• [^] # Re: Hou bah...

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal 1ere version publique de K-Blog. Évalué à 7.

    Hmmm moi ça me fait plus penser à des gens qui se complaisent dans la déprime.
    Du genre j'ai des problèmes (c'est un fait et on ne peut pas le renier), mais je fais rien pour les surmonter au contraire, je m'enfonce bien dedans !


    Je ne sais pas à quel "niveau" de déprime la copine se trouve, mais tes paroles sont un peu trop facile à dire à quelqu'un qui serait dans la dépression. Il faut savoir que la dépression (qui est une maladie comme il a été rappelé) fait que le malade n'est pas dans un état apte à combattre sa maladie. Il ne se complait pas dans la déprime : il n' y peut plus grand chose à partir d'un certain stade. Il n'arrive tout simplement pas à se remettre tout seul sur la bonne pente. Il sait la plupart du temps qu'il est mal, qu'il faudrait qu'il s'en sorte, mais il n'en a pas la volonté, ni les moyens "psychologique" (en gros, la maladie lui enlève sa volonté d'agir, ses moyens). Une éspèce de cocon se crée autour de lui malgré lui qui l'isole un peu plus de son entourage et le force à se renfermer sur lui même (et ça fait boule de neige...)

    Pour guérir d'une dépression, c'est un travail de longue haleine. Il faut être soutenu par son entourage, trouver les causes du mal-être, essayer d'éliminer ces causes, ce qui est rarement évident, car une dépression arrive souvent aprés l'accumulation de problèmes (disparition d'un proche, problème d'argent, de famille, situation précaire, entourage stressant, ou autre..). Et aller voir bien entendu des medecins (thérapie + medicaments qui aide à être dans un état "normal" le temps de faire ce travail sur soi)..

    L'une des clés de la guérison (mais elle n'est pas universelle non plus, chaque cas étant différent), est de ne pas complaire le malade dans sa maladie. Il faut le soutenir pas seulement par la parole, mais surtout par l'action. Il faut le forcer à faire des choses, à briser ce cocon malsain (même si il n'est pas d'accord, mais de toute façon un dépressif est rarement d'accord avec quoi que ce soit) : sorties, activités, résoudre ses éventuels problèmes etc.. Bref, tout ce qui peut lui changer les idées et améliorer son quotidien. Le gaver d'antidepresseur et/ou lui dire simplement "je suis avec toi" ou "regarde, le ciel est bleu, les oiseaux change, la vie est belle !", est rarement suffisant. (voir provoquer inconsciement l'effet inverse : "si il est avec moi, si la vie est belle, pourquoi devrais-je améliorer mon sort ?" et le malade reste dans sa spirale infernale).


    Enfin bon, c'est hyper compliqué tout ça et y a pas de remède miracle malheureusement.