Certes l'article met en avant les différents gaspillages qui existent dans l'administration, et les incohérences. Mais faut faire attention à ne pas le prendre non plus au pied de la lettre. C'est un article d'économiste qui regarde le problème à partir de chiffre.
Exemple : l'éducation. Depuis 1990, le budget de l'Education nationale a progressé de 25 %, le nombre d'enseignants, de 7 %, quand celui des élèves baissait de 550 000. Ce qui n'empêche pas le système de produire 10 % d'illettrés et de lâcher chaque année dans la nature 160 000 jeunes sans formation.
Quand on parle d'augmentation du budget de l'EN, il faut penser au contexte. Si on me dit, l'EN a beaucoup de moyens, on va leur donner 25% en plus, je me demande à quoi ça sert. Si on me dit, l'EN n'a pas de moyen, il lui faudrait 50% en plus, et qu'on lui donner 25%, ça ne veut plus dire la même chose.
Quand j'étais au collège et au lycée dans les années 80-90, les classes ne dépassaient pas 28 élèves. Maintenant, on peut trouver des classes de 35 élèves. Maintenant quand on me dit que le nombre d'enseignant augmente de 7%, si c'est pour avoir des classes de 28 élèves, je trouve ça normal. Si c'est pour que les enseignants passent de 18h à 15h par semaine, je ne trouve pas ça normal.
En résumé : les chiffres, c'est bien beau, mais on peut leur faire dire tout et n'importe quoi. L'article cite beaucoup de chose sans réexpliquer le contexte. Tous les sujets traités sont compliqués et difficiles, les réduire chacun à deux phrases ne te montre pas tout.
Je ne nie pas qu'il faille dans certains endroits changer les mentalités et les habitudes pour pouvoir faire des économies (par exemple, en fin d'année le sport national est de dépenser son budget restant pour avoir la même chose l'année d'après !). Mais il ne faut pas crier au loup pour tout.
[^] # Re: Ma mise au point
Posté par Matthieu . En réponse au journal La SNCF et les privileges.... Évalué à 3.
Certes l'article met en avant les différents gaspillages qui existent dans l'administration, et les incohérences. Mais faut faire attention à ne pas le prendre non plus au pied de la lettre. C'est un article d'économiste qui regarde le problème à partir de chiffre.
Exemple : l'éducation. Depuis 1990, le budget de l'Education nationale a progressé de 25 %, le nombre d'enseignants, de 7 %, quand celui des élèves baissait de 550 000. Ce qui n'empêche pas le système de produire 10 % d'illettrés et de lâcher chaque année dans la nature 160 000 jeunes sans formation.
Quand on parle d'augmentation du budget de l'EN, il faut penser au contexte. Si on me dit, l'EN a beaucoup de moyens, on va leur donner 25% en plus, je me demande à quoi ça sert. Si on me dit, l'EN n'a pas de moyen, il lui faudrait 50% en plus, et qu'on lui donner 25%, ça ne veut plus dire la même chose.
Quand j'étais au collège et au lycée dans les années 80-90, les classes ne dépassaient pas 28 élèves. Maintenant, on peut trouver des classes de 35 élèves. Maintenant quand on me dit que le nombre d'enseignant augmente de 7%, si c'est pour avoir des classes de 28 élèves, je trouve ça normal. Si c'est pour que les enseignants passent de 18h à 15h par semaine, je ne trouve pas ça normal.
En résumé : les chiffres, c'est bien beau, mais on peut leur faire dire tout et n'importe quoi. L'article cite beaucoup de chose sans réexpliquer le contexte. Tous les sujets traités sont compliqués et difficiles, les réduire chacun à deux phrases ne te montre pas tout.
Je ne nie pas qu'il faille dans certains endroits changer les mentalités et les habitudes pour pouvoir faire des économies (par exemple, en fin d'année le sport national est de dépenser son budget restant pour avoir la même chose l'année d'après !). Mais il ne faut pas crier au loup pour tout.