Mon devoir était de lui trouver une distribution valable aux ressources abondantes (gestionnaire de paquets, forums, docs, etc...), je me suis tourné vers Kubuntu (CD).
D'un côté, tu trouves que Kubuntu est une distribution valable et, plus loin, tu critiques la "superbe politique de Debian (sic!)" où "on se retrouve avec une liste de logiciels assez restreinte et +/- à jour".
1. Kubuntu <> Debian
Déjà, comme d'autres l'on dit précédemment, la liste de paquets disponibles dans Kubuntu ne doit pas être intimement liée à celle de Debian, les deux projets étant différent (bien que l'un - kubuntu - devrait se baser sur l'autre - debian - ok).
2. Nombre de paquets disponible dans Debian
Si tu prends la liste des paquets Debian disponibles dans la version stable (http://packages.debian.org/stable/allpackages.en.txt.gz ), tu verras que chaque ligne (sauf les 6 premières) contient chacune le nom et la description succinte d'un paquet. Comptons le nombre de lignes = le nombre de paquets : "wc -l wc -l allpackages.en.txt" ---> 16857 lignes. Y'a de quoi avoir du choix ...
3. Choix des critères de sélection
Personnellement, dans ton "devoir", tes choix de critères, j'aurais plutôt indiqué :
- distribution valable, càd. qui n'est pas une distribution dont le développement risque d'être interrompu pour de longues périodes (genre projet d'étude)
- ressources abondantes (gestionnaire de paquets, forums, docs, etc...), ok
- grande liste de logiciels disponibles facilement (via le gestionnaire de paquets), suite à ta critique
- logiciels assez à jour, suite à ta critique
- facilité d'installation (comme tu l'expliques dans la suite)
- reconnaissance du matériel assez récent (comme tu l'expliques dans la suite)
- desktop +/- prêt à l'utilisation après premier redémarrage (comme tu l'expliques aussi dans la suite)
4. Choix de la distribution
N'ayant jamais utilisé Kubuntu, je ne peux pas te dire si tu as fait le bon choix ou pas, considérant tous ces critères. Par contre, ayant utilisé certaines autres distributions, je peux dire que bien d'autres correspondent à tous ces critères ! Les deux dernières que j'ai vraiment bien usée : la SuSE (si préférence pour KDE) ou la Fedora Core (si préférence pour Gnome).
Avec ces deux distributions au-moins, l'installation se passe sans soucis (le partitionnement du disque aussi), le processus d'installation consiste +/- à :
- cliquer sur le bouton "Suivant" avec la souris
- entrer le mot de passe root et les infos sur au-moins 1 utilisateur
- choisir le type d'installation (serveur, desktop, minimal, etc. ; on peut, si on le souhaite, passer par une étape optionnelle de choix individuel des logiciels à installer)
Et je suis sûr que d'autres distributions correspondent aux critères évoqués au point précédent ...
5. Installation de logiciels additionnels après celle de l'OS
On pourrait se dire que la partie est gagnée, ben non, le moment capillairement très douloureux arrive, à savoir l'installation de paquet!
C'est à cet endroit là que ça coince donc, et autant dire que pour le nouvel utilisateur me voyant lutter, c'est une mauvaise impression, aussi ouvert qu'il est.
Néanmoins, il a finalement obtenu un système complet et fonctionnel, mais sans mon aide, j'imagine qu'il aurait abandonné assez rapidement et ce malgré lui.
Pour ma part, je trouve au contraire que les systèmes Linux ont su se doter de systèmes d'installation de logiciels performants. D'accord, ils varient d'une famille de distributions à l'autre (bases rpm, deb, etc.). D'accord, les outils graphiques sont souvent/parfois différents d'une distribution à l'autre. D'accord, on trouvera toujours un logiciel ou un de ses dernières versions qui n'est pas encore incluse dans la liste d'installation ou n'est pas en paquetage adéquat. Mais, une fois un outil utilisé 1 ou 2 fois, c'est toujours la même chose pour les fois suivantes.
Par rapport aux principaux systèmes d'exploitations "concurrents" sur le bureau, l'installation d'autres logiciels présentent quasi-toujours des interfaces différentes (même parfois chez un même éditeur !). Le nouvel utilisateur chez qui tu installes un nouveau système propriétaire te voit aussi lutter avec la pile de CDs des différents logiciels que tu dois installer (certains piratés, d'autres non ; à ce moment, il a la facture des logiciels sur ses bras), tu dois allez en chercher d'autres sur le net, cliquer de manière hystérique sur des boutons avec des choix à chaque fois différents. Et, si chacun de nous se rappelle sa dernière installation d'un OS propriétaire pour un tiers, sans notre aide, je pense qu'on peut sans peine imaginer que ce tiers "aurait abandonné assez rapidement et ce, malgré lui".
6. Peaufinage d'installation et temps passé dessus.
Je suis donc assez déçu, les distros dites accéssibles ne le sont pas, les options et choix par défaut sont plus que contestables et finalement on s'éloigne un peu trop du "standard".
Il y aura toujours une étape d'affinage des fichiers de conf qui encore sont trop difficile d'accès pour un nouvel utilisateur devant déjà assimiler pas mal de notions.
Pour des utilisateurs novices, les autres systèmes d'exploitation ne sont pas non plus si accessibles que çà. Il y a toujours un certain nombre de "pré-requis" à assimiler. Et c'est la même chose pour les utilisateurs avancés changeant de système d'exploitation.
GNU/Linux, MS-Windows, Mac OSX, ... même combat :
- accessibilité pour un novice à améliorer et toujours un temps d'adaptation même pour un utilisateur avancé
- les options et choix par défaut sont parfois contestables (même souvent immuables dans le cas d'OS propriétaires)
- quel standard ? Les "guidelines" d'interfaces homme-machine sont différentes pour chaque bureau, il n'y a pas de standard dans ce domaine (du moins, je ne pense pas). Au-moins, GNU/Linux (et MacOSX, dans une certaines mesure) respectent certaines normes (POSIX, LSB, etc.) qui font que le changement d'une distribution à l'autre, d'un système de fenêtrage à l'autre pose moins de problème
- et va expliquer comment configurer (ne parlons même pas d'affiner) son OS propriétaire, je te souhaite bonne chance ! (Je parle bien de configuration, pas d'installation d'un plug-in pour messagerie instantannée qui joue un chant tyrolien chaque fois qu'on tape "salut Jean !")
mais c'est plutôt le temps qu'il peut y consacrer et ce dernier n'est pas le même pour tout le monde.
Dans mon expérience personnelle récente (sur une machine vide) :
- installation de SuSE ou Fedora Core : environ 2 ou 3 heures (maximum) et je peux travailler (taper un texte, modifier une image, imprimer ou envoyer par mail)
- installation de MS-Windows : environ 1 journée (pour trouver les pilotes sur le web, installer la pile de CD/DVD, etc.) avant de pouvoir être productif !
7. Conclusions
J'attend des critiques constructives de votre part.
Je précise que ce n'est pas un énième débat de "ma distro est mieux que la tienne" [...].
Donc, qui parmis vous a pu installer une distribution sans ne jamais avoir à tripatouiller du texte et ce de manière la plus propre possible?
Pour toutes les raisons évoquées plus haut, je réitère mon choix (personnel, donc) du moment : Fedora Core 4.
# Mon choix du moment : Fedora Core 4 (amha)
Posté par jayp . En réponse au journal Distros "Grand publique" == Pas au point. Évalué à 4.
D'un côté, tu trouves que Kubuntu est une distribution valable et, plus loin, tu critiques la "superbe politique de Debian (sic!)" où "on se retrouve avec une liste de logiciels assez restreinte et +/- à jour".
1. Kubuntu <> Debian
Déjà, comme d'autres l'on dit précédemment, la liste de paquets disponibles dans Kubuntu ne doit pas être intimement liée à celle de Debian, les deux projets étant différent (bien que l'un - kubuntu - devrait se baser sur l'autre - debian - ok).
2. Nombre de paquets disponible dans Debian
Si tu prends la liste des paquets Debian disponibles dans la version stable (http://packages.debian.org/stable/allpackages.en.txt.gz ), tu verras que chaque ligne (sauf les 6 premières) contient chacune le nom et la description succinte d'un paquet. Comptons le nombre de lignes = le nombre de paquets : "wc -l wc -l allpackages.en.txt" ---> 16857 lignes. Y'a de quoi avoir du choix ...
3. Choix des critères de sélection
Personnellement, dans ton "devoir", tes choix de critères, j'aurais plutôt indiqué :
- distribution valable, càd. qui n'est pas une distribution dont le développement risque d'être interrompu pour de longues périodes (genre projet d'étude)
- ressources abondantes (gestionnaire de paquets, forums, docs, etc...), ok
- grande liste de logiciels disponibles facilement (via le gestionnaire de paquets), suite à ta critique
- logiciels assez à jour, suite à ta critique
- facilité d'installation (comme tu l'expliques dans la suite)
- reconnaissance du matériel assez récent (comme tu l'expliques dans la suite)
- desktop +/- prêt à l'utilisation après premier redémarrage (comme tu l'expliques aussi dans la suite)
4. Choix de la distribution
N'ayant jamais utilisé Kubuntu, je ne peux pas te dire si tu as fait le bon choix ou pas, considérant tous ces critères. Par contre, ayant utilisé certaines autres distributions, je peux dire que bien d'autres correspondent à tous ces critères ! Les deux dernières que j'ai vraiment bien usée : la SuSE (si préférence pour KDE) ou la Fedora Core (si préférence pour Gnome).
Avec ces deux distributions au-moins, l'installation se passe sans soucis (le partitionnement du disque aussi), le processus d'installation consiste +/- à :
- cliquer sur le bouton "Suivant" avec la souris
- entrer le mot de passe root et les infos sur au-moins 1 utilisateur
- choisir le type d'installation (serveur, desktop, minimal, etc. ; on peut, si on le souhaite, passer par une étape optionnelle de choix individuel des logiciels à installer)
Et je suis sûr que d'autres distributions correspondent aux critères évoqués au point précédent ...
5. Installation de logiciels additionnels après celle de l'OS
Pour ma part, je trouve au contraire que les systèmes Linux ont su se doter de systèmes d'installation de logiciels performants. D'accord, ils varient d'une famille de distributions à l'autre (bases rpm, deb, etc.). D'accord, les outils graphiques sont souvent/parfois différents d'une distribution à l'autre. D'accord, on trouvera toujours un logiciel ou un de ses dernières versions qui n'est pas encore incluse dans la liste d'installation ou n'est pas en paquetage adéquat. Mais, une fois un outil utilisé 1 ou 2 fois, c'est toujours la même chose pour les fois suivantes.
Par rapport aux principaux systèmes d'exploitations "concurrents" sur le bureau, l'installation d'autres logiciels présentent quasi-toujours des interfaces différentes (même parfois chez un même éditeur !). Le nouvel utilisateur chez qui tu installes un nouveau système propriétaire te voit aussi lutter avec la pile de CDs des différents logiciels que tu dois installer (certains piratés, d'autres non ; à ce moment, il a la facture des logiciels sur ses bras), tu dois allez en chercher d'autres sur le net, cliquer de manière hystérique sur des boutons avec des choix à chaque fois différents. Et, si chacun de nous se rappelle sa dernière installation d'un OS propriétaire pour un tiers, sans notre aide, je pense qu'on peut sans peine imaginer que ce tiers "aurait abandonné assez rapidement et ce, malgré lui".
6. Peaufinage d'installation et temps passé dessus.
Pour des utilisateurs novices, les autres systèmes d'exploitation ne sont pas non plus si accessibles que çà. Il y a toujours un certain nombre de "pré-requis" à assimiler. Et c'est la même chose pour les utilisateurs avancés changeant de système d'exploitation.
GNU/Linux, MS-Windows, Mac OSX, ... même combat :
- accessibilité pour un novice à améliorer et toujours un temps d'adaptation même pour un utilisateur avancé
- les options et choix par défaut sont parfois contestables (même souvent immuables dans le cas d'OS propriétaires)
- quel standard ? Les "guidelines" d'interfaces homme-machine sont différentes pour chaque bureau, il n'y a pas de standard dans ce domaine (du moins, je ne pense pas). Au-moins, GNU/Linux (et MacOSX, dans une certaines mesure) respectent certaines normes (POSIX, LSB, etc.) qui font que le changement d'une distribution à l'autre, d'un système de fenêtrage à l'autre pose moins de problème
- et va expliquer comment configurer (ne parlons même pas d'affiner) son OS propriétaire, je te souhaite bonne chance ! (Je parle bien de configuration, pas d'installation d'un plug-in pour messagerie instantannée qui joue un chant tyrolien chaque fois qu'on tape "salut Jean !")
Dans mon expérience personnelle récente (sur une machine vide) :
- installation de SuSE ou Fedora Core : environ 2 ou 3 heures (maximum) et je peux travailler (taper un texte, modifier une image, imprimer ou envoyer par mail)
- installation de MS-Windows : environ 1 journée (pour trouver les pilotes sur le web, installer la pile de CD/DVD, etc.) avant de pouvoir être productif !
7. Conclusions
Pour toutes les raisons évoquées plus haut, je réitère mon choix (personnel, donc) du moment : Fedora Core 4.