Les formats ouverts, c'est à mon avis une autre question.
Absolument pas.
Si tu veux diffuser une connaissance, tu dois lui fournir un support. Ce support peut prendre un nombre considérable de formes, comme l'oral, l'écrit, l'informatique, etc. Si tu veux assurer une bonne diffusion de cette connaissance, alors ce support doit être appréhendable par les gens auxquels tu destines ta diffusion. Si tu le fais à l'oral, tu le diffuses aux gens qui parlent ta langue, si tu le fais par écrit, alors c'est aux gens qui savent lire et parler ta langue, etc. Tout ceci, ce sont que tu le veuilles ou non des format d'échange d'information ouvert, ce que tout le monde peut en comprendre le fonctionnement et les pratiquer. On apprend à parler une ou plusieurs langue, à les lire, etc. Maintenant, si tu le fais sur un support informatique, alors tu le destines aux gens disposant des logiciels permettant d'accéder à ce support. Et ce n'est pas parce que c'est un support informatique qu'il doit être considéré comme quelque chose de différent des autres supports. Il véhicule un savoir et si on veut rendre accessible le savoir, alors on doit rendre accessible la lecture du support sur lequel il est transmis.
Or, le fait d'utiliser un certain type de format, i.e. propriétaire, restreint de facto l'accès à cette connaissance à la possession des logiciels capables de les lire, quelle que soit ta capacité à en appréhender le contenu (langue, niveau, etc.). Et dans le mondre propriétaire, la lecture d'un format fermé passe à un moment ou à un autre par l'acquisition d'une licence, donc une subordination de l'accès au savoir à ses moyens financiers.
Tu ne peux pas dissocier ton contenu du support sur lequel tu le diffuses. Et si tu décides de diffuser informatiquement ton contenu, alors tu dois entrer dans ces considération que tu juges bassement techniques de format utilisé. Je ne te parle pas, comme je le disais précédemment de ce qui fait tourner la plate-forme, mais juste de ce qu'elle diffuse.
Excuses moi d'y aller un peu fort, mais refuser le débat des formats ouverts sous prétexte que c'est bassement technique, c'est oublier que tout le monde n'a pas les moyens de se payer un OS propriétaires et qu'il est des pays où on accède à Internet et au savoir qu'il rend accessible grâce à des machines généreusement offertes et des logiciels libres acquis gratuitement également. Dès lors que tu décides de diffuser en format propriétaire, tu fermes la porte de ton savoir à ces gens là. C'est ça la liberté ? Diffuser son savoir à ceux qui ont les moyens financiers d'y accéder ? C'est un réflexe d'habitant gâté de pays riche qui a de facto Windows, Word et tout une tripotée de logiciels à la con servi avec le moindre PC acheté et qui finit par oublier que ce n'est pas la norme, et que c'est loin d'être le cas de tout le monde.
Bref, un bon discours bien égoïste de quelqu'un qui ne se pose pas la question de l'acquisition des moyens d'accès aux supports du savoir sous prétexte que c'est bassement technique. Ça, ça me fait bondir tellement cette question ma parait essentiel. Ce serait un peu comme ouvrir des bibliothèque publique sans école publique pour apprendre à lire...
[^] # Re: Plop
Posté par Cédric Blancher . En réponse au journal This is not a VALID free content. Évalué à 1.
Absolument pas.
Si tu veux diffuser une connaissance, tu dois lui fournir un support. Ce support peut prendre un nombre considérable de formes, comme l'oral, l'écrit, l'informatique, etc. Si tu veux assurer une bonne diffusion de cette connaissance, alors ce support doit être appréhendable par les gens auxquels tu destines ta diffusion. Si tu le fais à l'oral, tu le diffuses aux gens qui parlent ta langue, si tu le fais par écrit, alors c'est aux gens qui savent lire et parler ta langue, etc. Tout ceci, ce sont que tu le veuilles ou non des format d'échange d'information ouvert, ce que tout le monde peut en comprendre le fonctionnement et les pratiquer. On apprend à parler une ou plusieurs langue, à les lire, etc. Maintenant, si tu le fais sur un support informatique, alors tu le destines aux gens disposant des logiciels permettant d'accéder à ce support. Et ce n'est pas parce que c'est un support informatique qu'il doit être considéré comme quelque chose de différent des autres supports. Il véhicule un savoir et si on veut rendre accessible le savoir, alors on doit rendre accessible la lecture du support sur lequel il est transmis.
Or, le fait d'utiliser un certain type de format, i.e. propriétaire, restreint de facto l'accès à cette connaissance à la possession des logiciels capables de les lire, quelle que soit ta capacité à en appréhender le contenu (langue, niveau, etc.). Et dans le mondre propriétaire, la lecture d'un format fermé passe à un moment ou à un autre par l'acquisition d'une licence, donc une subordination de l'accès au savoir à ses moyens financiers.
Tu ne peux pas dissocier ton contenu du support sur lequel tu le diffuses. Et si tu décides de diffuser informatiquement ton contenu, alors tu dois entrer dans ces considération que tu juges bassement techniques de format utilisé. Je ne te parle pas, comme je le disais précédemment de ce qui fait tourner la plate-forme, mais juste de ce qu'elle diffuse.
Excuses moi d'y aller un peu fort, mais refuser le débat des formats ouverts sous prétexte que c'est bassement technique, c'est oublier que tout le monde n'a pas les moyens de se payer un OS propriétaires et qu'il est des pays où on accède à Internet et au savoir qu'il rend accessible grâce à des machines généreusement offertes et des logiciels libres acquis gratuitement également. Dès lors que tu décides de diffuser en format propriétaire, tu fermes la porte de ton savoir à ces gens là. C'est ça la liberté ? Diffuser son savoir à ceux qui ont les moyens financiers d'y accéder ? C'est un réflexe d'habitant gâté de pays riche qui a de facto Windows, Word et tout une tripotée de logiciels à la con servi avec le moindre PC acheté et qui finit par oublier que ce n'est pas la norme, et que c'est loin d'être le cas de tout le monde.
Bref, un bon discours bien égoïste de quelqu'un qui ne se pose pas la question de l'acquisition des moyens d'accès aux supports du savoir sous prétexte que c'est bassement technique. Ça, ça me fait bondir tellement cette question ma parait essentiel. Ce serait un peu comme ouvrir des bibliothèque publique sans école publique pour apprendre à lire...