La différence c'est juste une question de comportement. Bouffer de l'entertainment jusqu'à la nausée (en payant ou pas), ça me semble pas une approche saine de la "culture". Du coup la copie privée "simple" me suffit amplement.
Je suis assez d'accord avec ça, mais néanmoins, le fond du probléme reste un probléme économique. Que le public soit boulimique ou pas ne change pas grand chose au fait que lorsque tu veux distribuer matériellement une oeuvre cela demande beaucoup plus de travail (l'édition d'un support physique et sa distribution) que de le distribuer "numériquement". Et comme on vit dans système économique qui essaye, (il n'y arrive pas toujours, certes) d'être rationnel, le consommateur est sensé payé pour un travail effectif, réel. Hors, si le systéme de rémunération de l'auteur est fondé sur la distribution matérielle de son oeuvre, il est clair que si il n'a plus aucun travail, ou un travail minimun, pour diffuser l'oeuvre, il est aussi clair que la rémunération de l'auteur (si elle reste fondé sur la distribution des oeuvres) va forcément et fortement baisser à terme. (DRM ou pas, d'ailleurs)
Hors, il n'est pas certain que la distribution physique ou numérique soit le seul moyen de gagner de l'argent avec des oeuvres artistiques numérisées. Le simple fait de mettre à disposition un fichier (comme dans le cas du P2P) est trés largement en dessous de ce qu'attend le consomateur. Ce qu'il veut c'est pouvoir à tout moment écouter la musique dont il a envie (notion d'accessibilité, de mobilité), découvrir en permanence de nouvelles oeuvres suceptibles de lui plaire (notion de recherche et de personalisation) et accéder à de multiples services associés (exemple, je suis à l'hotel en déplacement, j'apprend via sms qu'un groupe que j'ai écouté sur iTune et apprécié passe dans un café-concert dans la ville où je suis et il me suffit de répondre pour reserver une place : tu as ici une haute intégration de services comme la géolocalisation, reservation de place de concert et le tout personnalisé en fonction de tes interêts). C'est avec ce genre de services que l'on fera du pognon dans l'avenir, ça me semble évident, et c'est la dessus que doit se fonder desormais la rémunération des auteurs, et non simplement sur la distribution de leur oeuvres.
Je pense que de tels modéles d'affaires seront fondé sur l'abonnement et non le micro-paiement, qu'ils seront plus proche de quelque chose comme google ou yahoo ou encore last.fm que de ce que propose aujourd'hui les fnac.com et autres.
Avec l'émergence de ces nouveaux modéles économiques, je pense que la copie ne sera plus un problème et la DRM ne sera plus vraiment un probléme non plus, ce sera juste une maniére de signer numériquement son oeuvre en vue d'en faire le dépot auprés des organismes chargé de vérifier qu'il n'y a pas d'abus lors de l'exploitation de l'oeuvre par les plateformes légales, mais surement pas un système de protection anti-copie.Car si ces modéles emergent, l'utilisation des systèmes de P2P se marginalisera, étant fondé sur la gratuité, ils ne pourront pas suivre sur la partie service qui demande de gros invetissements.
En fait, d'un point de vue économique, le P2P n'est rien d'autre qu'un marché noir. Et en général, l'apparition d'un marché noir est significatif d'un dysfonctionnement profond du systéme économique "légal". Par exemple dans les pays en guerre, ou comme dans l'ex-URSS, pendant l'occupation en France, etc... Le dysfonctionnement actuel est lié à la crispation de l'industrie du divertissement sur ses anciens modèles économiques, sa peur de l'internet dont elle n'a pas du tout la culture et en plus c'est un milieu économiquement malsain, fondé sur des oligopoles. C'est tout ça qui la pousse à refuser d'évoluer avec les problèmes que ça pose à tout le monde, du coup.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # le problème est d'ordre économique.
Posté par Big Pete . En réponse au journal Rétablir la rareté par la force.. Évalué à 6.
Je suis assez d'accord avec ça, mais néanmoins, le fond du probléme reste un probléme économique. Que le public soit boulimique ou pas ne change pas grand chose au fait que lorsque tu veux distribuer matériellement une oeuvre cela demande beaucoup plus de travail (l'édition d'un support physique et sa distribution) que de le distribuer "numériquement". Et comme on vit dans système économique qui essaye, (il n'y arrive pas toujours, certes) d'être rationnel, le consommateur est sensé payé pour un travail effectif, réel. Hors, si le systéme de rémunération de l'auteur est fondé sur la distribution matérielle de son oeuvre, il est clair que si il n'a plus aucun travail, ou un travail minimun, pour diffuser l'oeuvre, il est aussi clair que la rémunération de l'auteur (si elle reste fondé sur la distribution des oeuvres) va forcément et fortement baisser à terme. (DRM ou pas, d'ailleurs)
Hors, il n'est pas certain que la distribution physique ou numérique soit le seul moyen de gagner de l'argent avec des oeuvres artistiques numérisées. Le simple fait de mettre à disposition un fichier (comme dans le cas du P2P) est trés largement en dessous de ce qu'attend le consomateur. Ce qu'il veut c'est pouvoir à tout moment écouter la musique dont il a envie (notion d'accessibilité, de mobilité), découvrir en permanence de nouvelles oeuvres suceptibles de lui plaire (notion de recherche et de personalisation) et accéder à de multiples services associés (exemple, je suis à l'hotel en déplacement, j'apprend via sms qu'un groupe que j'ai écouté sur iTune et apprécié passe dans un café-concert dans la ville où je suis et il me suffit de répondre pour reserver une place : tu as ici une haute intégration de services comme la géolocalisation, reservation de place de concert et le tout personnalisé en fonction de tes interêts). C'est avec ce genre de services que l'on fera du pognon dans l'avenir, ça me semble évident, et c'est la dessus que doit se fonder desormais la rémunération des auteurs, et non simplement sur la distribution de leur oeuvres.
Je pense que de tels modéles d'affaires seront fondé sur l'abonnement et non le micro-paiement, qu'ils seront plus proche de quelque chose comme google ou yahoo ou encore last.fm que de ce que propose aujourd'hui les fnac.com et autres.
Avec l'émergence de ces nouveaux modéles économiques, je pense que la copie ne sera plus un problème et la DRM ne sera plus vraiment un probléme non plus, ce sera juste une maniére de signer numériquement son oeuvre en vue d'en faire le dépot auprés des organismes chargé de vérifier qu'il n'y a pas d'abus lors de l'exploitation de l'oeuvre par les plateformes légales, mais surement pas un système de protection anti-copie.Car si ces modéles emergent, l'utilisation des systèmes de P2P se marginalisera, étant fondé sur la gratuité, ils ne pourront pas suivre sur la partie service qui demande de gros invetissements.
En fait, d'un point de vue économique, le P2P n'est rien d'autre qu'un marché noir. Et en général, l'apparition d'un marché noir est significatif d'un dysfonctionnement profond du systéme économique "légal". Par exemple dans les pays en guerre, ou comme dans l'ex-URSS, pendant l'occupation en France, etc... Le dysfonctionnement actuel est lié à la crispation de l'industrie du divertissement sur ses anciens modèles économiques, sa peur de l'internet dont elle n'a pas du tout la culture et en plus c'est un milieu économiquement malsain, fondé sur des oligopoles. C'est tout ça qui la pousse à refuser d'évoluer avec les problèmes que ça pose à tout le monde, du coup.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.