> mais bon on peut pas dire que le grossiste et le distributeur (surtout
> dans une musique online) fait un boulot qui mérite 20 à 40 % ! (part
> moyenne de ces organisme dans la vente de cd classiques)
Pour la distribution, des parts (je ne parle pas de bénéfices mais de différence entre le prix et le cout) de 20% sont très loin d'être rares. Ce n'est en rien spécifique au disque.
> Un producteurs de clips ne touche rien à chaque fois qu'est diffusé
> son clip. Il est payé une fois pour toute par la maison de disque (bien
> qu'ils voudraient changer ca), pourtant ils font aussi de "l'art".
> Quand aux autres (conseiller, consultant ...) ils sont la plupart du
> temps "salariés" (enfin déja payé), donc leur rénumération ne se
> fait pas suivant le nombre de vente forcément.
Oui mais justement, tous tes salariés actuellement ils sont payés par la maison de disque qui, en allouant des ressources, fait grosso modo une avance sur ce qu'elle espère récupérer.
Abvec le super système de la rémunération directe à l'artiste, qui va les payer ? et surtout qui va faire l'investissement avec le risque associé ?
Ta jolie formule elle est jolie mais tu crois que l'ingénieur du son ou le comptable vont accepter
- de ne pas avoir de salaire à la fin du mois parce que le chanteur était moisi ? il ont fait leur boulot, qui n'a pas forcément avoir avec les ventes de disque, pas de raison qu'ils ne soient payés que si la musique est bonne
- d'être payés en gros différé ? parce les sous vont arriver bien après la production
Que tu répondes oui ou non ce sont bien les petits artistes qui vont le plus souffrir (soit parce que personne ne voudra prendre le risque de bosser avec eux, soit parce que ce sont eux qui vont se freiner vu l'investissements et les risques).
Que vont-ils faire ? une fois passée l'étape du "je produis seul dans le garage", ils vont passer par des sociétés dont la production est le métier.
Ces sociétés vont naturellement vouloir prendre leur financement à la source (vu que ce sont elles qui prennent les risques et assument le coté financier), elles vont donc demander la gestion des droits patrimoniaux des oeuvres (ce que l'artiste va leur donner vu qu'il a besoin des services de production). Ce sont elles qui vont donc recevoir les droits d'auteur et les taxes associées.
Sur ces droits d'auteur elles vont prendre une partie pour leur fonctionnement, une partie pour leur marge, et une partie pour payer les divers intervenants (les salariés dont tu parles).
Elles avancent l'argent et gèrent le risque. Sur ces droits d'auteurs on va donc retirer une partie pour compenser l'avance sur recettes qui a financé la production.
Elles vont aussi ponctionner un peu plus pour compenser les loupés, c'est à dire la prise de risque. Pour limiter les risques sur les productions réussies ou considérées comme en adéquation avec la demande, il va y avoir de la promotion et publicité, qui sera aussi financée sur les droits perçus.
Restera une partie, certainement pas la plus importante, qui ira à l'individu "artiste" lui même, ou au groupe en question.
L'auteur lui aurait du faire tout ça lui même, c'est difficile, il faut une grosse assise financière, mais surtout c'est un boulot monstre qui n'est pas le sien. Il va probablement accepter les conditions de la société de production : même si elles ne sont pas idéales, elles sont meilleures que "faire tout tout seul".
Maintenant tu te rappelles que ces sociétés de production actuellement tu les appelles "major du disque" et tu viens me dire ce que ça va changer sur le financement des auteurs cette superbe taxe, et pourquoi en collectant via des taxes et non via des ventes ça changera quoi que ce soit au montant payé par les utilisateurs.
Certes, il y aura certainement beaucoup plus d'auto-production, surtout pour les débuts des artistes. Mais globalement au lieu d'être payés par les ventes de disque les société de production seront payées par la taxe. Il est peu probable que leur % change énormément, ni que l'auteur gagne d'un coup beaucoup plus.
[^] # Re: Prix Hard Discount ?
Posté par Éric (site web personnel) . En réponse au journal [DADVSI]Une solution à proposer aux députés ?. Évalué à 2.
> dans une musique online) fait un boulot qui mérite 20 à 40 % ! (part
> moyenne de ces organisme dans la vente de cd classiques)
Pour la distribution, des parts (je ne parle pas de bénéfices mais de différence entre le prix et le cout) de 20% sont très loin d'être rares. Ce n'est en rien spécifique au disque.
> Un producteurs de clips ne touche rien à chaque fois qu'est diffusé
> son clip. Il est payé une fois pour toute par la maison de disque (bien
> qu'ils voudraient changer ca), pourtant ils font aussi de "l'art".
> Quand aux autres (conseiller, consultant ...) ils sont la plupart du
> temps "salariés" (enfin déja payé), donc leur rénumération ne se
> fait pas suivant le nombre de vente forcément.
Oui mais justement, tous tes salariés actuellement ils sont payés par la maison de disque qui, en allouant des ressources, fait grosso modo une avance sur ce qu'elle espère récupérer.
Abvec le super système de la rémunération directe à l'artiste, qui va les payer ? et surtout qui va faire l'investissement avec le risque associé ?
Ta jolie formule elle est jolie mais tu crois que l'ingénieur du son ou le comptable vont accepter
- de ne pas avoir de salaire à la fin du mois parce que le chanteur était moisi ? il ont fait leur boulot, qui n'a pas forcément avoir avec les ventes de disque, pas de raison qu'ils ne soient payés que si la musique est bonne
- d'être payés en gros différé ? parce les sous vont arriver bien après la production
Que tu répondes oui ou non ce sont bien les petits artistes qui vont le plus souffrir (soit parce que personne ne voudra prendre le risque de bosser avec eux, soit parce que ce sont eux qui vont se freiner vu l'investissements et les risques).
Que vont-ils faire ? une fois passée l'étape du "je produis seul dans le garage", ils vont passer par des sociétés dont la production est le métier.
Ces sociétés vont naturellement vouloir prendre leur financement à la source (vu que ce sont elles qui prennent les risques et assument le coté financier), elles vont donc demander la gestion des droits patrimoniaux des oeuvres (ce que l'artiste va leur donner vu qu'il a besoin des services de production). Ce sont elles qui vont donc recevoir les droits d'auteur et les taxes associées.
Sur ces droits d'auteur elles vont prendre une partie pour leur fonctionnement, une partie pour leur marge, et une partie pour payer les divers intervenants (les salariés dont tu parles).
Elles avancent l'argent et gèrent le risque. Sur ces droits d'auteurs on va donc retirer une partie pour compenser l'avance sur recettes qui a financé la production.
Elles vont aussi ponctionner un peu plus pour compenser les loupés, c'est à dire la prise de risque. Pour limiter les risques sur les productions réussies ou considérées comme en adéquation avec la demande, il va y avoir de la promotion et publicité, qui sera aussi financée sur les droits perçus.
Restera une partie, certainement pas la plus importante, qui ira à l'individu "artiste" lui même, ou au groupe en question.
L'auteur lui aurait du faire tout ça lui même, c'est difficile, il faut une grosse assise financière, mais surtout c'est un boulot monstre qui n'est pas le sien. Il va probablement accepter les conditions de la société de production : même si elles ne sont pas idéales, elles sont meilleures que "faire tout tout seul".
Maintenant tu te rappelles que ces sociétés de production actuellement tu les appelles "major du disque" et tu viens me dire ce que ça va changer sur le financement des auteurs cette superbe taxe, et pourquoi en collectant via des taxes et non via des ventes ça changera quoi que ce soit au montant payé par les utilisateurs.
Certes, il y aura certainement beaucoup plus d'auto-production, surtout pour les débuts des artistes. Mais globalement au lieu d'être payés par les ventes de disque les société de production seront payées par la taxe. Il est peu probable que leur % change énormément, ni que l'auteur gagne d'un coup beaucoup plus.