Il y a bien longtemps que je ne me préoccupe plus du PS, fatigué de leurs guéguerres instestines, comme tu dis. Et persuadé qu'ils (les majors du parti) sont beaucoup plus préoccupés, eux, par leur carrière. Et puis que dire et penser de leur silence étourdissant depuis de très longs mois face à la politique menée par les gouvernements de Chirac ?
Tout le monde le sait: qui ne dit mot, consent !
Et non, ce n'est pas un simple adage. C'est une triste réalité.
Cela dit, pour en revenir au bon coup de balai, je ne sais combien nous sommes à vouloir le donner, mais quand je vois que nous n'étions pas plus de 20 000 à manifester samedi 19 Novembre pour le maintien du service Public, je me dis que décidément, on a pas fini d'en chier ! Et que la politique actuelle ou celle que pourrait faire le PS n'est pas prête de s'arrêter.
Je précise qu'il s'agissait de manifester pour le maintien du service public. On en est même plus à savoir s'il faut ou non amender le service public. Mais à savoir s'il faut le liquider définitivement ou non.
Une menifestation de 20 000 personnes me semble un très bon plaidoyer pour l'anéantissement total du service public.
En voilà un bon coup de balai !
Et tout ça avec l'approbations de l'immense majorité des français. Et surtout de celle de ceux qui sont contre sa disparition pure et simple mais qui ont apparamment bien mieux à faire que de se mobiliser pour dire combien ils ne sont pas d'accord.
Car on ne me fera pas croire qu'il n'y a que 20 000 personnes en france qui sont pour le maintien du service public.
Je peux entendre qu'on veuille le reformer. L'amender. Mais le supprimer !
Je ne parle du service public que pour prendre un exemple. Et parce qu'il est un sujet d'actualité. Je ne souhaite pas engendrer de débat ou polémique sur le bien fondé de ce dernier.
L'apathie générale, la démobilisation des français, doivent être absolument considérées comme un acte. Ne rien dire, ne rien faire, c'est bien plus que ne dire ou faire rien ! C'est aussi dire aux politiques, faites bien ce que vous voulez, je m'en bats les couilles.
"Ha ! tu t'en bats les couilles ! Et bien, je puis t'assurer que ce n'est pas tomber dans l'oreille d'un sourd !"
Je crois que cela résume très vraissemblablement ce que doivent penser les hommes au pouvoir.
C'est en tout exactement ce que j'entendrais si j'étais à leur place.
Le renoncemement, la démission, sont la pire victoire que l'on puisse leur offrir !
Et nous là leur offrons sur un plateau d'argent.
Il n'est pas difficile de se rendre compte du nombre très important de gens qui semblent peu ou très insatisfaits. Les blogs, les forums, les commentaires qui suivent les articles, sont archi truffés de revendications, d'expression de mécontentements. Et ce n'est déjà pas rien. C'est surtout un signe de l'état général des troupes.
Oui mais voilà: tout mécontent que nous soyons, nous sommes totalement désabusés, demotivés, désenchantés, démobilisés.
Alors espérer que quoi que soit ne bouge me semble relever d'une naïveté hallucinante.
Non, mais franchement: nous, on est là, comme des larves, à se laisser marcher dessus. A tout critiquer, mais à ne surtout, surtout rien faire. Et on ose attendre de ceux qui se bougent le cul, qu'ils le fassent pour nous. Et qui plus est, pour le bien commun. Ha ! mais je rêve.
Non. Soyons sérieux !
Ce qui m'apparaît terrifiant, c'est que parti comme c'est parti, il va falloir que la situation socio-économique des français se dégrade bien d'avantage pour que nous nous décidions enfin à agir.
En clair qu'une majorité de français se retrouve dans la même situation que celle des gens qui habitent les banlieux. Et qui, excédés et insultés, finissent par brûler 5 000 voitures.
Notre propre histoire nous enseigne que nous avons une capacité énorme à encaisser les pires situations, les pires humiliations. Mais qu'en même temps, à un moment, trop c'est trop. Cela n'est donc pas sans fin. Oui, mais voilà, tout le monde connaît la fin: le bain de sang.
Peut-être un jour, montrerons-nous, que nous apprenons quelque chose de notre propre histoire ?
Ce jour, pour moi, ne semble pas venu.
Et je tremble pour nos enfants.
# un bon coup de balai quoi ! hum....
Posté par pirouette_07 . En réponse au journal [Hors sujet] politique. Évalué à 3.
Il y a bien longtemps que je ne me préoccupe plus du PS, fatigué de leurs guéguerres instestines, comme tu dis. Et persuadé qu'ils (les majors du parti) sont beaucoup plus préoccupés, eux, par leur carrière. Et puis que dire et penser de leur silence étourdissant depuis de très longs mois face à la politique menée par les gouvernements de Chirac ?
Tout le monde le sait: qui ne dit mot, consent !
Et non, ce n'est pas un simple adage. C'est une triste réalité.
Cela dit, pour en revenir au bon coup de balai, je ne sais combien nous sommes à vouloir le donner, mais quand je vois que nous n'étions pas plus de 20 000 à manifester samedi 19 Novembre pour le maintien du service Public, je me dis que décidément, on a pas fini d'en chier ! Et que la politique actuelle ou celle que pourrait faire le PS n'est pas prête de s'arrêter.
Je précise qu'il s'agissait de manifester pour le maintien du service public. On en est même plus à savoir s'il faut ou non amender le service public. Mais à savoir s'il faut le liquider définitivement ou non.
Une menifestation de 20 000 personnes me semble un très bon plaidoyer pour l'anéantissement total du service public.
En voilà un bon coup de balai !
Et tout ça avec l'approbations de l'immense majorité des français. Et surtout de celle de ceux qui sont contre sa disparition pure et simple mais qui ont apparamment bien mieux à faire que de se mobiliser pour dire combien ils ne sont pas d'accord.
Car on ne me fera pas croire qu'il n'y a que 20 000 personnes en france qui sont pour le maintien du service public.
Je peux entendre qu'on veuille le reformer. L'amender. Mais le supprimer !
Je ne parle du service public que pour prendre un exemple. Et parce qu'il est un sujet d'actualité. Je ne souhaite pas engendrer de débat ou polémique sur le bien fondé de ce dernier.
L'apathie générale, la démobilisation des français, doivent être absolument considérées comme un acte. Ne rien dire, ne rien faire, c'est bien plus que ne dire ou faire rien ! C'est aussi dire aux politiques, faites bien ce que vous voulez, je m'en bats les couilles.
"Ha ! tu t'en bats les couilles ! Et bien, je puis t'assurer que ce n'est pas tomber dans l'oreille d'un sourd !"
Je crois que cela résume très vraissemblablement ce que doivent penser les hommes au pouvoir.
C'est en tout exactement ce que j'entendrais si j'étais à leur place.
Le renoncemement, la démission, sont la pire victoire que l'on puisse leur offrir !
Et nous là leur offrons sur un plateau d'argent.
Il n'est pas difficile de se rendre compte du nombre très important de gens qui semblent peu ou très insatisfaits. Les blogs, les forums, les commentaires qui suivent les articles, sont archi truffés de revendications, d'expression de mécontentements. Et ce n'est déjà pas rien. C'est surtout un signe de l'état général des troupes.
Oui mais voilà: tout mécontent que nous soyons, nous sommes totalement désabusés, demotivés, désenchantés, démobilisés.
Alors espérer que quoi que soit ne bouge me semble relever d'une naïveté hallucinante.
Non, mais franchement: nous, on est là, comme des larves, à se laisser marcher dessus. A tout critiquer, mais à ne surtout, surtout rien faire. Et on ose attendre de ceux qui se bougent le cul, qu'ils le fassent pour nous. Et qui plus est, pour le bien commun. Ha ! mais je rêve.
Non. Soyons sérieux !
Ce qui m'apparaît terrifiant, c'est que parti comme c'est parti, il va falloir que la situation socio-économique des français se dégrade bien d'avantage pour que nous nous décidions enfin à agir.
En clair qu'une majorité de français se retrouve dans la même situation que celle des gens qui habitent les banlieux. Et qui, excédés et insultés, finissent par brûler 5 000 voitures.
Notre propre histoire nous enseigne que nous avons une capacité énorme à encaisser les pires situations, les pires humiliations. Mais qu'en même temps, à un moment, trop c'est trop. Cela n'est donc pas sans fin. Oui, mais voilà, tout le monde connaît la fin: le bain de sang.
Peut-être un jour, montrerons-nous, que nous apprenons quelque chose de notre propre histoire ?
Ce jour, pour moi, ne semble pas venu.
Et je tremble pour nos enfants.
Pascal