l'impression que tout cela est assez éloigné des déclarations récentes de F.Bancilhon ou de D.Barth. Je dois très certainement prendre mes désirs pour des réalités et être à mille lieues du monde réel du moins en ce qui concerne la viabilité d'une distribution à même de se faire une place dans un marché jusqu'à présent régenté par Red-Hat auquel s'ajoute désormais 2 prétendants non dépourvus d'arguments.
Pour survivre Mandriva a besoin, c'est une lapalissade de conquérir de nouveaux marchés, mais aussi d'assurer la croissance de ses équipes de développement ce qui en cette période de difficultés budgétaires n'est pas une mince affaire. Pouvoir s'appuyer sur la communauté est, plus encore qu'à ses concurrents, essentiel à Mandriva. Or nombre de ses membres à la fois jeunes et portés vers une certaine éthique ont semble t-il des difficultés à voir dans celle-ci une entreprise attractive (cf le choix de certains développeurs et pas des moindre de Conectiva de quitter leur nouvelle entreprise au profit d'Ubuntu comme par exemple Niemeyer le developpeur à l'origine de Smart). Il semble que le challenge proposé aux dirigeants pour sortir Mandriva de ses problèmes financiers désormais récurents soit plus élevé que la moyenne. Aussi il va leur falloir être à la fois imaginatif et respectueux des différentes 'sensibilités' de leur clientèle.
[^] # Re: Ce sacré Club !
Posté par Mars . En réponse au journal Ça chie pour Mandriva. Évalué à 10.
Personnellement je crois que moins on l'emploie plus elle est efficace, et en conséquence elle ne doit être utilisée qu'en tout derniers ressort. D'autant que ses modalités d'application en terme de services rentrent en concurrence avec celles plus traditionnelles de la vente des boites dont l'acheteur se trouve, à mon sens, assez nettement pénalisé. D'autant aussi, que son tarif, comme le fait remarquer Janfi, met le prix PowerPack (80¤) + Club (60¤) dans une fourchette délicate (près de 1000 Frs) pour beaucoup de gens.
Certes cela correspond à un tarif légèrement inférieur à la somme des 2 Packs annuels que feu-Mandrake proposait alors. Alors qu'est ce qui fait que ça coince ?
Peut-être une somme de raisons à la fois objectives et subjectives :
- Pour les premières il y a d'abord une concurence accrue par l'émergence d'un concurent atypique, Ubuntu et la pression de plus en plus perceptible d'un ancien, SuSE, qui se refait lentement mais surement un virginité au sein de la communauté depuis son rachat par Novell, en libérant dans un premier temps Yast, puis en créant OpenSuse afin de faire contre-poids à Fedora (son pendant chez RedHat, la distrib qui carracole en tête dans le Linux Business). Certes certaines mesure prises par Novell font parfois grincer les dents de pas mal de personnes (cf polémique sur la primauté qui serait désormais accordée à Gnome au dépend de KDE ou encore le cavalier seul , ne fusse que temporairement, concernant XGL), mais celle-ci a une image digne de sa patrie originelle. J'ai des amis qui travaillent dans une grande banque française et lorqu'il s'agit de Linux cela ne jure que par Suse du petit au gros ! Eux même étant Débianniste à leurs heures perdues.
- Pour les secondes ce serait plutôt une image brouillée, et une impression d'approximation tant dans la finition que dans le SAV. Certes Mandriva offre un produit conçu pour le plus grand nombre avec un certain bonheur (cf la reconnaissance du matériel réellement remarquable) mais en cas de problèmes (aucune firme dans aucun secteur d'activité ne peux se targuer d'offrir un produit zéro défaut) laisse l'utilisateur assez dépourvu. C'est à dire tout le contraire de Suse (jamais de problème ;-?) et même d'Ubuntu (forums communautaire tip-top).
Chacun d'entre nous, par expérience personnelle, pourrait compléter cette liste (restreinte à dessein).
Ce n'est pas la dernière fois qu'au delà des trolls un certain désamour transparait dans les forums ici lorsqu'on évoque le devenir de Mandriva. Cela n'est pas une spécificité LinuxFR. Ainsi chez Esfa Claire évoque en pointillé le futur de Mandriva avec pessimisme.
http://esfa.vnunetblog.fr/mandriva/2006/02/en_avant_mandri.h(...)
A quoi attribué cette soudaine chute de popularité ? Personnellement je trouve depuis la 2005 que les versions proposées ont vu leur qualité augmenter sensiblement. Et pourtant seuls quelques choix qui me hérissent font que je ne suis pas encore passé chez Ubuntu car je l'avoue sans détour, moi acheteur de PP j'ai un avis plus que défavorable vis-à-vis du Club. Serais je le seul à penser que celui-ci est désormais plus un boulet qu'un atout ?
Je pense que Mandriva, comme toute entreprise en période de crise doit offrir plus pour moins cher et tout mettre en oeuvre pour satisfaire mieux encore ses (derniers ?) clients, qu'ils soient issus du secteur privé marchand, de l'administration et des collectivités territoriales et locales ou du monde associatif et des LL. avant de mettre en oeuvre un plan de reconquête.
De même il me semble d'autre part que la soudaine multiplication des produits dérivés (sont ils d'ailleurs si spécifiques qu'ils nécéssitent une présentation différentes ?) ne va pas clarifier l'offre...
Novell peut s'appuyer sur un réseau commercial sans commune mesure avec celui que Mandriva puisse envisager de posséder dans les prochaines années.
Dans l'attente elle ne peut s'appuyer que sur son image de marque et le soutient inconditionnel de la communauté. Cela passe par une modification tarifaire vis-à-vis de celle-ci (et pas limité aux seuls contributeurs), par une qualité sans faille unaniment reconnue et par une offre logicielle toujours plus étendue en plus de atouts traditionnels à cette distribution.
J'ai l'impression que tout cela est assez éloigné des déclarations récentes de F.Bancilhon ou de D.Barth. Je dois très certainement prendre mes désirs pour des réalités et être à mille lieues du monde réel du moins en ce qui concerne la viabilité d'une distribution à même de se faire une place dans un marché jusqu'à présent régenté par Red-Hat auquel s'ajoute désormais 2 prétendants non dépourvus d'arguments.
Pour survivre Mandriva a besoin, c'est une lapalissade de conquérir de nouveaux marchés, mais aussi d'assurer la croissance de ses équipes de développement ce qui en cette période de difficultés budgétaires n'est pas une mince affaire. Pouvoir s'appuyer sur la communauté est, plus encore qu'à ses concurrents, essentiel à Mandriva. Or nombre de ses membres à la fois jeunes et portés vers une certaine éthique ont semble t-il des difficultés à voir dans celle-ci une entreprise attractive (cf le choix de certains développeurs et pas des moindre de Conectiva de quitter leur nouvelle entreprise au profit d'Ubuntu comme par exemple Niemeyer le developpeur à l'origine de Smart). Il semble que le challenge proposé aux dirigeants pour sortir Mandriva de ses problèmes financiers désormais récurents soit plus élevé que la moyenne. Aussi il va leur falloir être à la fois imaginatif et respectueux des différentes 'sensibilités' de leur clientèle.