Comme beaucoup l'ont déjà dit, les histoires de classes d'adresses ça n'existe plus depuis environ 10 ans. Ça me choque un peu que l'on puisse encore enseigner ça aujourd'hui, même si c'est vrai qu'on emploie encore ces termes par abus de langage... Aujourd'hui on utilise du routage dit classless (sans classes, dit CIDR) et le nombre de bits désignant le réseau dans une adresse IPv4 est noté explicitement, par exemple 192.168.0.1/24 au lieu de juste noter 192.168.0.1 et de laisser deviner que c'est une classe C, donc 24 bits de réseau. Plus aucun équipement ne traite du classful, même si c'est toujours utile de connaître la notion car c'est vrai que l'on en retrouve encore des traces, par exemple dans l'affichage que renvoient certaines commandes sur les routeurs Cisco.
Ensuite la ressource d'adressage IP est gérée de nos jours par l'IANA/ICANN qui en délègue de grosses plages (des /8 en IPv4) à ce que l'on appelle les RIR (RIPE NCC en Europe) qui elles-mêmes en délèguent des tranches plus petites aux opérateurs ou fournisseurs d'accès.
Free dispose de plusieurs blocs d'adresses. Le RIPE fournit à Free autant d'adresses que nécessaire, puisque tant que l'on peut justifier d'un besoin on peut obtenir des adresses (et il en reste encore pour quelques temps...).
Du temps du RTC et des connexions intermittentes, on utilisait des adresses IP tournantes pour limiter le gaspillage, ce qui permettait d'avoir moins d'adresses que de clients. Aujourd'hui pour l'ADSL et ses connexions permanentes je pense que tout le monde provisionne 1 adresse pour 1 client, même si l'usage est resté d'attribuer des adresses tournantes (c'est de moins en moins vrai d'ailleurs, on s'achemine doucement vers le retour de l'adresse IP fixe - cf. Free).
Des adresses IPv4 il en reste, grâce notamment au CIDR qui a permit de ralentir le gaspillage en atribuant des plages mieux ajustées et plus conformes aux besoins. Mais on finira par arriver au bout c'est sûr. Tout le jeu est de faire en sorte qu'à ce moment là que l'essentiel de l'Internet soit accessible en IPv6.
# Quelques éléments
Posté par Guillaume G. . En réponse au journal Bloc d'adresses IP proxad. Évalué à 5.
Comme beaucoup l'ont déjà dit, les histoires de classes d'adresses ça n'existe plus depuis environ 10 ans. Ça me choque un peu que l'on puisse encore enseigner ça aujourd'hui, même si c'est vrai qu'on emploie encore ces termes par abus de langage... Aujourd'hui on utilise du routage dit classless (sans classes, dit CIDR) et le nombre de bits désignant le réseau dans une adresse IPv4 est noté explicitement, par exemple 192.168.0.1/24 au lieu de juste noter 192.168.0.1 et de laisser deviner que c'est une classe C, donc 24 bits de réseau. Plus aucun équipement ne traite du classful, même si c'est toujours utile de connaître la notion car c'est vrai que l'on en retrouve encore des traces, par exemple dans l'affichage que renvoient certaines commandes sur les routeurs Cisco.
Ensuite la ressource d'adressage IP est gérée de nos jours par l'IANA/ICANN qui en délègue de grosses plages (des /8 en IPv4) à ce que l'on appelle les RIR (RIPE NCC en Europe) qui elles-mêmes en délèguent des tranches plus petites aux opérateurs ou fournisseurs d'accès.
Free dispose de plusieurs blocs d'adresses. Le RIPE fournit à Free autant d'adresses que nécessaire, puisque tant que l'on peut justifier d'un besoin on peut obtenir des adresses (et il en reste encore pour quelques temps...).
Du temps du RTC et des connexions intermittentes, on utilisait des adresses IP tournantes pour limiter le gaspillage, ce qui permettait d'avoir moins d'adresses que de clients. Aujourd'hui pour l'ADSL et ses connexions permanentes je pense que tout le monde provisionne 1 adresse pour 1 client, même si l'usage est resté d'attribuer des adresses tournantes (c'est de moins en moins vrai d'ailleurs, on s'achemine doucement vers le retour de l'adresse IP fixe - cf. Free).
Des adresses IPv4 il en reste, grâce notamment au CIDR qui a permit de ralentir le gaspillage en atribuant des plages mieux ajustées et plus conformes aux besoins. Mais on finira par arriver au bout c'est sûr. Tout le jeu est de faire en sorte qu'à ce moment là que l'essentiel de l'Internet soit accessible en IPv6.